Membres

samedi 24 septembre 2016

Voilà la solution

A toi qui es trop beau, miroir pour seul ami,
Ou ne peut supporter, ce visage ennemi.
Toi qui n'as que tes muscles à montrer, tu le sais,
Tu haïras l'hiver quand les bras sont couverts.
Tu es intelligent, chercheras à briller,
Mais si ne l'étant pas, c'est l'ombre qu'il te faudrait.
Peut-être parles-tu toutes les langues du monde,
Mais sais-tu reconnaître un vrai coeur qui s'effondre?
Tu gagnes plein d'argent, n'es jamais satisfait,
Sans cesse comparer, besoin de dominer, 
Ou bien tu as trop peu, s'en suit la frustration,
Voici ton idéal, faire la révolution.
Où ton regard se pose, il n'y a qu'injustice,
La vie n'est pas un jeu, elle peut sembler supplice.
En un mot tout va mal, il faut changer tout çà,
Pas assez ou bien trop, l'équilibre ne va pas.
Il faut un responsable, un bureau où se plaindre,
Ton visage se durcit, c'est à force de geindre.
Regarde bien en fait, si bonheur est ton but,
Comment bien ajuster qui convient à ta vue.
Crois-tu que soit possible, que chacun ait son compte,
Sa demande entendue, son histoire devienne conte?
Un enfant qui croirait qu'il n'y a que cadeau,
Gautama qui a cru que le monde était beau.
Peu importe l'apparence, tout ce que tu possèdes,
Toujours plus est un frein, une chaîne pour le faible.
Ferme les yeux et ressens ce qui vit, qui tu es,
Accepte l'inévitable, c'est la réalité,
Si tu cherches le calme, lâche la volonté,
C'est simple, ne rien faire, tout mouvement arrêter.
Laisse agir le monde, ces pantins s'agiter,
Chacun pris dans sa ronde, prêts à se chamailler.
S'arrêter est facile, freiner un peu plus long,
Débrancher tous les fils, voilà la solution.
 Découvrir cette présence, cette absence de bruit,
Vivre enfin le silence, dans la paix, réuni.

Aucun commentaire: