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lundi 30 juin 2008

Sagan


Je n'ai jamais lu Sagan! Ai-je le droit d'en parler?
Je viens de voir le film, et je l'ai apprécié avec une Sylvie Testud extraordinaire dans le rôle de Françoise Sagan.
Sagan est célèbre par son premier livre écrit à 18 ans, et connaissant un succés foudroyant tant en France qu'aux Etats Unis (1 million d'exemplaires).
On a dit d'elle que c'était une femme libre, hors des conventions, en avance sur son temps, et puis bien sur mondaine, aimant sortir, les casinos, les voitures, l'argent, l'alcool et pour finir la drogue...
J'ai vu quelqu'un de paumée, esclave de sa demande éperdue d'amour, fuyant en permanence, et ne sachant pas ou ne voulant pas compter. Quelqu'un qui voulait rester une enfant, sans contrainte, sans vouloir affronter les difficultés autrement que par un bon mot. Une drôle de vie allant jusqu'à la déchéance et passant par la lâcheté.
J'ai envie de dire l'antichemin.
Elle brûle tout ce qu'elle rencontre y compris elle même.
Son "Bonjour Tristesse" me fait penser à un "Adieu tendresse" qu'elle n'osa jamais s'avouer.
Mon Dieu quelle triste vie, enfumée, alcolisée, pour quelques moments d'excitation.
Mais le film est très bien fait, et Testud, qui ne paye pas de mine, joue peut être le rôle de sa vie.
Il y avait surtout des femmes dans la salle, certaines qui avaient du vibrer avec Sagan dans leur jeunesse... Mes deux voisines, d'un certain âge vous avez compris, se disent à la fin : "C'est dommage, ça casse un peu le mythe, j'aurais préféré ne pas savoir!" Et oui vaut mieux continuer à se boucher les yeux...

Labyrinthe de Chartres


Plus que 4 jours!

J'ai envoyé un mail à tous ceux qui viennent, ou un courrier, avec quelques explications et mes coordonnées.
Si vous n'avez rien reçu faites moi signe.
Et pour tous ceux qui étaient intéressés mais qui ne pouvaient pas, qui m'ont joint et à qui j'ai dit: "désolé, c'est complet", je proposerais un autre voyage.

Très bonne semaine.

Ne parle pas trop...

Ne parle pas trop d'amour
Tu ne sais pas ce que c'est
Sens ton coeur en demande
Et découvre ton vide infini
Penche toi au bord de ce manque
Jusqu'à en tomber de vertige
Ne parle pas trop d'amour
Tu agaces le silence de mots inutiles
Tu fais fuir les simples
Et éloigne le vierge
Que ta demande éclate
A la seule lueur de ta nuit
Pleure de ce que tu n'as pas connu
Mais n'offense pas la terre
De tes mots galvaudés
Ne parle pas trop d'amour
Sinon ce sera lui
Qui jamais plus ne te parlera.

Confidences impersonnelles

Question : "Avant de faire office de guide, vous avez été un chercheur. reconnaissez-vous le pélerin que vous fûtes en ceux qui aujourd'hui viennent à vous?"

Réponse : "La grande différence tient à ceci : lorsque j'ai abordé Swamiji, j'avais derrière moi douze ans de pratique consciencieuse dans les groupes Gurdjieff, avais en tout passé plus d'un an de ma vie auprès de Ma Ananda Mayi, avais consacré quatre ou cinq mille heures à la méditation, approché nombre de maîtres, abondamment lu à propos du védanta et de la spiritualité en général."

Arnaud Desjardins à Gilles Farcet dans Confidences Impersonnelles.

dimanche 29 juin 2008

week end à Paris




Hier samedi on se balladait, ma belle et moi.
On arrive sur la Seine décidés à faire un tour en bateau mouche (bien que passionné de mer et de bateau, je n'ai jamais encore essayé ces promènes touristes). Au premier près de l a Tour Eiffel, il y avait un tel monde que nous n'insistons pas. Au suivant, le temps de prendre le ticket, et de courir car il est prêt à partir, on nous fait passer, puis on nous arrête, bref le bateau part et nous restons à quai avec nos tickets poinçonnés.
Un peu déçus je commence à rouspèter, mais on arrive in fine à se faire rembourser (on n'avait pas le temps de prendre le suivant).
Ca nous fait un drôle d'effet d'être à la fois dans une recherche de détente, de bons moments et de rater le départ pour 30 secondes. Je me suis demandé qu'est-ce que cela pouvait vouloir dire.
Bref on continue le long de la Seine jusqu'àu Grand Palais.
Marie voulait remonter vers les jardins, et moi je regardais s'il n'y avait pas un coin sympa pour s'arrêter au bord de l'eau.

