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jeudi 26 février 2009

Voyager


J'ai toujours eu une fascination pour le voyage, les voyageurs, les bourlingueurs, les chemineurs...
J'ai lu des dizaines de livres, plus ou moins bien écrit, et j'ai passé des heures à feuilleter les atlas. Juste une carte me fait rêver car j'imagine les routes, les reliefs, les contrées inconnues à découvrir.
J'ai pu rencontrer des "grands" voyageurs inconnus, qui avaient fréquenté une partie de tous les continents. Certains étaient partis en vélo, d'autres à pied, en bateau ou en stop. La plupart voyageaient avec peu de moyens, voire rien du tout.
Je me souviens d'un homme qui a tout quitté un jour pour suivre l'appel de Dieu. Il allait de lieu saint en lieu saint, de monastères en ashrams, ou à la rencontres de sages ou d'êtres remarquables. Il s'était déjà trouvé lui même car son voyage intérieur était le plus important.
Une fois à l'île de ré, je vois passer un couple avec deux petits enfants sur leurs deux ânes. Je les regardais, avec l'envie de leur parler, pour savoir ce qu'ils faisaient, où ils allaient. J'étais avec des amis, et n'ai pas osé. Deux ans après je vis le livre qu'ils avaient fait racontant leur tour de France en âne...
Mon diplôme d'architecte m'a mené d'abbaye en abbaye, en stop et à pied, ce qui a permis quelques rencontres mémorables.

Aujourd'hui on peut trouver nombre de livres sur les lieux sacrés dans le monde, sur les lieux qu'il faut avoir vu, ou les plus beaux endroits à visiter.
Avec le temps j'ai pu voir pas mal d'endroits assez magiques. Il en reste quelques uns qui me tiennent à coeur, et d'autres que je ne verrais jamais bien sur. Mais même si je me sens toujours prêt à partir, une bonne partie de ma curiosité a été rassasiée.
Je vous en présenterais quelques uns...

mercredi 25 février 2009

Vinoba


Un jour, au début de mes études, je rencontre par le plus grand des hasards un autre étudiant sur le trottoir, et nous nous mettons à parler. Il me parle de non violence, de Gandhi, d'objection de conscience, de Lanza del Vasto...
Tout me semblait évident. Quelques mois plus tard je découvrais Lanza del Vasto et l'Arche.
Je voulais aller en Inde...
Quelques années plus tard, lorsque je fis ce voyage en Inde, après avoir passé plusieurs mois dans les ashrams, je voulais me rendre à celui de Vinoba Bhave, le disciple de Gandhi, en hommage aux auteurs de mes premières lectures.
Vinoba fut connu en France par le livre de Lanza qui fit un second pélerinage auprès de lui (après celui auprès de Gandhi), pour partager son existence dans les campagnes à demander de la terre aux riches pour la redistribuer aux pauvres. Vinoba passa 13 années à marcher de village en village et obtint des surfaces de terre bien au delà de ce qu'il imaginait. Le but était de rendre les gens autonomes à l'aide de la non violence, alors que Gandhi eut un rôle plus politique.

C'est ainsi que j'arrivais un jour dans son ashram, pour y rester quelques jours.
Je vis un vieil homme qui avait l'air fatigué. Comme il parlait plusieurs langues, il échangea quelques mots en français. Il avait vécu la prison, le silence, les jeunes, consacré tant d'années de sa vie pour les pauvres; il vivait depuis plusieurs années retiré dans cet ashram, où il se consacrait à la spiritualité.
Je restais quelques jours. J'avais accompli un désir de jeunesse : rencontrer le disciple de Gandhi. Même s'il ne m'a pas fait la même impression que d'autres êtres en Inde, cette rencontre fut importante, car elle venait clore l'histoire de ce qui fut un mythe pendant mes années de jeunesse.

