lundi 16 novembre 2009

Concours de présence

"Je me souviens d'une rencontre où les dojos avaient envoyé leurs meilleurs disciples. Ce qui était très intéressant c'est qu'autour de chaque tireur (à l'arc) il y avait trois juges. Le premier comptait les points sur la cible. Le second regardait la forme dans laquelle se trouvait l'homme qui tirait, sa façon d'être là. Le troisième ne regardait que le visage. Et si, au moment de lâcher la corde, ce visage exprimait le désir de réussir ou la crainte d'échouer, le tir ne comptait pas : même si la flèche touchait le centre de la cible! Parce que le tir était impur!"

Graf Durckheim

dimanche 15 novembre 2009

de JCC à JC, mais pas Jésus Christ!

En feuilletant ses carnets d'enfance, Jean Claude Carrière nous disait :
"Parfois j'ouvre ces livres au hasard et lis une page, et j'essaie de mettre en relation ce que je lis et ce que je vis. Souvent il y a une réponse, une corrélation." Ce ne sont pas ses termes exacts, mais c'est l'esprit.
J'aime beaucoup ce genre de jeux, et la vie m'en fait profiter.

Il y a quelques jours j'écrivais des posts sur les pyramides. Je suis tombé juste après sur un reportage à propos d'un architecte ayant tout arrêté pour se consacrer aux mystères de la construction des pyramides. Il a découvert, sur une intuition de son père, des choses que personnes n'avaient vues jusqu'à présent, qui offrent de nouvelles perspectives de compréhension. Je vais sur internet et découvre bien sur plein d'infos à son sujet. Hier après midi, dans la librairie d'occases ou je me rends occasionnellement, je trouve un livre de cet architecte sur le sujet!

En fait je trouve deux autres livres qui m'intéressent. N'ayant pas d'argent devant moi en ce moment, je dois faire un choix. Ce sera "Les leçons de Durckheim" de Jacques Castermane.
Comment peut-on se débarrasser d'un livre comme celui là?
Il nous explique dés le départ comment il rentre en relation avec Graf Durckheim. Une suite de hasard... C'est la vie qui a été le chercher à certains moments.

Pendant les vacances de la Toussaint, il rentre, uniquement parce qu'il pleut, dans une librairie. Il découvre un livre sur le Hara, mot qu'il connaissait à travers l'aikido qu'il pratiquait assidument, mais pas son auteur : Graf Durckheim. Il se met à lire. Quarante quatre pages avant que le libraire lui indique qu'il va fermer! Ce sera son livre de chevet.
La manière dont il va rencontrer Durckheim est encore du même ordre : un pur hasard. Une phrase anodine avec une cliente, un an et demi plus tard, et il apprendra sa venue.
La rencontre fut à la hauteur de ce qu'il ressentait au tréfonds de son être.
C'est le maître allemand qui lui propose de venir à Rütte.
Il s'y rendra deux ans jour pour jour après avoir découvert ce premier livre, c'est à dire le week end de la Toussaint.
La Toussaint c'est la fête des morts, et symboliquement ce n'est sans doute pas anodin que de démarrer cette aventure d'une éventuelle mort à soi même à un tel moment!

J'ai un peu de retard sur le calendrier puisque c'était il ya 15 jours. Mais la rencontre avec le précieux n'a pas d'heure. Et je remercie le ciel qu'une personne se soit débarrassée d'un tel livre.

samedi 14 novembre 2009

Jean Claude Carrière


"Si j'arrête de jouer un jour, je le sens,

Si j'arrête de jouer deux jours, mes amis le sentent,

Si j'arrête de jouer trois jours, le public le sent."

Arthur Rubinstein

J'ai entendu cette phrase hier soir dans une très belle émission sur Jean Claude Carrière, sur la cinq. J'apprécie beaucoup cet homme. Déjà sa voix chaude et calme nous invite à l'écoute. Son parcours est rare, et en découvrant son histoire, on se rend compte que c'est bien une destinée qui commença très jeune, alors qu'il remplissait des carnets d'écriture, d'impressions, de dessins, à peine agé de 12 ans.

Doué certainement mais aussi travailleur, enfin je veux dire curieux, passionné, cultivant son art sans cesse pour ne pas se rouiller. Il est persuadé que l'esprit est paresseux, et qu'il faut l'entrainer en permanence si l'on veut arriver à quelque chose. Bunuel lui proposa des exercices de création, d'observation, pour aiguiser ce potentiel. Il le côtoya 19 ans! Si l'on ne s'entraine plus, cela s'évanouit. D'où cette phrase d'Arthur Rubinstein qu'il a cité.

Tout le monde n'a pas la chance de trouver sa voie pour exprimer pleinement son potentiel, mais cela n'empêche pas de s'exercer à la présence. Rubinstein disait qu'il devait faire 3 heures de piano par jour, pour garder la forme...


Il disait aussi que rien n'est jamais acquis, que c'est toujours fragile.
Créer c'est désapprendre tous les acquis, les convenances, les habitudes, les peurs, disait-il aussi. C'est le message qu'il fait passer aux jeunes.