On descend et l'on voit une sorte de maison sur les quais avec quelques tables et quelques personnes assises. Tiens une nouvelle buvette...parfait!
En arrivant deux hommes habillés en vénitiens nous accostent et nous proposent de s'asseoir et de prendre un café, gratuit, car il s'agit d'un espace de communication du site de rencontre Match.com (pub aussi gratuite!).
Il y avait des serveurs habillés en gondoliers, le petit bâtiment se voulant palais vénitien. Pourquoi Venise? Parce que c'est la ville des amoureux! La suivante étant Paris à ce qu'ils nous disent
Toujours est-il que nous voilà au bord de l'eau à se rafraichir d'une glace gentiment offerte.

Décidément on ne sait jamais ce qui peut se cacher derrière un bateau mouche raté!

jeudi 26 juin 2008

mercredi 25 juin 2008

Impermanence

"L'impermanence est l'essence de toute chose. L'impermanence c'est se rencontrer et se séparer.
Les gens n'ont aucun respect pour l'impermanence. Elle nous désespère. Nous la considérons comme une douleur." (Pema Chödron)

Lors de cette rencontre à Hauteville, c'est ce que je ressentais. On se rencontre, on voit plein de gens aussi qui se rencontrent, ce qui accentue l'impression d'une sangha en pleine vie, on mange ensemble, on fait des photos, on écoute les mêmes personnes... Puis il faut se dire au revoir, repartir chacun vers son chez soi. Souvent on ne dira pas aurevoir à tous ceux à qui on l'aurait souhaité.
Et pourtant c'est bien la réalité de toute chose : il y a un début, une durée, une fin.
On se dit à bientôt, à la prochaine, peut être sera ce dans longtemps, qui sait?
Qui s'accroche à l'impossible durée?
Qui veut encore rester dans ce sentiment d'union à l'amitié qui se vit, à la non séparation rassurante, à cette foutue chaleur humaine qui nous fait du bien?
Rien ne dure. Et heureusement!
Parce que si on changeait la loi de l'impermanence, alors les mauvais moments dureraient, la douleur durerait, vous imaginez...
Il faut que les choses qui naissent meurent. C'est à nous d'apprécier l'aspect fugace du vivant éternel. Il faut apprendre à vivre dans l'instant qui meure. Il faut apprendre à se désaisir d'un besoin de sécurité. Se satisfaire de ce qui est là, c'est ne plus espérer un futur meilleur.
Oser être vulnérable avec ce qui va et qui vient.
Si on était aussi présent à ce qui vient, on regretterait moins ce qui s'en va.
Rester présent à l'impermanence, c'est tout le chemin.

Voûtes







Avez-vous déjà pensé aux différents sens du mot voûte?
Une voûte dans une église bien sur, avoir le dos voûté, être envoûté...
A quoi cela vous fait-il penser? A une idée de protection sans doute.
Voûte vient d'une racine indo-européenne "wel" qui veut dire rouler.
En grec "eluein" signifie rouler, s'envelopper dans. En latin "volvere" a le même sens.
Ce qui a donné : volute (bande roulée en spirale du chapiteau ionique), volumen (rouleau de papyrus), volume, volubile (qui tourne vite), devolutio (abandon), evolutio (déroulement), involvere (enveloppe), revolvere, révolution, etc..
En allemand "walzer" valse. En dérivent aussi val, vallon, vallée, avaler, dévaler, ravaler...
Et révolte, voltiger, désinvolte, révolver. Hélice, hélicoptère (du grec eluein)...
Mot très riche, qui révèle à mon sens une certaine sensualité.
En architecture il y a les voûtes en berceau, dans lesquelles on peut se sentir envoûté, en tout cas qui donnent bien ce sentiment de protection et de douceur, comme un berceau...

mardi 24 juin 2008

Vigilance

" LA VIGILANCE,
C'EST LA SIMULTANEITE DE CE QUI VOIT ET DE CE QUI EST VU"

Voyage à Chartres


Ca approche... On en a reparlé avec quelques uns lors de l'AG.