mardi 24 février 2009

L'heure de la prière


J'arrive cet après midi sur un chantier de restauration quasiment fini.
Je salue un ouvrier finissant de passer le chemin de fer sur des piliers d'entrée en pierre. Je vois l'autre un peu plus loin près du garage. Après avoir vérifié l'état du travail sur les piliers je me dirige dans la direction où j'avais vu l'autre ouvrier. Plus personne. Je fais le tour du bâtiment principal, en regardant les travaux demandés, et ne le vois pas. Je retourne vers l'entrée et demande au premier où est passé son collègue. Il me fait un signe évasif vers le garage, sans qu'on puisse le voir dans cette direction.
Je retourne vers le garage et jette un oeil derrière. L'ouvrier était accroupi dans l'herbe, tourné vers La Mecque, faisant sa prière. Trouvant la scène admirable, je fais demi tour aussitôt pour ne pas le géner.
Il était caché et priait.
C'est un homme souriant et affable. Il a passé la cinquantaine, autant dire un vieux sur les chantiers. Les jeunes ne prient plus...

dimanche 22 février 2009

Stephen Jourdain

Ne plus avoir de tête...

Oser sauter...

Etre au delà des contingences...

Comme un certain Monsieur J...
Il faisait de la spiritualité sans le savoir.
Nous ne vous oublierons pas.

samedi 21 février 2009

La fameuse coquille



Ce n'est pas si courant que de voir la coquille de Saint Jacques en motif de décoration sur des vitraux, ici au Mont Saint Michel.
C'est aussi intéressant de voir que les voussures des arcs entre ces grands piliers renfermant les vitraux du réfectoire sont en forme de coquille. Il est vrai que la coquille Saint Jacques est pêchée en Bretagne nord, mais je doute que ce soit la raison...
Remarquez comment les énormes contreforts sont rétrécis ou séparés en deux en partie haute pour garder la régularité de l'espacement intérieur des vitraux.

vendredi 20 février 2009

La ceinture de protection

Lorsque j'ai commencé à faire des stages liés aux énergies des lieux et de l'habitat, j'ai entendu parler et vécu aussi un certain nombre d'expèriences qui peuvent sembler inhabituelles pour la plupart des gens. Je suis persuadé, l'expèrience s'étant accrue avec l'age, qu'il existe des énergies et des pratiques permettant de faire appel à des "forces" dont on n'a pas idée dans notre occident matérialiste et cartésien.

Voici une histoire, parmi d'autres, racontée par le docteur Maka de Libreville au Gabon lors d'un colloque international en 2005 "Pratiques soignantes, Ethique et Sociétés".

"Comme dans la plupart des pays africains, les hommes aguerris portent sur eux une ceinture, en général en cuir, confectionnée par un vrai connaisseur. Cette ceinture empêche tout objet métallique de pénétrer dans le corps, que cet objet métallique soit une lame de rasoir, un couteau, une aiguille ou une balle tirée par un fusil ou un pistolet.
C'est ainsi qu'un homme se présente en consultation à l'hôpital de Sokodé. sa pathologie nécessite une série d'injections intramusculaires. A la première injection, l'aiguille se casse sans pénétrer; au deuxième essai, même échec. C'est alors que le patient s'excuse, enlève une ceinture de cuir qu'il portait à la taille à même la peau. Ce qui permit de faire, au troisième essai, une injection intramusculaire tout à fait normale."

jeudi 19 février 2009

Un jeune fonceur...

