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lundi 28 septembre 2009

Le syndrome du Titanic


Syndrome : ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie.

Titanic : Paquebot le plus grand jamais construit à l'époque (269 m) qui coula face à un iceberg lors de son premier voyage en avril 1912.

Le syndrome du Titanic fut d'abord un livre de Nicolas Hulot. C'est aujourd'hui un film qui va sortir sur les écrans le 7 octobre prochain.
C'est bien sur une analogie entre ce bateau et notre monde actuel.

Fleuron de la technologie, gigantesque, incoulable, bref que des superlatifs, comme notre hyper technologie actuelle qui rend tout plus facile, plus rapide, plus proche, mais qui nie l'humain et détruit la terre.
La confiance dans un système qui ne prévoit aucune solution de rechange.
Malgré les annonces de risque, le capitaine tarde à tourner le gouvernail, et plus un bateau est grand et lourd, plus il a de l'inertie... Depuis des dizaines d'années des chercheurs, des groupements, des écologistes indépendants, ont prévenu les politiques et tout le monde, mais quasiment personne n'a prêté attention.
Alors que le bateau commencait à couler, l'orchestre continuait à jouer. Aujourd'hui, crise oblige, on soupoudre d'écogestes, mais on n'attend qu'une chose : que la croissance revienne.
Riche ou pauvre, quand on coule, on coule, tout le monde y passe.

Nicolas Hulot était l'invité hier de "Vivement dimanche prochain" chez Michel Drucker.

Bien sur il a parlé de ses "pères", que furent Paul Emile Victor et Théodore Monod, mais il avait invité Pierre Rabhi, dont la rencontre fut déterminante pour lui (voir le livre Graines de possibles). D'ailleurs c'est le seul invité qu'il a embrassé.
Voir Pierre Rabhi développer ses idées à la télé à une heure de grande écoute, c'est quand même quelque chose!

Je trouve que Nicolas Hulot parle très bien, qu'il connait parfaitement son sujet, et surtout qu'au delà d'un discours alarmiste, ou condamnant quiconque, il fait preuve d'écoute, de dialogue, et peut donc s'adresser à n'importe qui car il est indépendant et simple.
Partant d'un constat: la terre a des limites, on ne peut pas continuer ainsi, tous les voyants sont dans le rouge, il faut complètement changer de paradigme, sinon on y passe tous.
Il est trop tard pour prendre des mesurettes, il faut de vrais changements de comportement, et de la part de tous.
Il se sert de sa conviction, de son dynamisme, et d'une audience méritée, pour informer d'une manière tout à fait réaliste, et sans détour.

Mais je voudrais citer certaines phrases de Nicolas :

"A vrai dire je n'ai pas toujours vu le monde tel qu'il est mais plutôt tel que j'avais envie qu'il soit. Trente ans de voyages et d'engagements progressifs forcent le regard et dévoilent une réalité éloignée de mes illusions."

"Le temps est venu de nous regarder tel que nous sommes"?

"L'avenir n'est désespérant que si nous laissons le temps décider à notre place".

"Que chacun accepte de changer son regard sur le monde".

"C'est tout l'enjeu du film : transmettre par l'image une conviction. Donner la conscience de notre inconscience, pour que chacun se convainque lui même que la mutation radicale est inévitable et souhaitable. Et que dés lors elle peut se mettre en marche. Si le syndrome du Titanic est un cri d'alarme, il est aussi un cri d'espoir. Ce cap Horn de l'humanité est paradoxalement l'ultime occasion de nous retrouver autour de la tribu humaine et de redonner du sens au progrès."

Incontestablement il cherche à élever le débat, à être au delà des conflits d'intérêt et de pouvoir.
Il est en avance sur les politiques et les journalistes, mais il passe bien médiatiquement.

Alors que Drucker terminait l'émission en disant qu'il faudrait sans doute s'intéresser au solaire, une énergie inépuisable, Nicolas Hulot a répondu simplement qu'il y avait une autre énergie inépuisable : l'amour...
C'est un humaniste, mais quelque chose me dit qu'il va sans doute plus loin.