Il se trouve que certaines personnes en ont parlé à d'autres, et que de nouvelles demandes sont apparues... Le groupe a été arrêté à une petite vingtaine de personnes, compte tenu du logement, et de l'organisation générale.
Pour ceux et celles qui n'ont pas pu se libérer, ou qui sont intéressés mais l'ont appris trop tard, je propose un second voyage. Par contre sachez que ce sera forcément un vendedi après midi.

Je rappelle sinon que l'on se retrouve le vendredi 4 juillet vers 14 H 30 devant le portail principal de la cathédrale. On laissera le temps aux derniers arrivants de se reposer de la route afin de ne pas démarrer dans la précipitation.

Je n'ai aucune idée du monde qu'il y aura sur place, aussi je voudrais vous donner déjà quelques conseils.
Bien sur vous allez voir le labyrinthe, mais l'important c'est de sentir ce qui s'y passe, de le vivre essentiellement avec son corps. Plus vous arriverez dans l'excitation ou dans votre tête, moins vous sentirez. Il y aura peu de temps pour s'y préparer, et je ferais le maximum pour vous y aider. Mais essayez d'arriver dans un état d'esprit le plus calme possible, ouvert au ressenti.
Imaginez que lorsque cela a été fait, les gens marchaient à pied, et il y avait certainement moins de tension dans l'air. Une cathédrale n'est pas un marché ou un un lieu quelconque.
Ne vous engagez pas trop vite dans la joie des retrouvailles et les paroles qui emportent.
N'y allons pas en touristes.
Je vous promets la soirée pour partager, échanger, et vous lâcher...
Sinon prenez des chaussures souples, des vêtements amples.
On en reparle...

lundi 23 juin 2008

Une semaine après

Le désert en fait c'était une semaine à Hauteville...

Le but d'une retraite c'est de développer le plus possible la présence à soi même.
De viser le souvenir permanent.
De voir ce qui se présente instant après instant, à l'extérieur et à l'intérieur.
L'intérieur en fait c'est aussi l'extérieur, pour celui qui regarde.
Ne pas viser la paix, ne pas viser le silence, ne rien viser d'ailleurs...
Juste développer la présence à soi même,
Incessamment et toujours.

Je me disais : "Vraiment, croire qu'il faut être plus avancé, mieux dans sa tête, plus parfait, plein de qualités quoi, débarassé de ses "problèmes", ou sans emmerdes trop graves dans le quotidien, est un leurre qui ne doit pas nous empêcher d'être présent à ce qui est!"

Je le dis maintenant, et j'ai mis des années à le comprendre, sinon deux décennies, mais c'est fondamental.
D'abord il faut comprendre la réalité de ce fait de voir, d'observer, d'être vigilant, et ensuite avec de la pratique on découvre que l'on peut y revenir à chaque instant.
Peu importe qu'il y ait des pensées, que l'on dise une connerie, ou que des vieux mécanismes égoistes ou autres se présentent, l'important c'est d'y être présent. Etre vraiment présent ça aide à l'acceptation, c'est un processus de détachement, de désidentification qui se met en place. Ca change tout.
Ce n'est plus l'événementiel qui prime, mais cet état de présence.
Je suis sur que beaucoup passent à coté de cette compréhension toute une partie de la vie, sinon toute leur vie.
Ce sont les exercices de Douglas Harding qui m'ont éclairé, mais il a fallu encore des années pour comprendre vraiment de quoi il s'agissait.
Quand on a compris, alors on peut commencer à pratiquer.
Quand on pratique, il y a des résultats.
Ce n'est pas possible autrement.
Il n'y a pas à s'améliorer, ça c'est de l'ordre de l'avoir.
Mais combien de temps cela m'a pris pour le découvrir!
Vous savez il y a une sorte de jeu, ou chacun va dire le niveau d'infantilisme auquel il était quand il a rencontré l'enseignement. Moi aussi j'étais dans les meilleurs des plus mauvais!!!
Et pourtant j'estime que j'ai eu, aussi, beaucoup de chance.
Très bonne rencontre avec vous même.

dimanche 15 juin 2008

A bientôt

Je pars vers le désert...
On se retrouvera, ou découvrira, sans doute pour certains dans une semaine à Hauteville.
Restons dans nos coeurs.