Au mois de Juillet dernier, je rentrais du marché dominical avec Marie en voiture (marché bio assez loin). Nous arrivons dans la rue où j'habite et je vois une voiture rouge accélérer dans le sens inverse. Il se trouve que la rue a un rétrécissement à un endroit et c'est plus que juste pour se croiser. Je ralentis en me serrant contre le trottoir et l'engin d'en face passe en touchant ma voiture avec un choc. Je m'arrête pour descendre regarder l'impact et m'adresser au jeune conducteur qui s'est arrêté assez loin. Voyant qu'il ne descend pas, je me mets à courir pour lui dire ce que je pense. C'est alors qu'il redémarre et prend la fuite. Je n'en reviens pas!
Revenant à la voiture je constate qu'il y a laissé son rétroviseur, que le mien a été touché, et qu'il y a un léger enfoncement sur la portière avec une rayure.
J'ai eu le temps de noter le numéro de sa plaque. Je prends son rétro comme pièce à conviction et vais le lendemain à la gendarmerie. Malheureusement j'ai du me tromper dans un chiffre car on ne retrouve pas la voiture correspondant au signalement.
Résultat : si je fais réparer je paye la franchise et je risque un malus pour l'assurance.
A la rentrée des vacances, pris par le travail, je repousse la réparation qui n'est pas conséquente.
Aux vacances de Noêl, une grosse 4 x 4 recule d'un parking sans faire attention et heurte ma voiture au même endroit, mais plus franchement. On fait un constat.
Au final la portière est changée, l'aile reprise, sans que j'ai à débourser quoique ce soit!

J'ai toujours eu des voitures rouges, mais je me suis calmé depuis longtemps. L'autre était rouge aussi, mais un peu nerveux sur la pédale...

mercredi 18 février 2009

O Père

O Père,
Dont j'écoute la voix dans les vents,
Et dont le souffle donne la vie à tous dans le monde,
Ecoute moi.
Je suis un homme devant Toi,
Un de Tes nombreux enfants.
Je suis petit et faible,
J'ai besoin de Ta force et de Ta sagesse.
Fais que je marche dans la beauté,
Et que mes yeux retiennent la vision des couleurs
rouges et pourpres du soleil couchant.
Fais que mes mains respectent les choses que Tu as faites,
Que mes oreilles soient attentives à Ta voix.
Rends moi sage,
Afin que je puisse connaître les choses que Tu as enseigné
à mon peuple,
Les leçons que Tu as caché dans chaque feuille et chaque pierre.
Je recherche la force, Père,
De ne pas être supérieur à mes frères,
Mais d'être capable de combattre mon plus grand ennemi :
Moi même.
Fais que je sois toujours prêt à venir à Toi
Avec les mains propres et le regard droit,
Afin que quand ma vie s'éteindra,
Comme le soleil s'éteind au crépuscule,
Mon esprit retourne à Toi sans honte.
(Prière amérindienne)

mardi 17 février 2009

Just keep quite



"The best meditation is just to keep quite." (rester tranquille)
Poounja ji

un exemple


Un couple de rochers veille, immobile.

lundi 16 février 2009

Interrogations

Le sais-tu qui fait naître
Cette joie de l'enfant
Le sourire du bien être
Qui nourrit les parents?
D'où vient la bienfaisance
Qui entr'ouvre les bras
A ceux qui sont en pleurs?
D'où vient la bonté même
La voix tendre qui réchauffe
L'âme d'enfant esseulée?
Pourquoi l'attention
A celui en retrait
Ou à l'autre délaissé?
Et pourquoi le soleil
Dans les yeux de certains
Sinon sécher les larmes
D'une souffrance non éteinte?
Pourquoi rester bien droit
Quant tant d'autres se baissent
Au fardeau de la vie
Qui peut sembler cruelle?
Et qui garde en mémoire
Les heures combien secrètes
De la simplicité
D'une bougie dans le noir?
Mais qui oublie le lourd
Pour ne garder en tête
Que la paix retrouvée
Dans la joie de l'amour?
La confiance ne s'apprend
Ni s'installe le silence.
S'agenouiller vivant
Au mystère du non dit
Remercier souvent
Ce qui n'est jamais né
S'émerveiller enfin
D'un visage épanoui
Infiniment conscient
De chaque instant qui meurt
Oublieux de soi même
Pour un oui qui ne cesse.
Ne pose pas de questions
Tout ton être l'appelle.

jeudi 12 février 2009

Visite au mont



Parti sous la pluie, la pluie nous accompagna au retour.
Entre temps, du soleil et même un peu de neige...
Petit miracle d'un rendez-vous en haut lieu!
Avec toutes ces nouvelles routes, et leurs indications parfois déroutantes, c'est une route longeant les marais qui nous fut offerte avec une vue de nuit sur le mont éclairé dans la brume, semblant flotter dans un nuage qui en cachait le sommet.