Ramesh Balsekar


The understanding happens :
"We cannot not accept what is in the moment".
On arrive à la compréhension :
"Nous ne pouvons pas ne pas accepter ce qui est à l'instant".
Nous venons d'apprendre la mort de Ramesh Balsekar,
relayée par d'autres blogs.
Les grands maîtres disparaissent un jour, c'est normal, c'est la vie.
Leur message est éternel, leur regard aussi.
Soyons à la hauteur de ce qui nous touche chez eux.

samedi 26 septembre 2009

A propos du coeur


Le mot coeur vient d'une racine indoeuropéenne kerd qui a donné en grec kardia et en latin cor, cordis.
Le coeur a deux sens : l'organe et le siège des sentiments.
C'est donc un mot particulier, très étonnant même. A la fois organe vital, et aussi le centre de nous même en tant qu'être au sens le plus profond, le plus mystérieux.
J'ai envie de dire qu'il fait référence à quelque chose qui nous dépasse, d'absolu, dont on a une nostalgie : l'amour. Tout ce qui vient du coeur est lié à l'amour.

Lorsqu'on regarde les dérivés des racines, on trouve : concorde, discorde, accord, désaccord, accorder, miséricorde, cordial, et même record. Ces mots sont à relier avec c(h)orda : corde d'instrument de musique, d'où le mot choeur.
C'est quand même merveilleux de voir cette relation entre un coeur qui vibre à l'unisson de quelque chose, de quelqu'un, et une corde d'instrument qui vibre et transmet un message impalpable. C'est vraiment une vibration au départ, tout ce qu'il y a de plus subtil, et pourtant tellement sensible, compréhensible, au niveau du coeur justement. Accorder un instrument est du même ordre que des personnes qui s'accordent.

D'autres mots sont dérivés comme courage, et donc décourager, courroux.
Et enfin toutes les expressions où il y a le mot coeur : avoir le coeur ouvert, ou fermé, la main sur le coeur, le coeur brisé (de chagrin), être écoeuré, mettre du coeur à l'ouvrage, être un homme de coeur (ou une femme), prendre une chose à coeur, ouvrir son coeur à quelqu'un, avoir le coeur gros, en avoir sur le coeur, avoir le coeur net, à contrecoeur, de bon coeur, avoir le coeur à vif, de coeur à coeur, etc...

Ce qui émane du coeur est une musique qui traduit un état d'être.

vendredi 25 septembre 2009

La vie n'est pas égale

La vie extérieure n'est pas égale, c'est évident.
Certains sont frappés durement ou à répétition (décés, pertes, maladies, soucis financiers...). Parfois on envie ceux pour qui tout semble aller très bien, qui réussissent, qui ont pas mal d'argent.
D'abord on ne sait pas ce qui se passe dans la tête d'un autre par rapport à ce qui lui arrive. On peut être riche et angoissé, pauvre et serein.
Mais pour soi même, que se passe t-il vraiment?
J'ai envie de dire que le risque lorsque tout va bien au dehors, c'est l'endormissement, on ne fait pas d'effort et la conscience est moins aigue.
Lorsque la vie est plus difficile, on se pose plus de questions, on est plus sensible, on souffre sans doute plus mais avec une certaine présence (selon chacun), on est donc plus en contact avec soi même et sans doute aussi avec ce qui nous touche. Ce qui peut nous faire évoluer, avancer.
Je ne parle pas de ceux qui nient tout, rejettent la faute sur le monde, et fuient leur souffrance.
La difficulté nous renvoie à notre petitesse, à notre faiblesse, et peut nous aider, voire nous faire du bien, dans le sens où l'on peut apprendre à se battre, à mieux se connaître, et à découvrir sans doute l'humilité.
C'est un réveil quelque part. La vie vient nous dire quelque chose.
Enfin rien ne dure, dans un sens ou dans un autre, au cas où l'on ne s'en serait pas aperçu.
Du point de vue de la sagesse qui dit que face à la souffrance on peut être victime ou disciple, ce qui est déjà un bon rappel quand cela arrive, on peut très bien rapporter cette phrase au bonheur extérieur finallement.
Victime du confort (au sens large)... Regardons pour nous!
Préférer dormir repu ou s'éveiller souffrant...