Moines du désert d'Egypte


Monastère de Saint Bichoï
Le moine s'est assis, face au désert, sous le porche du monastère. Discrètement, nous nous asseyons à quelque distance. La longue barbe blanche éclaire la nuit et révèle l'intense lumière d'un regard inlassablement fixé à l'horizon. Le silence du moine se fond avec celui du désert - un silence qui vient nous chercher et nous emmène. Le moment se prolonge. Le moine se tourne vers nous et sourit. Si j'osais...
"Aboune, accepteriez-vous que je vous prenne en photo?" La réponse est dans son élan intérieur à se lever, à poser ses mains sur sa canne; il est prêt.
Puis, ses mains, aussi légère que du coton, se posent longuement sur nos têtes.
Nous nous asseyons. De nouveau, le silence.
Extrait du merveilleux livre d'Alain et Evelyne Chevillat : Moines du Désert d'Egypte.

samedi 14 juin 2008

Combien de temps à Vivre?

Vous êtes-vous déjà demandé ce que vous feriez s'il ne vous restait plus que quelque temps à vivre? Un an, quelques mois, quelques semaines, une journée...
Moi oui!

Il y a longtemps j'avais entendu un reportage sur une forme de thérapie du cancer. Si on considère que c'est psychosomatique, comme tout sans doute à la base, alors on peut imaginer qu'aller dans le sens de la détente ne peut que faire du bien.
Il y avait donc une personne qui venait d'apprendre qu'elle avait un cancer. Et son thérapeute lui a suggéré de se faire plaisir, de profiter de la vie, avant que la vie l'emporte. Du coup elle est partie en voyage, plusieurs mois... Toujours est-il que 6 mois ou un an après, il n'y avait plus trace de cancer! La vie avait coulé dans le sens de la vie!

Pourquoi faut-il que l'on soit poussé à bout pour agir?
Pourquoi faut-il passer par la souffrance pour se poser des questions?
Je ne sais pas, mais c'est souvent ainsi!

S'il ne me restait plus que quelques jours à vivre, je les passerais auprès d'un sage sans aucun doute. Je n'ai jamais connu ailleurs autant de profonde extinction de toute envie d'ailleurs.
Comme dit Daniel "Quoiqu'il arrive, rien ne manque!"
La première fois que je l'ai entendu dire ça, c'était énorme. Mais c'est bien de ça dont il s'agit.
Un sage transmet ce qu'il vit à son alentour. C'est palpable. C'est possiblement vivable.
Que cela dure ou pas peu importe, cela ne dépend pas de nous, mais notre soif appelle le breuvage, que dis-je, le nectar!

A l'époque où nous allions voir Amma chaque été en famille alors qu'elle était en tournée en Europe, nous étions littéralement happés par elle. Une fois on rentrait de la voir à Assise, et nous sommes retournés depuis Bordeaux vers la Suisse où elle était ensuite. En voiture!
On se disait : "Si c'était Jésus, et qu'il ne serait là que pour quelques jours, on ferait le voyage sans discuter. Et bien comment rester ici alors qu'Amma n'est qu'à 1000 km?"

Vous savez que les Boudhistes nous exhortent à vivre aujourd'hui comme si c'était le dernier jour!

vendredi 13 juin 2008

Egon SCHIELE




J'ai découvert Schiele lors d'une exposition à Paris il y a deux ans sur Klimt et lui.
J'ai été complètement séduit. Il a un coup de crayon très sur, un sens aigu de l'essentiel, il jette ses traits comme un instantané de vie. Des couleurs douces ou fortes, mais justes.
C'était un jeune surdoué, tourmenté et obsédé, sans tabous donc explosif.
Il est mort à 28 ans. Un Rimbaud de la peinture!
On voit pas mal de livres sur son oeuvre maintenant, je vous conseille.