Visiter le mont en hiver est génial car il y a très peu de monde (merci Dominique).
Trois millions de visiteurs par an, cela fait en moyenne 8 300 personnes par jour. Et bien plus en été quand les cars de touristes dégueulent leurs troupeaux humains...
Il n'y a qu'une seule rue étroite, on peut vite imaginer la scène!
Il est loin le temps où le mont était voué aux ermites.

C'est ainsi que nous gravimes cette rue, déserte, rien que pour nous, faisant juste une halte au sommet d'une tourelle terminant les remparts, regardant émerveillés l'horizon qui peu à peu reculait.
Le mont Saint Michel fut un lieu de pélerinage important.
Monter ces marches, souffler, s'élever, participe à la rencontre du lieu, car il faut bien que le corps cède un peu pour que l'esprit soit purifié.
Entre verticalité et horizon céleste, le mont est un labyrinthe d'escaliers.
Le silence et le temps firent le reste. Chacun son rythme.
Il est des lieux où il faut rester.
Dans l'ombre des pierres, le pesant nous absorbe.
Dans le lointain des marées se fait l'approche de soi même.
Quand le regard se perd, c'est l'oeil qui se regarde.
Dans ce cloître ouvert où ciel et mer se marient
Quand vent et silence se confondent
Au plus profond du coeur
Un secret se dévoile.

mercredi 11 février 2009

Le cloître entre mer et ciel

L'abbaye du Mont saint Michel posséde un bijou : son cloître.
Une rare finesse grâce à sa double rangée de colonnes.
La lumière pénétre mieux, c'est l'esprit gothique.

Les arcs brisés sont dans la continuité
du grand vitrail nord de l'abbatiale.
Les colonnes sombres donnent une légèreté
à l'arcature et à la couverture qui semblent suspendues.
En regardant de près vous verrez qu'il y a
un rattrapage dans l'écartement des colonnes.
Pas situé n'importe où...

Un cloître est fermé par nature.
Celui ci a une ouverture.
Pour ajouter à la transparence
Les colonnes y sont plus fines.

Cette enfilade de colonnes doubles
forment une véritable nef.
Remarquez leur disposition en quinconce.

Vus de face les arcs brisés semblent se dédoubler.
Tout est basé sur le trois, la trinité,
même les ouvertures.

Un cloître entre mer et ciel.
Unique
Magique

mardi 10 février 2009

Lumière et vitraux

Tous les vitraux ont un centre, un axe, une verticalité.
Cela passe toujours par un nombre impair
qui ramène à l'unité.
Le cercle est la figure parfaite qui ramène au centre.
Les figures répétitives sont une invitation à se perdre,
Le mental ne s'accrochant à rien,
L'oeil est alors absorbé par la lumière.
4 panneaux principaux de forme ogivale
3 cercles au dessus
On retrouve un fronton
On retrouve une voute
On y voit des colonnes
La base est plate comme la terre,
Le sommet est rond comme le ciel.
Inévitablement le regard est tiré vers le haut!
Souvent les motifs,
à l'allure de dentelle,
nous font oublier le travail de la pierre.
Tant il est vrai que la lumière
nous fait oublier l'ombre
qui la met en valeur.
Tels des corps encapuchonnés,
Les bougies de verre coloré
Laissent monter leurs flammes
Vers le ciel espéré.

lundi 9 février 2009

Le Mont Saint Michel

De loin le mont ressemble à une pyramide plutôt harmonieuse.

En s'approchant une forme massive s'impose,
évoquant la stabilité.
L'élévation est pourtant donnée par les contreforts,
les clochetons, les tourelles, les pinacles.

Le clocher au dessus du choeur est le dernier ouvrage en pierres.

Au dessus du toit pyramidal,
s'élance la flèche
si haute, si fine...