jeudi 24 septembre 2009

Philippe Frey

Philippe Frey
envoyé par librairie. -


En écho au blog d'ipapy (merci Corinne), une interview du "nomade blanc" Philippe Frey dont je vous conseille les livres et films.
Grande connaissance, vie hors du commun, simplicité... un homme remarquable.
Je l'ai vu plusieurs fois à la télé, vu plusieurs films, et lu plusieurs livres, il me touche particulièrement dans sa manière de vivre le désert.
Je vous conseille son site : Nomade Blanc.

mercredi 23 septembre 2009

Choix difficile

Pour revenir sur cette question des choix, il y a des moments où ce n'est pas évident de prendre la bonne décisison.
Quand il faut vraiment peser le pour et le contre, que les avantages ou les inconvénients ne sont pas si clairs. Un jour c'est tel choix, le lendemain le doute est là et le décision n'est toujours pas prise...

Je dis cela parce que je suis en train de vivre cette expérience depuis quelques jours. Hier soir je me sentais partagé face à un choix à faire, et je me suis donné jusqu'à aujourd'hui pour prendre une décision. Donc je soupesais les deux possibilités, je tirais le yi king, qui me donnait une partie de réponse, mais pas assez claire... Je me suis couché en me disant : il faut que la vie m'envoie un signe demain. C'est ce que j'attendais, mais vraiment une attente active, tous sens aiguisés, comme si cela ne pouvait être autrement.
Ce matin, je me lève, avec plus de dynamisme que les jours précédents, médite, ce qui permet de mieux voir la partie inquiète en moi, puis me lance dans des calculs de Feng Shui que j'avais commencé la veille. J'ai un élément de réponse.
En écrivant ces lignes, je suis interrompu par deux fois par un coup de téléphone de la même personne. C'est très étonnant car j'ai l'impression que c'est le signe que j'attendais qui va m'aider à prendre la décision... La journée n'est pas finie, mais j'y vois nettement plus clair, ce qui est important.

Je suis sur que la vie répond en fonction de nos demandes, même pour des petites choses, mais à condition de demander. Si cette demande est là, réaliste j'entends, et que la vie répond, de quoi s'inquièter alors?
Très bonne journée.

mardi 22 septembre 2009

Le massage d'après Shantala



Frédérick Leboyer fit découvrir au monde occidental ce qui fut appelé la naissance sans violence. Mais il y a ensuite tout le soin , le bien être, que l'on peut apporter à l'enfant. Ainsi le massage qu'il découvrit (aussi) en Inde, et qu'il sut transmettre à travers un livre et un film : Shantala.

Regardez comme le bébé a l'air d'apprécier, et son petit visage de Bouddha à la fin.

l'aventure


ABM est un journal écrit par ceux qui voyagent, des vrais amateurs (j'y ai participé il y a quelques années). Chaque année il y a une grande rencontre avec des reportages, des films, des conférences, des photos, des carnets de voyage, de la musique, et des stands d'information...
Tout ça dans une ambiance sympathique, qui permet de découvrir d'autres voyageurs, des "grands" un peu connus (qui ont écrit un bouquin), et puis d'autres discrets avec qui on prend un verre ou on partage une assiette (exotique).
Mais il y a surtout des reportages parfois extraordinaires, qui vous donne l'envie de partir... au bout du monde.
Allez voir leur site : abm.fr et vous saurez tout.

lundi 21 septembre 2009

Absence de choix

En lisant ce livre d'Amandine Roche : Nomade sur la voie d'Ella Maillart, je redécouvre, ai-je envie de dire, le peu de liberté individuelle ou l'absence de choix personnel qui caractérise notre vie.

Lorsque l'on prend l'aspect de la destinée, les grandes lignes sont tracées, déterminées. N'importe quelle astrologie bien faite le démontre aisément.
Si l'on regarde les mécanismes psychologiques, l'influence de papa, maman, les blessures de l'enfance, etc... on voit bien le peu de liberté dans nos manières d'agir et de penser, et la force de l'inconscient.
Enfin il y a des choses, des courants, des gens, qui nous attirent tellement, qu'il ne peut y avoir de liberté en choisissant de les suivre.
Au lieu de dire "je choisis", il serait plus juste de dire "je ne peux m'empêcher de faire ci ou ça".
Il y a des décisisons rapides qui ne me semblent être que l'effet d'une attirance forte, d'un besoin impérieux, d'une nécessité évidente.
Et puis il y a des choix qui mettent du temps à se mettre en place. Qu'est-ce qui fait qu'à un moment cela bascule? Regardons bien, c'est intéressant.
Une rencontre, un élément extérieur, un petit quelque chose qui fait que l'action va se faire.
C'est la vie qui nous pousse, ou nous tire.

