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vendredi 15 octobre 2021

En tant que je suis

 

Je laisse ma nature humaine se dérouler en accord avec sa destinée,

 quelle qu'elle soit,

je reste en tant que je suis.


Nisagardata Maharaj

samedi 9 octobre 2021

Echec et succès

 

Miller par Moretti

C'est parfois l'échec qui est le meilleur gage de succès,
et souvent un retard s'avère plus utile qu'un progrès.

Henry Miller

mardi 5 octobre 2021

Déjà là

On imagine souvent, et pendant longtemps, ce fut mon cas, que l'aboutissement (ce qui est au bout) d'un cheminement spirituel est forcément ailleurs que là où on est, et loin. Le risque étant que ce bout du bout recule au fur et à mesure qu'on avance, si tenté soit qu'on avance.

Pourtant les enseignements disent que le Soi est déjà là, comme nous sommes déjà nus sous nos vêtements, qu'il faut retirer le voile de l'ignorance (du mental), que le silence a toujours été là, qu'il n'y a rien à ajouter, rien à créer... Il s'agit plutôt de revenir (à soi-même), que d'aller vers (un quelque part inatteignable, et surtout inexistant). Il ne peut pas y avoir de là-bas, d'après, de si, de plus de ceci ou de cela, encore moins d'idées sur, de croyances et autres réconforts de toute sorte. Il n'y a pas à être quelque chose, quelqu'un, ou vouloir ressembler à ... Avant d'être quoique ce soit, il y a être. Juste être, être rien, être vide. Faut-il attendre toute une vie pour être? 

Il est surtout urgent de s'arrêter. Se désencombrer, arrêter de porter le sac de notre histoire, notre passé, tout ce qu'on ne cesse d'entretenir et qui est mort, tout ce qu'on espère, qu'on imagine, mais qui n'a aucune réalité. Soit on en rajoute un peu tous les jours, soit on fait l'inverse, soit on se laisse entraîner, soit on décide que cela ne peut plus durer. 

Il y a plus à perdre qu'à vouloir gagner toujours plus, qu'à gagner en osant perdre. Les plus grands moments sont souvent dans le dénuement, dans la simplicité. La paix ne peut être dans l'accumulation, cela se saurait. Fréquenter le retrait, et avec un peu d'entraînement le silence se laisse approcher, il peut même être vibrant...

lundi 20 septembre 2021

Peindre c'est aimer à nouveau

  


Matisse vu par Henry Miller

« Ma définition de la peinture, c’est qu’elle est une recherche, comme n’importe quel travail créateur. En musique, on frappe une note qui en entraîne une autre. Une chose détermine la suivante. D’un point de vue philosophique, l’idée est que l’on vit d’instant en instant. Ce faisant, chaque instant décide du suivant. On ne doit pas être cinq pas en avant, rien qu’un seul, le suivant. Et si l’on s’en tient à cela, on est toujours dans la bonne voie. »

samedi 11 septembre 2021

La violence appelle la violence

 11 septembre 2001! Ca vous dit quelque chose?

Vingt ans après, les médias nous abreuvent d'émissions, de films, de reportages Evidemment ce fut tellement énorme, je ne vais pas rentrer dans les détails... Mais qu'en est-il depuis? Qu'est-ce qui a changé? Ce pays qui parle tant de liberté, n'a pas arrêté de faire la guerre, de décimer les peuples autochtones, de vivre de l'esclavage, de se battre entre eux, puis de s'expandre, toujours plus, pour imposer ses idées dites libérales aux pays qui se fourvoieraient dans d'autres voies, fomenter des coups d'état pour imposer ses hommes de main et piller les richesses... En guerre continuelle depuis 1620. Il a aussi aidé les Européens lors des deux guerres mondiales, et perdu énormément de soldats. Au total les US ont perdu 1 354 664 soldats, sans parler des pertes indirectes, des drames psychologiques, des vies foutues en l'air.

Est-ce que l'on apprend ça dans les écoles américaines? Et dans les autres? J'en doute. Les US sont les premiers fabricants d'armes au monde et exportateurs. C'est une culture banalisée à travers les western. Quand Joan Baez et Jane Fonda dénonçaient la guerre au Vietnam, elles furent arrêtées, surveillées, traitées de communistes. Quand vous n'êtes pas d'accord avec la politique expansionniste et va t'en guerre, on vous arrête. C'est ça la liberté à l'américaine. 

Après le 11 septembre, invasion de l'Afghanistan, vingt ans de guerre, 2 229 soldats tués, 18 675 blessés, plus les traumatisés, coût : 2 000 milliards de dollars. C'est fou! L'Irak a fait deux fois plus de morts... Sans parler des morts des pays concernés.

Aux Etats Unis les armes sont en vente libre. Le nombre de tués par armes à feu dépassent les 100 personnes par jour, soit 40 000 par an selon les derniers décomptes. Le 11 septembre a fait près de 3 000 victimes, plus les incomptés de la pollution et problèmes respiratoires qui mettent des années à mourir. Alors on fait une minute de silence, on se prosterne devant le drapeau américain, on fait des grandes cérémonies, oui, et après? On n'interdira pas les armes, on n'apprendra pas le respect de la différence, ou la communication non violente qui pourrait être obligatoire dans les écoles. On continuera les films de violence, de meurtres banalisés, d'armes à la ceinture. 

           
  
Etrange ressemblance entre l'état de Floride et un pistolet (ce n'est pas la seule).

Quelle liberté quand des millions de personnes ont été touchées dans leur corps, dans leurs familles, parmi leurs amis? Quelle souffrance plutôt, quelle peur interne, quelle tristesse!

vendredi 3 septembre 2021

I Have a Name

Pas la peine de traduire les images parlent d'elles même.
Si ce n'est pas le rêve américain,
c'est bien l'une des facettes de la réalité...