Qu'un ange s'y est arrêté,
dont les ailes,
que personne n'a vu battre,
aspirent le souffle des récitants,
aux prières pélerines,
vers les cimes célestes.

Mont Saint Michel

A l'image des rochers ciselés de la côte normande,
Il existe un mont que les hommes ont sculpté.

D'où que l'on soit dans la baie,
On le voit.
Majestueux et grandiose,
Dominant les eaux, dominant les prés.
Saint Michel terrassant le dragon,
ou plutôt le mont pointant le firmanent!

Aux hommes les constructions hautes et pointues
qui s'élèvent vers le ciel,
A la nature l'humilité des méandres
qui dessinent des nuages et fréquentent la terre.
Sa masse est si imposante
que même les cours d'eau contournent son ombre.

jeudi 5 février 2009

Frère Antoine



Je n'ai pas l'impression qu'Antoine soit le meilleur nom pour chanter... mais ce sont plus les paroles qui importent!

Lunaception

La lunaception est le titre d'un livre de Louise Lacey publié en 74.

Cette femme met en évidence le rapport entre la lune et la menstruation. Ce mot vient de mensis en latin qui signifie mois (month) et que l'on retrouve en anglais dans moon. Le lien existe dans beaucoup de languages.
Le cycle lunaire est de 28 jours comme celui des régles (normalement).
Elle explique que dans beaucoup de cultures traditionnelles les régles arrivaient avec la nouvelle lune et la fertilité avec la pleine lune.
Elle indique qu'avant l'électricité, la plupart des femmes étaient réglées sur la lune. Elle a fait des recherches et a trouvé que cela existait encore chez des peuplades "primitives" ou dans des monastères féminins.
Elle explique donc comment utiliser la lumière, et le noir complet, pour réguler les menstruations, déjà au niveau du cycle, ensuite avec la lune.
L'explication serait due à la glande pinéale qui gère nos rythmes biologiques, et qui est sensible à la lumière.
Pour des explications pratiques je vous conseille de consulter : bidoudavril.over-blog ou d'acheter le livre de Louise Lacey.
Ce n'est pas quelque chose de reconnu officiellement mais l'expèrience a montré que ça marchait!
Pour le sommeil, il y a bien sur diverses influences. Cela peut être la Géobiologie, les champs électromagnétiques, des appareils branchés à coté du lit (ou derrière le mur), mais aussi une légère source lumineuse (radio réveil), sans oublier le rythme de vie, la nourriture, le non respect de son propre rythme, etc...

Plus l'on se met en phase avec les lois naturelles, plus on peut vivre dans le respect du vivant et en profiter sans dépense inutile d'énergie de compensation. C'est une question de sensibilité.
Je trouve cela splendide.

mercredi 4 février 2009

A propos de la lune


La lune a t-elle une influence sur le vivant? Il semble que oui.
La lune imprime un rythme de contraction et de dilatation.

Au niveau des certitudes : les marées, qui sont réglées sur les cycles de la lune soit 28 jours.
Lorsque la lune est pleine on aura les plus fortes marées hautes (il y a comme une aimantation).

Au niveau de l'agriculture, c'est connu depuis des siècles et sans doute des millénaires. Les anciens cultivaient avec la lune, et il existe un calendrier spécial avec les cycles lunaires pour indiquer comment planter ou récolter en conséquence.
Lorsque la lune est en période ascendante, la sève remonte et l'énergie est concentrée dans les parties en surface (tiges, feuilles, fleurs). En phase descendante, les forces de contraction l'emportent, recentrant l'énergie vers les racines, la séve vers le sol.
On plante les légumes feuilles ou racines en conséquence.
Il vaut mieux couper le bois au moment de la nouvelle lune (et en hiver bien sur) car il contiendra moins de sève, sera donc moins humide, sèchera mieux ou ne pourrira pas et sera plus solide en charpente.