Ce monsieur a un nom prédestiné, mais il parle très bien, très juste.
Il vit entre Paris, sa maison d'enfance dans l'hérault, et l'Inde où il se rend souvent. Il fréquente le musée Guimet, a écrit un livre sur le Dalaï Lama, a repris le texte du Mahabharata avec Peter Brook. Il fut le scénariste de nombreux films connus. Une belle âme...
L'émission repasse demain matin à 8 H, je vous la conseille, ça fait du bien.

mardi 10 novembre 2009

Donner jusqu'au bout

Je me souviens de ce livre : Les raisins de la colère de Steinbeck...
A la fin, pauvre parmi les pauvres, que dis-je, misérable, après avoir subi les infamies de l'esclavage, de l'injustice, alors qu'il n'y a plus rien à manger, les habits déchirés, sâle, il y a à côté de cette femme qui a vu tant de choses difficiles, un bébé qui pleure et qui n'est pas le sien.
Elle, qui a tout perdu, le prend alors dans ses bras et lui donne le sein...
C'est l'image qui m'est restée. Alors qu'il n'y a plus rien à attendre, elle donne quand même son sein.

A propos des pyramides


La pyramide de Chéops fait 440 coudées de côté, soit 230,50 m avec plus ou moins 20 cm de différence entre chaque côté ce qui est négligeable. La coudée royale égyptienne fait 52,4 cm.
Sa hauteur originelle est de 280 coudées soit 146 m, et l'angle de ses faces ou apothème, est de 51°50.
Ses 4 côtés sont rigoureusement alignés sur les 4 orientations cardinales avec une erreur de 3 minutes c'est à dire quasiment rien à cette échelle.
Enfin la base est entièrement plane à quelques centimètres près.
Déjà on peut admettre la difficulté de cette rigueur constructive, surtout à cette époque, mais on peut se demander s'il n'y a pas des raisons derrière.
Je le dis tout de suite : certains systèmes basés sur les ondes de forme, doivent être orientés rigoureusement et posés à plat pour avoir des effets qui peuvent être mesurés (j'ai eu l'occasion de le vérifier par des tests en aveugle).
Quand on commence à mettre les chiffres en parallèle, on découvre alors pas mal de coincidences :
Le rapport entre l'angle et la demi longueur de la base est égal au nombre d'or : 1,618.
Le rapport entre le demi périmètre et la hauteur est pi : 3,14.
L'aire du niveau de la chambre du roi est égale à la moitié de l'aire de la base.
Le périmètre de la base est égal à la circonférence du cercle dont le rayon est la hauteur de la pyramide.
L'aire de chacune des faces de la pyramide est égale au carré de la hauteur.
Travailler sur ces harmoniques induit des répercussions vibratoires.
Sans aller plus loin sur l'emplacement de ces pyamides par rapport à des axes de la terre en fonction des terres immergées ou de certains liens avec des étoiles, on peut quand même s'étonner de la précision de ces mesures surtout lorsqu'il faut imaginer le poids des blocs de pierre et leur manipulation pour les mettre en oeuvre.
A moins qu'ils aient eu d'autres moyens...

lundi 9 novembre 2009

Une histoire de pierres


Voyage au pays des pharaons, parmi les temples égyptiens, et navigation sur le Nil...
Sans doute l'un des lieux touristiques les plus courus au monde.
Nous étions partis avec un groupe de personnes intéressées par l'aspect énergétique de ces lieux, autant dire un voyage à la carte entre personnes "branchées".
Il est vrai que les constructeurs égyptiens de l'époque avaient des connaissances sur l'énergie des lieux et des formes.
Les niveaux vibratoires qui montent ou qui baissent, à quelques mètres près. A certains endroits on se sent attiré vers le ciel, à d'autres s'enfoncer dans la terre. Les courants telluriques sont manipulés, et l'on voit sur les colonnes des signes qui ne laissent aucun doute. Ils avaient des connaissances qui ont été oubliées.
Dans la pyramide de Chéops, après avoir traversé, quasiment rampé par moments, à travers un long couloir étroit, on arrive dans la fameuse chambre du roi. Briefé par notre ami organisateur hyper sensible, j'ai pu sentir l'énergie au dessus du tombeau. J'ai encore les souvenirs de frissons et de froid qui ont saisi mon bras...
Il a été écrit des livres et des livres sur les secrets et les mystères de ces fameuses pyramides. Aujourd'hui je me méfie de tout ça surtout quand c'est de l'à peu près, mais je peux témoigner que ce que l'on appelle les ondes de formes, une énergie lié à la forme et à l'emplacement de cette forme en un lieu précis, a un impact bien réel sur le vivant. Je ne l'ai pas vérifié qu'en Egypte.
Le soir de cette visite peu banale, rentré à l'hôtel, j'allume la télé pour la première fois depuis le début du voyage, et tombe abasourdi sur la nouvelle de la démolition du mur de Berlin. C'était il y a vingt ans exactement. Encore une histoire de pierres...

dimanche 8 novembre 2009

Architecture organique

Ouverture en ogive avec bardage rayonnant.
Même esprit que la photo suivante, mais sur un détail.
On sent un jaillissement et un rayonnement.

Maison créée pour un couple d'artistes dans un petit village hongrois au dessus du Danube. Je trouve qu'il y a à la fois une douceur et de l'élévation. Des fenêtres sur le côté avaient été faites en fonction du lever du soleil selon les solstice et équinoxes.