Qui a choisi d'être amoureux? Qui a choisi d'être malade? D'ailleurs ne dit on pas tomber amoureux ou tomber malade?
Qui a choisi de se mettre en colère, de rire, de se lever du bon pied ou du mauvais pied?
Quand on dit de quelqu'un : "ca, c'est bien lui!" cela montre bien une forme de déterminisme.

Plus l'on se connait soi même, plus l'on voit la vie à l'oeuvre à travers nos mécanismes, nos tendances, et l'on peut donc constater combien peu de liberté de choix il y a eu.
Poussant ce raisonnement, qui est une constatation en fait, on peut se demander s'il y a vraiment un "je", pour qui l'on se prend, puisque l'observation objective montrerait qu'il n'y a pas une entité séparée qui prend telle ou telle décision.
Si les sages parlent d'eux mêmes à la troisième personne, il y a bien une raison.
S'il n'y a pas de "je" séparé, alors on peut dire que c'est la vie qui se manifeste à travers une forme.
Plus on est identifié à la forme, plus l'on se prend pour quelqu'un, et plus on va souffrir de ce qui ne correspond pas aux combinaisons provoquées par ce quelqu'un, non?
Moins on est identifié, tout devient plus léger. D'où une certaine liberté...
Mon expérience me fait dire que pour être moins identifié, il faut d'autant plus aller dans le sens de la forme qui nous est proposée. En gros ne pas se mentir, ne pas se prendre pour ce que l'on n'est pas.
S'accepter soi même.
D'ailleurs qui accepte qui? Qui est celui qui accepte?

samedi 19 septembre 2009

Ella Maillart










Lorsque l'on regarde la vie d'Ella, on découvre qu'à partir de ses tendances, fortes, pas banales, à savoir : le sport (ski de montagne, voile), son inintérêt pour une vie rangée et matérialiste, et finallement son gout pour l'aventure et la recherche d'une certaine pureté, ce sont les événements et les rencontres, qui vont guider sa vie.
Elle est vagabonde dans l'âme.
N'étant pas attaché au désir de posséder quoique ce soit, et donc se suffisant de peu, n'ayant apparemment pas de besoin affectif ou de dépendance de ce côté là, on peut imaginer qu'il y a déjà une grande liberté dans ses choix de vie.
Elle n'a que faire du monde occidental, dans lequel elle ne se reconnait pas, et dont les valeurs n'en sont pas pour elle qui désire de l'authentique, du pur, de la beauté, et la paix.

Au moment de la seconde guerre mondiale, elle s'installe à Tiruvanamalai, auprès de Ramana Maharshi.
"J'étais au début d'un voyage tout nouveau qui devait me conduire plus avant vers la vie complète et harmonieuse que je cherchais instinctivement. Pour entreprendre ce voyage, il me fallait apprendre d'abord à connaître les terres inconnues de mon propre esprit.... Ce travail est aussi vaste que la vie, car il englobe l'analyse de notre être physique, mental, affectif et spirituel."
Elle décrit ce cheminement dans son livre : Ti-Puss ou l'Inde avec ma chatte.

C'est au retour de l'Inde qu'elle va s'installer dans un petit hameau en pleine montagne suisse, à Chandolin, où elle se fera construire un chalet du nom de "Atchala", en hommage à la montagne d'Arunachala. Elle vivra là 6 mois de l'année, à 2000 m d'altitude, face aux sommets, entre terre et ciel. Cela ne l'empêchera pas de continuer de voyager et d'emmener des gens pendant une trentaine d'années vers l'Asie. Elle leur disait :

"Posez-vous la question "Qui suis-je?" Et, par ce rappel constant, vous saurez que vous êtes la lumière de la perception".
A Atchala, elle accueillait ceux qui venaient la rencontrer.
Depuis sa mort en 97 (à 94 ans), il y a une association "Les amis d'Ella Maillart", qui se réunit tous les ans en son nom, et une exposition permanente dans ce chalet qui retrace sa vie.
Pour en savoir plus allez sur le site d'Ella Maillart.

vendredi 18 septembre 2009

Ella Maillart


"La monotonie donne un relief extraordinaire aux moindres événements."