jeudi 12 juin 2008

Pen Duick






















Eric TABARLY

Je me souviens très bien du 13 juin 98, c'était le week end de l'assemblée générale à Hauteville.
J'avais dormi sous la tente dans les collines. Au matin j'écoute les infos dans la voiture et la nouvelle tombe : Tabarly est mort, noyé, tombé de son Pen Duick en pleine nuit, alors qu'il réduisait la voilure car le vent montait...
Ca m'a fait un choc sur le moment. Les mythes ne sont pas éternels! Et pourtant...
Tabarly est un homme rare, certainement, arrivé à un moment clé dans l'histoire de la voile et dans l'histoire des Français. Il fut le Français le plus aimé de ses concitoyens pendant un temps.
Il est venu prendre une place de héros, peut être parce qu'il fut le premier Français à gagner une course qui est tout un symbole : la traversée de l'Atlantique en solitaire, en battant de loin un Anglais, puis en les battant maintes et maintes fois par la suite.
Il aimait les courses en solitaire, il avait une force incroyable, une volonté, une ténacité dans l'épreuve, il était dur au mal. Il fuyait plutôt les gens et les médias avec leurs questions à la con, et même les politiques qui se l'appropriaient. Il était discret, simple, tentant des choses que personne n'avait faites avant lui.
Est-ce que cela vient de lui, des médias, tout un concours de circonstances bien sur, mais il fut un déclencheur, un novateur, un fonceur calme, "l'idole des houles", bref lui qui ne cherchait surtout pas la gloire il fut aimé du grand public.
A tel point qu'un film vient de sortir sur lui cette semaine. Et même la cité de la voile à Lorient porte son nom.
A t'on besoin de héros immortels? Comme Pelé au Brésil!
Bien sur je me souviens quand il a gagné la transat en 64, et puis de la suite... Né au bord de la mer la passion était là. Et puis j'ai croisé Pen Duick VI par deux fois en mer, et même croisé l'homme à Paris à la sortie d'un film sur la mer. La dernière fois c'était à Brest...

Mais en dehors de tout ce qui s'est dit sur lui, il y a d'autres aspects moins connus du grand public. Des parents qui l'ont aidé bien sur, mais sévères, son père le battait parfois, sa mère (très catho) lui a refusé sa maison quand il a débarqué avec une femme asiatique mais mariée et déjà mère. Il dut s'en séparer mais ce fut douloureux.
Parce qu'il n'avait pas de maison! Quand il n'était pas en bateau, il vivait chez ses parents, chez des amis, Pourquoi une maison finallement puisqu'il se suffisait de peu et que tout ce qu'il gagnait passait dans les bateaux? C'était un marginal en fait, et si c'était un marin hors pair, il parait qu'il n'avait pas le sens pratique pour gérer ses affaires.
Il s'est planté nombre de fois sur les rochers ou les hauts fonds!
Du coup j'ai regardé son thème astrologique chinois (que je pratique un peu). Il est Métal avec un support de Terre très important. Je passe les détails, mais cela confirme un caractère tétu, tenace bien sur, mais raide aussi, manquant de souplesse et de diplomatie. Il avait des idées bien arrêtées, et plutôt traditionnalistes (et quand on regarde sa mère...), mais bon...
Ainsi il disait qu'il préférait naviguer sans harnais et se sentir libre, plutôt que d'être attaché pendant 40 ans... Il disait aussi qu'un homme qui tombait à l'eau n'avait pas sa place sur un bateau!
C'est ainsi que fidèle à ses principes, il tomba à l'eau dans une manoeuvre pas évidente, de nuit, sur un bateau pas fait pour la pleine mer, au large de l'Angleterre. Ses amis et équipiers étaient à l'intérieur, à dormir plus ou moins, le laissant seul à la manoeuvre à 68 ans! Bon, sans commentaires! Dans de l'eau à 11° après avoir été à moitié assommé, même les héros ont des limites!
Le miracle (enfin!) c'est qu'il fut retrouvé quelques jours plus tard dans le filet d'un pêcheur.