Il a été constaté que la natalité chez les êtres humains et chez les animaux est plus importante à la pleine lune qu'à la nouvelle lune.
Les cycles d'activité des abeilles sont aussi liées aux phases lunaires.
La lune a aussi une influence sur la pousse des cheveux, celle des ongles, qui repousseront plus ou moins vite selon la période où ils seront coupés.

Il a été constaté qu'il y a un rapport entre la lune et l'eau, ou les liquides du vivant.
On a parlé des marées, de la sève, mais il y a aussi les menstruations féminines, le liquide amniotique, le sang. Ainsi il y aurait une plus grande fluidité du sang au moment de la pleine lune. Si vous vous blessez à cette période, la cicatrisation serait plus longue. Il vaut mieux ne pas se faire opérer à ce moment (mais on ne décide pas toujours).

On a constaté encore qu'il y a une certaine agitation humaine au moment de la pleine lune (comportements bizarres, voire agressifs), et puis l'influence sur le sommeil.

Rien n'étant simple et radical, il faut comprendre aussi que les influences sont diverses, et notamment celle de la lumière artificielle sur notre comportement.
J'en reparlerais en abordant l'effet sur les régles des femmes, liquide s'il en est.

Printemps


Comme je l'avais expliqué le 13 février dernier, la date du printemps énergétique dans la tradition chinoise se situe un mois et demi après le solstice d'hiver. En effet le solstice d'hiver se situe au milieu des jours les plus courts.
C'est donc aujourd'hui 4 février le premier jour du pintemps.

On sent bien que les jours s'allongent et que la nature s'éveille. Ici les rosiers bourgeonnent, les pousses des premières fleurs sont sorties de terre.
Il y a une énergie qui pousse : l'aspect yang se fait sentir, c'est la naissance, l'invisible sous terre qui jaillit vers le visible, vers le ciel.

mardi 3 février 2009

Année du boeuf (buffle)

J'arrive un peu tard puisque le nouvel an chinois a commencé le 26 janvier dernier : soit le premier jour du premier mois lunaire.
Nous sommes dans l'année du boeuf. En réalité au niveau énergétique elle a commencé au moment du solstice d'hiver!
Dans l'astrologie chinoise chaque année, chaque mois, chaque jour et chaque paire d'heures (12 dans une journée) est lié à un tronc et une branche c'est à dire à deux éléments.
Les 5 éléments chinois sont : l'eau, le bois, le feu, la terre et le métal. Chacun ayant un rapport particulier avec l'autre.
Le boeuf est lié à la terre (l'an dernier c'était le rat qui est lié à l'eau). Mais cette année, les deux éléments du boeuf sont terre, ce qui n'était pas le cas il a 12 ans par exemple.

Il y a des animaux compatibles entre eux, et d'autres non. Le boeuf ne s'entend pas avec la chèvre par exemple, ce qui veut dire que des personnes nées en année chèvre auront plus de mal dans une année boeuf. Mais il faut regarder l'ensemble des éléments pour avoir une idée plus précise. Ainsi une date de naissance avec l'heure donne 8 éléments (4 x 2) et c'est à partir de là que l'on va construire un thème.
Donc rien ne sert de lire un horoscope basique dans un journal ou même dans un livre car ils sont forcément réducteurs et ne pourront approcher votre réalité.

Si on regarde ce qui est dit de l'année du boeuf, on va lire que c'est associé à la terre, à l'agriculture. Le boeuf vigoureux est l'image de l'application et de la minutie, de la persévérance et de la ténacité. Quelqu'un par exemple qui serait né une annéee du boeuf avec beaucoup de terre dans son thème risque d'être un personne tétue, lente, peu aventureuse, mais travailleuse.
S'il y a de l'eau et de la terre, ce sera douloureux pour elle car ces éléments sont en opposition.