Cette phrase pourrait être celle d'un moine, de quelqu'un qui s'est installé dans un rythme de vie calme ou apparemment rien ne se passe.
Elle fut écrite par Ella Maillart.

Sportive, aventurière, grande voyageuse, devenue écrivain, cette femme n'eut de cesse de partir, faisant sienne cette phrase de Cendrars : "Qu'est-ce qu'on fout ici?"
Mais elle écrivit aussi : "Je sais, d'expérience, que courir le monde ne sert qu'à tuer le temps. On revient aussi insatisfait qu'on est parti. Il faut faire quelque chose de plus" (La voie cruelle).

Fuyant l'occident, dans sa quête d'un monde vivant en paix, elle séjourna en Inde de 41 à 45, où elle vécut à l'ashram de Ramana Maharshi et d'Atmananda. Ce fut déterminant...
A suivre.

jeudi 17 septembre 2009

La vie

"Impose ta chance, sers ton bonheur et va vers ton risque."
René Char


"Il n'y a pas de vent favorable à celui qui ne sait pas où il va."
Sénèque


"Vis ta vie, ne sois pas vécue par elle."
Fernando Passoa

mercredi 16 septembre 2009

Le monde à l'envers






















Nous connaissons tous l'expression qui dit que :"C'est le monde à l'envers!"
J'avais déjà eu deux photos de maisons pour le moins bizarre. Je viens d'en recevoir d'autres sur un site consacré à l'architecture.
J'avais déjà vu au USA des bâtiments modernes qui imitaient une ruine, qui semblaient se casser... De la même manière que l'on voit des oeuvres finies, mais laissées inachevée, ou, pour ceux qui connaissent, la colonne qui semble tomber et dont les éléments se détachent, située sur l'autoroute entre Thiers et Saint Etienne.
Ce mouvement existe déjà depuis pas mal de temps dans l'art contemporain.
L'architecture n'est pas en reste avec ces quelques maisons qui sont tombées sur la tête.
Renversant!
Très signifiant en tout cas sur un certain état de décadence avancée, puisque ces réalisations viennent de différents pays, riches bien entendu...
Mettre le toit par terre, c'est foutre de l'argent en l'air!






mardi 15 septembre 2009

Bienheureux les pauvres...

Hier j'entendais quelqu'un parler du bonheur, ou du fait d'être heureux, en fonction du train de vie.
Il disait qu'il y avait un seuil, très modeste en fait, qui suffisait au bonheur. Ensuite plus les gens devenaient riches, moins ils étaient heureux, ou les problèmes inhérents à la possession ou à la complication de ce que tout cela entrainait faisait que le sentiment d'être heureux diminuait.
Il disait aussi que passé le bonheur d'un nouvel achat, même une voiture neuve par exemple, ce qui durait une quinzaine de jours, on retombe dans l'insatisfaction, le manque.
Bref les pays riches sont de moins en moins heureux, ou de plus en plus insatisfaits.
Ce seuil consiste à avoir un confort de base, disons niveau après guerre pour nous.

Enfin, il disait que plus les gens investissaient dans le matériel, plus ils étaient angoissés.
Evident, me direz-vous.
Et oui! Tous les philosophes antiques, et toutes les sagesses du monde le disent depuis deux ou trois mille ans, ne serait-ce que cette phrase célèbre : "L'argent ne fait pas le bonheur".
Ce n'est pas un message suffisamment porteur sans doute, et surtout on croit que c'est plutôt l'inverse qui est vrai.
Donc si la vie nous propose de réfléchir à ce qui a un vrai sens, à ce qui nous comble vraiment, on peut dire que c'est une véritable révolution qui se prépare en ce moment.
Le fait que nos présidents de pays occidentaux parlent de moraliser le marché, et de changement de contenu du PIB en y introduisant la notion de bien être, ce n'est pas rien.
J'imagine demain le nouveau slogan : "Réfléchir plus pour être plus!"
Il fallait attendre que le bateau coule pour en arriver là. Oui, c'est ainsi que l'humain fonctionne.
Il apprend à force de faire des bétises, ce qui ne prouve pas son intelligence!

