vendredi 27 novembre 2009

Pour Fish Fish

Elle ne voit que l'horizon!

un peu d'intimité

C'est d'abord ce bleu qui m'a arrêté, et puis il y avait ces mots sur la vitrine...

jeudi 26 novembre 2009

Moteur, on tourne...

Je voulais parler du moteur, ce système qui permet de faciliter n'importe quel travail, qui permet d'éviter de la fatigue physique, humaine ou animale...
Cette invention qui appelle à se complexifier, qui permet de faire tout sans plus rien faire, ou si peu, qui se cache derrière tout ce qui passe entre nos mains, ou presque...
Cette invention qui finit par nous rendre dépendant, paresseux, qui nargue le temps, nous fait oublier l'effort, le contact avec les éléments...
Cette invention qui permet la machine, qui a rendu notre monde mécanique, qui nous fait ressembler à des automates, qui nous fait fonctionner si machinalement...
J'arrête là, c'est facile. C'est toujours une question d'équilibre.

Moteur est lié au mot mouvoir du latin movere, motus.
Le sens est mouvement bien sur. En latin sont associés : motor, mobilis, momentum, motivus, et des composés avec des préfixes : amovere, emovere, commovere, promovere...
En français il y a énormément des mots associés à cette idée de mouvement :
Mouvoir, mouvant, émouvoir, émouvant, émotion, promouvoir.
Meuble (un terrain meuble est l'inverse d'un terrain mouvant), qui a donné immeuble, ameublir, et meuble au sens de mobilier. Mais aussi meute, émeute (émoi), mutin (porté à la révolte).
Tous les mots qui contiennent motion : commotion, locomotion, promotion, promoteur, émotion.
Puis moteur et ses dérivés, motrice, moto.
Motif, motivation. Enfin mobile et donc immobile, automobile... Et puis moment.

On peut dire que le mouvement nous éloigne forcément de quelque chose, ne serait-ce que de l'immobilité. Vous voyez que ça va loin (c'est normal puisqu'on s'éloigne)!
Et si on s'éloigne, il faudra bien revenir. Mais revenir où?
Peut-on jamais revenir?
Ne vaut-il pas mieux rester avec le mouvement?
Ne serait-ce qu'un moment?
Immobile...

mercredi 25 novembre 2009

Jésus à l'école

Jésus, qui est à l'école de Nazareth, rentre chez lui avec son bulletin scolaire. Franchement ce n'est pas très bon. Sa mère a déjà vu un mauvais bulletin, et elle n'a rien dit, méditant toutes ces choses dans son coeur. Mais aujourd'hui le plus difficile reste à faire : il faut le montrer à Joseph.
Expéditeur : Ecole Siméon de Nazareth.
Destinataires : Joseph et Marie David
Objet : Bulletin de Jésus
Mathématiques : Ne sait quasiment rien faire, à part multiplier les pains et les poissons.
Sens de l'addition : N'est pas acquis; affirme que son Père et lui ne font qu'un.
Ecriture : N'a jamais ses cahiers et ses crayons; est obligé d'écrire sur le sable.
Géographie : N'a aucun sens de l'orientation; affirme qu'il n'y a qu'un chemin, et qu'il conduit chez son Père.
Chimie : Ne fait pas les exercices demandés; dés qu'on a le dos tourné, transforme l'eau en vin pour faire rigoler ses camarades.
Education physique : Au lieu d'apprendre à nager comme tout le monde, marche sur l'eau.
Expression orale : Grosses difficultés à parler clairement, s'exprime en paraboles.
Ordre : A perdu toutes ses affaires à l'école et déclare, sans honte, qu'il n'a même pas une pierre comme oreiller.
Conduite : Facheuse tendance à fréquenter les étrangers, les pauvres, les galeux, et même les prostituées.
Joseph se dit vraiment que ça ne peut pas durer, qu'il doit prendre des mesures sévères : "Eh bien, Jésus, puisque c'est comme ça, tu peux faire une croix sur tes vacances de Pâques."

lundi 23 novembre 2009

Changer est possible!

video

samedi 21 novembre 2009

Constantes dans la Bible

Lorsque l'on regarde un tant soit peu les passages célèbres de la Bible, on retrouve des constantes : des voyages, des éloignements du lieu de naissance pour un autre lieu meilleur où s'établir, la stérilité ou une descendance nombreuse, des massacres, des séparations, l'adversité, les bergers ou les pâtres (c'est à dire ceux qui gardent un troupeau de moutons), l'eau qui désaltère et nourrit, la soumission, la filiation, la référence au Père ou au Maître, la complicité avec Dieu qui dit ce qu'il faut faire...

Ainsi il y a des parallèles entre Noé, Abraham et Moïse.
Dieu leur parle et leur propose un pacte d'alliance. C'est un voyage initiatique qui passera par une mort symbolique.

Noé, dont le nom signifie : repos ou consolation, est un homme juste et intègre parmi ses contemporains. Mais devant la perversion et la violence des hommes, il lui est proposé de construire une arche en bois pour éviter d'être noyé dans le déluge. Il sera sauvé avec sa famille.

Abraham doit quitter son pays, sa parenté, la maison de son père, pour le pays que doit lui indiquer Yahvé, qui lui promet de faire de lui un grand peuple.
Abram qui signifie : il est noble par son père deviendra Abraham c'est à dire : père d'une multitude.
Il va être confronté à la séparation de ce qui lui est cher, son fils ou plutôt ses fils. D'abord envoyer au désert son premier fils Ismaël né d'une servante Agar. Puis sacrifier son fils Isaac qu'il a eu à 99 ans avec sa femme Sarah elle même ne pouvant plus avoir d'enfant (il y a aussi un autre parallèle avec Marie). On va retrouver dans l'histoire de ces deux fils le buisson et Dieu qui sauve la situation.

Moïse dont le nom signifie : sauvé des eaux est le fils d'Amram ce qui veut dire : ami du grand Dieu.
Il va conduire son peuple à travers le désert vers la Terre promise. Ce fameux Exode, mot signifiant la route en dehors, est tout le symbole du chemin et de ses difficultés.

Je reviendrais sans doute sur des passages en particulier.

vendredi 20 novembre 2009

Quand j'étais enfant

Quand j'étais enfant le bout de la plage me semblait loin
Aujourd'hui le monde me semble petit.
Quand j'étais enfant avoir trente ans me semblait vieux
Aujourd'hui c'est à peine la fin de la jeunesse.
Quand j'étais enfant je n'imaginais pas l'avenir
Aujourd'hui je considère le passé.
Quand j'étais enfant je passais des heures à jouer
Aujourd'hui je me demande à quoi sert de travailler.
Quand j'étais enfant je cherchais la compagnie des filles
Aujourd'hui je suis toujours sensible à l'allure d'une femme.
Quand j'étais enfant un rien me semblait tout
Aujourd'hui c'est tout qui me semble rien.
Quand j'étais enfant... C'était hier
Aujourd'hui... C'est maintenant.