Sans vouloir aller plus avant, il s'avère que cette année sera plus difficile pour les gens nés une année rat (eau). L'eau étant liée au Nord et à l'argent, cela pourra poser problème dans ces secteurs, y compris pour les maladies liées à l'eau (vessie, parties génitales). Attention à la grippe et aux aliments froids.
Cette année le sud est une bonne position, et les personnes nées une année cheval seront privilégiées.

lundi 2 février 2009

encore du vent

Ce sont deux moines zen qui regardent une bannière flotter dans le vent.
"C'est la bannière qui bouge!
- Non c'est le vent!
- Ce qui importe c'est ce que nous voyons maintenant. Et c'est la bannière, et elle bouge!
- Pas du tout, ta vision est erronée, car l'agitation de la bannière n'est que la conséquence du vent, c'est lui la cause première, la réalité au delà de l'apparence.
- Mais l'existence du vent est pure hypothèse!
- La bannière ne bouge pas sans motif, sa réalité est constitutive du vent!
- Pure spéculation!
- Evidence!
- Non pas du tout!
- Mais si!
C'est alors qu'ils aperçoivent le maître du temple qui les regarde impassible. Un peu confus, ils se tournent vers lui : "Maître, est-ce la bannière qui bouge, est-ce le vent?
- Ce n'est pas la bannière, ce n'est pas le vent, c'est votre esprit qui bouge!"

dimanche 1 février 2009

La liberté a t-elle un lieu?


Beaucoup d'amoureux de la voile pensent que la mer est une zone de liberté. Des navigateurs chevronnés l'ont dit : "Vous hissez les voiles, il n'y a plus que l'horizon, vous pouvez aller où vous voulez, personne pour vous en empêcher, vous vous sentez libre!"
C'est vrai, je l'ai vécu, j'y ai même cru comme un absolu.
Comme pour un Touareg sur son chameau en plein désert, les seules limites sont celles de l'horizon, et cela provoque un intense sentiment de liberté.
En bateau, vous jouissez en plus d'une certaine autonomie, c'est comme une petite maison qui vous protège, vous y emmenez ce dont vous avez besoin.

Pourtant ce n'est pas si simple...
Si l'on quitte le monde des hommes, on rentre dans le domaine de la nature et de ses lois. En mer il n'y a pas toujours un petit vent agréable qui vous pousse là où vous voulez aller. A un moment il faudra affronter du vent fort, des vagues, où vous êtes secoués plus qu'un terrien ne saurait l'imaginer, ou bien la pétole où l'eau ressemble à un miroir, et le temps s'allonge...

Alors que le premier va franchir la ligne d'arrivée aujourd'hui après un tour du monde de près de 3 mois, cette course démentielle a fait plus de malheureux que de satisfaits. Ils sont tous partis pour gagner, pour se prouver quelque chose, en passionnés amateurs ou professionnels, jouer sur les derniers espaces de liberté...
Partis à 30 ils ne sont plus que 12, et la course n'est pas finie!
Ils ont eu à affronter la tempête dès le début, et certains ont démâté, abandonné au bout de 24 heures! Il y a eu d'innombrables problèmes de quilles, de safrans, de mâts...
Certains ont rencontré des OFNI (Objet Flottant Non Identifié), entrainant une casse, voire un chavirage. Cela peut être un cétacé, un growler, mais aussi un container (comme parait-il certains cargos en ont perdu pas mal lors de la tempête de la semaine dernière!). Un autre a été abordé par un bateau pendant la nuit...
La détresse qui se lit alors dans le regard de ceux qui ont tout misé sur cette course depuis plusieurs années est tragique.
Certains ont été trop vite, ont pris des risques, mais pour d'autres c'est la faute à pas de chance!

La liberté n'a pas de lieu. Certains passent, d'autres pas. Certains ont de la chance, d'autres pas. C'est ainsi. Peu le reconnaissent humblement.

On peut être très bon dans son métier, ce qui peut faire monter un sentiment de liberté, mais on n'est jamais sur de rien. Tout ça est momentané.
Quelque soit le chemin que l'on prend, il y a des règles qu'il vaut mieux appréhender; mais l'inconnu, l'imprévisible fait partie de la vie. On ne peut l'oublier sous peine de grave déception.
Rien ne nous est du.

Cela dit l'horizon a un goût...