Les cours de philosophie de base, de sagesse, devraient faire partie de l'éducation dès le plus jeune âge.
Qui les feraient? On manque de sages? Oui c'est vrai!
Tout est normal.
Bonne journée...

lundi 14 septembre 2009

Ils vivent dehors

C'étaient mes derniers jours de mer pour ramener le bateau à bon port...
Je le laisse à un ponton pour aller chercher ma voiture.
Revenant quelques heures plus tard, je vois des gens assis par terre, dans une ambiance de poubelles et d'immondices un peu partout. Un feu, de la fumée...
Après avoir garé la voiture, je regarde vraiment, et découvre un homme sâle et barbu surveillant une popote sur un feu de braises entre deux pierres, et une femme par terre sur une couverture. Tous deux encore jeunes, bruns, d'origine asiatique peut être...
A mon passage, la femme se lève pour me demander une pièce que je n'ai pas.
Je vais décharger quelques affaires du bateau, les mettant dans un sac à dos, et remonte.
Je m'approche de la femme et découvre un bébé dans ses bras. Je lui propose un sachet de riz et du lait en poudre bio. L'homme me remercie plusieurs fois. Je leur souhaite une bonne soirée.
Vivent-ils là? En tout cas ils n'ont pas de toit! Et ils ont un bébé....
En quelques secondes, je repense à notre monde de nantis, même si on a tous nos difficultés financières ou autres. Eux sont dans un dépouillement total. Ils vivent vraiment au jour le jour.
Ils ne sont pas les seuls bien sur, mais c'est une chose de voir quelqu'un faire la manche aux feux, c'en est une autre de voir un couple et leur bébé manger dans une casserole noircie par le feu de bois au milieu de sacs en plastique déchirés.
Il fait encore un temps estival, mais dans un mois ou deux il va faire frais.
Et ce bébé qui découvre la vie dans ces conditions...
C'était hier. Repassant aujourd'hui, ils n'étaient plus là.

Les médias nous rappellent que la crise éclatait il y a un an...
Crise de quoi, pour qui?

jeudi 10 septembre 2009

Apprendre à décroire

Apprendre à décroire
Se surprendre de son ignorance
A propos de ce qui se présente
Dire que l'on sait, c'est comparer
Garder l'esprit du débutant
Il n'y a que le présent qui débute
Incessemment, à chaque instant
Tout le reste est souvenirs ou absence
Décroire c'est croître
Revenir à soi c'est grandir
Observer notre désir de s'approprier
Pour rassurer notre peur permanente
De n'être rien
Lâcher le plein pour le vide
Se nourrir de ce qui arrive
Se défaire de ce qui colle
Le possible est maintenant

mercredi 9 septembre 2009

dimanche 6 septembre 2009

Small is beautiful






Ce bateau mesure 1,72 m de long, par 1,70 m de large et il a traversé l'Atlantique l'année dernière avec à son bord un homme de 58 ans qui lui mesure 1,82 m, Franck Andréotta!
Le bateau pèse au départ 200 kg, à quoi il faut ajouter 80 kg de nourriture lyophilisée et du matériel, plus le bonhomme. Au départ il pèsera 450 kg.
Il a fait petit car il ne pouvait faire plus, parait-il. Le bateau n'était pas homologué, et n'aurait jamais eu le droit de traverser l'océan, alors il est parti sans rien dire des îles Canaries.
48 jours de traversée, sans jamais s'allonger complètement, sans jamais se lever, à la vitesse moyenne de 2,5 noeuds, soit à peine 5 km/H.
Il avait nommé son bateau : Petit, petit, petit!
En tous les cas il l'a fait, il a réalisé son rêve, même si ça semble fou. Peu importe que ce soit le plus petit bateau au monde à avoir traversé l'Atlantique, il a été jusqu'au bout. Cela a été difficile bien sur : la solitude, l'ennui, ne pas bouger, ne pas pouvoir lire car ça bouge trop, c'est donc long, très long. Il avait emmené un ipod qaund même.
Il s'était lancé un pari et il l'a tenu.
Et maintenant? Il se demande s'il ne ferait pas le Pacifique!

samedi 5 septembre 2009

cabane au fond des bois


Ce matin, j'ai entendu une interview de Michel Onfray à propos de son dernier livre qui doit sortir jeudi prochain : Le recours aux forêts. La tentation de Démocrite.

Il fait référence à Démocrite, qui vécut en Grèce à l'époque de Socrate, et qui après avoir énormément voyagé (jusqu'en Inde) et constaté toute la vilenie des hommes, se serait retiré dans une cabane au fond de son jardin.

Ainsi ce titre signifie pour Michel Onfray un mouvement de repli sur son âme dans un monde détestable. C'est à dire retrouver le sens de la terre, se réconcilier avec l'essentiel : le mouvement des astres, la coincidence avec les éléments, le rythme des saisons qui apprennent à bien mourir, l'inscription de son destin dans la nécessité de la nature...

Se retirer dans une cabane peut être une réalité physique, tangible, mais aussi virtuelle : c'est se retirer dans son for intérieur, c'est à dire se rapprocher de soi même, être en contact avec cette partie de nous même qui a fait la part des choses et qui ne demande plus rien finallement.

Il faisait référence à Marc Aurèle.

Dans son parcours de militant, c'est une façon de dire que l'on a que très peu de pouvoir sur le monde extérieur, qu'au bout du compte ayant épuisé les dynamiques de la vie, reste l'observation impersonnelle de la vie.

En bref il faut avoir vécu pour se retirer!

vendredi 4 septembre 2009

Week end asiatique





17 - 18 octobre


Week end asiatique à Paris







Comme j'en avais déjà parlé, je vous propose une sortie sur Paris.

Nous irons à la rencontre de différents lieux de beauté et de sérénité :
Musée Guimet, Jardin Albert Kahn, la Pagode...
Découvrir statues, exposition, jardins japonais, maison de thé...
Soirée dans un restaurant asiatique.


Le programme est en cours d'élaboration.
Vous pouvez l'obtenir en m'écrivant à

Réveille matin


Se réveiller le matin, vous connaissez?
Au fait, qui se réveille?
En général il y a quelque chose qui nous réveille, un réveil, un bruit extérieur, ou une agitation intérieure, un refus de quelque chose...
Et les pensées commencent leur bazar. Combien de temps avant que l'on s'en aperçoive vraiment?
La mécanique est réveillée, ça oui, mais nous, dans la profondeur, à quelle heure s'éveille t-on? Quand ça se réveille!
Comme dit Daniel Morin : "Si vous vous n'avez pas la pêche le matin, le mental, lui, est en pleine forme!"
Pour se réveiller le matin, ou le soir, ou n'importe quand, il faut veiller tout court.
Ce qui est fait maintenant, aujourd'hui, aura des retentissements, tout à l'heure, demain...
Une horloge, c'est de la mécanique. Comme nous, avec un petit peu de subtilité en plus, mais c'est longtemps de la mécanique.

Ceux qui s'éveillent doivent avoir une seconde...loge! Une loge d'or peut être...

jeudi 3 septembre 2009

Debout

Ne goûte pas à la vie du bout des lèvres
Jette toi à l'eau
Elle est froide?
Ca va te réveiller!
Ose sortir de ta torpeur
Fais face aux démons
Qui ne sont là que pour effrayer l'enfant qui ne veut pas grandir.
De toute façon le meilleur et le pire t'attendent au tournant,
Que tu stagnes dans ton gnangnan douillet
Ou que tu affrontes cette folie de vivre.
Il n'a jamais été dit que c'était facile
Il n'a jamais été dit que c'était impossible.
Sois le héros de tes rêves
N'abdique jamais
N'écoute pas les messagers de peur
Ose rugir
Ne serait-ce qu'une fois!
Va au delà de ce qui t'attire
Essaie l'aventure de l'inconnu
Ne rejoue pas l'histoire que tu connais déjà
Chaque jour est un bon jour!
Seule ta peur te freine
Va à la rencontre de ta peur
C'est le seul moyen de savoir qui va mourir
D'elle ou de toi
De tes illusions entretenues ou de tes espèrances inavouées
Ne reste pas dans l'immobilité
Ecoute ton coeur
Saute au dessus des flammes
Franchis l'infranchissable
Côtoie les précipices
Fréquente l'insécurité
Demande de l'aide à la vie
Elle n'attend que ça
Etre fier de ce que tu fais d'elle.
Oublie tout et renais
C'est le moment!

mercredi 2 septembre 2009

Sacrées paluches





Il y a tout un tas de manières de traverser l'Atlantique, en avion, en bateau, à moteur, à voiles...

Et puis certains ont commencé à se lancer dans l'inimaginable, par exemple, à la rame, en aviron (il y a même eu une course en équipage), en planche à voile (enfin assez grande pour loger dedans et se reposer la nuit). Il y a aussi le "concours" du plus petit bateau pour traverser (vous n'imagineriez pas la taille), ceux qui ont traversé sans aucun instrument, sans rien de rien, même pas de montre! J'y reviendrais peut être.

La dernière en date c'est sur une planche en ramant avec les mains!
Il s'agit de 3 femmes sur une planche de paddle board, de 5 m de long, qui sert de moyen de sauvetage au bord de la mer.

Elles sont parties le 5 juillet de l'île de Cap Breton au Canada et sont arrivées le 28 aout dernier à Cap Breton. Près de 5 000 km en 53 jours. Elles étaient accompagnées par un gros catamaran avec un ostéopathe à bord. Elles se relayaient toutes les trois plusieurs fois par jour avec un arrêt complet de minuit à trois heures. Elles ont donc pagayées chacune sur un tiers de l'Atlantique, quand même!

Il reste la nage. C'est pas dit que ça ne se fasse pas...

Quand on pense que beaucoup prennent leur voiture pour faire leurs courses à 200 m...



Pêcher, c'est naturel!


J'étais à l'ancre sur la Gironde attendant le vent, et que le courant soit dans le bon sens.
Je regardais ce pêcheur soulever ses casiers reliés par un cable sur des centaines de mètres.
Arrivé à ma hauteur, je lui demandais ce qu'il pêchait. Des crevettes blanches, me répondit-il.
Il soulevait des dizaines et des dizaines de casiers, versait le contenu dans un bac, remettait un appât, et passait au suivant.
"Que mettez-vous comme appât?" demandais-je. "Des têtes de poissons, n'importe lesquels, et des croquettes pour chien. Ca marche bien!"
Sans doute l'odeur attire. J'en restais bouche bée.
Ainsi ceux qui mangeront ces crevettes auront quelques traces de croquettes dans l'estomac.
Je ne sais pas exactement ce qu'il y a dans les croquettes.
Aujourd'hui on donne n'importe quoi à bouffer aux animaux, et aux humains, on modifie les chaines alimentaires sans se préoccuper de rien sinon de rentabilité.
Allez, je ne vais pas commencer par aboyer dès la rentrée...

mardi 1 septembre 2009

Bien sur...

Bien sur j'ai vu des couchers de soleil sur l'eau,
Et la nuit venir tandis que le port se faisait languir...
Bien sur j'ai vu l'horizon, loin, très loin,
Et puis aussi disparaître
Lorsque les vagues s'amusaient à le cacher.
Bien sur il y eut des moments magiques
Où le sauvage et la beauté côtoyaient le sensible,
Mais parfois des moments difficiles
Où je n'étais que le jouet des éléments,
Ou de mon inconscient,
Et ce fut long,
De cette longueur que seule la nature engendre.
Partir appelle l'imprévu!
Ne pas partir est un souffrir possible, pas plus évident.
Revenir, ô revenir...
Alors que l'on commence juste à s'habituer
A l'éloignement nécessaire!
Je me souviens d'un temps où la moitié du voyage
Etait terni par l'appréhension de rentrer.
Sentir au plus profond ce qui fut vécu,
Afin que l'expèrience devienne nourriture consciente
Et non pas un phantasme imaginaire.
Bien sur je repartirais bien...
Bien sur la vie m'appelle à rentrer...
Pour rester un peu plus avec moi même,
Le seul grand voyage vers l'inconnu.
Cet ailleurs qui m'appelle...