Dans son thème, il y avait trop de Terre et pas du tout d'Eau. Si je faisais le thème complet, je pense que j'aurais quelques explications sur les périodes où il a tout gagné et sur celles où il connut des échecs. L'Eau l'équilibrait naturellement, d'où sa vie. Quand il y avait trop de Métal et trop de Terre cela devait être dur. La nuit du 12 au 13 juin était Terre avant que de passer au Métal. 98 était une année Terre, Juin était Terre, et l'heure de sa mort Métal!

Eric, quelle destinée!
Etre libre des mythes, c'est aussi un parcours tu sais!

Bien sur toutes les phrases sont de lui.

Qui a dit ?

" L'homme a besoin de passion pour exister."

"La confiance est un élément majeur : sans elle, aucun projet n'aboutit."

"La vie est faite d'espèrance."

"On a, parfois, des compensations dans les momenst délicats de la vie."

"La chance peut prendre la forme d'un homme qui peut changer un destin."

"Le temps se rétrécit ou semble s'accélérer à mesure qu'approche la date du but à atteindre."

mercredi 11 juin 2008

Paroles de Ramdas

Dieu est un mystère.
Vous ne pouvez pas dire ce qu'il est et ce qu'il n'est pas.
Quand vous pensez à Dieu vous restez perplexe.
Que dire de Lui alors?
Dans une telle condition les mots coulent de Ramdas.
Il dit quelque chose de Lui.
Le moment suivant il contredit ce qu'il a dit.
Il ne parle pas, les mots s'écoulent de lui.
Quand les opposés se heurtent et disparaissent,
Ce qui reste est le silence.
Vous pouvez parler seulement de l'un des opposés à la fois,
Lumière ou nuit.
Que pouvez-vous dire de cela, qui est au delà de la lumière et de la nuit?
Vous pouvez concevoir la lumière, concevoir la nuit,
Mais pas ce qui est au delà.
Même ainsi Dieu peut être réalisé, mais il ne peut être exprimé,
Il ne peut être défini.
Il serait futile de décrire l'indescriptible,
D'exprimer l'inexprimable.
Il est le témoin de son silence.
Il est aussi le témoin de sa parole.
Il est le silence.
Il est la parole et il est au delà du silence et de la parole.
Le silence ne peut décrire Dieu.
La parole ne peut Le décrire.
Il ne doit y avoir ni parole, ni silence.
Il est la Nature Divine pénétrant tout, incluse en tout, transcendant tout.
Dieu est à la fois actif et inactif.
Le décrire est difficile.
Nous formons nos propres idées sur Lui,
Mais Il est au delà de toutes les idées.
Il est au delà de toute pensée, de toute imagination.
L'imagination ne peut s'élever jusqu'à Lui.
L'esprit ne peut Le saisir.
Les mots ne peuvent pas le décrire.
Il n'y a rien que Lui.

Le Guru - Les Saints


"La société des Saints est le moyen le plus sur d'éveiller le coeur à la conscience de Dieu. L'aspirant doit les approcher en toute humilité et avec l'attitude voulue pour recevoir leur influence illuminante. Les Saints ont toujours de la sympathie et sont gracieux. Ils irradient l'Amour, la paix, et la Joie car ils sont l'incarnation même de Dieu sur terre.

Question : Comment l'influence du Saint est-elle sentie par l'aspirant?

Ramdas : Le Saint n'accomplit aucun acte délibéré. Son influence est si puissante que la transformation prend place dans le disciple quand il est simplement présent devant lui. C'est le pouvoir de "l'Atman", le Soi. Les sens et l'esprit n'ont rien à faire ici. Le corps et les yeux sont seulement des véhicules pour la transmission. Autrement il n'y a aucune raison d'aller voir un Saint et d'avoir un contact avec lui. Notre expèrience nous apprend qu'un tel contact nous éveille et nous illumine d'une manière mystérieuse... C'est suffisant si vous vous asseyez tranquillement devant le Saint. Il n'a pas besoin de vous parler. Si vous comprenez quelque chose à ce qu'il dit, ce sera seulement intellectuel... Votre esprit deviendra silencieux par le choc de la personnalité du Saint sur vous. On dit avec juste raison que "mauna", le silence est Brahman. Un esprit silencieux, pur, calme, est lui même le Moi ou Brahman."

mardi 10 juin 2008

Tout change tout le temps

La vie vient de me prendre au mot!
Après avoir parlé la semaine dernière de mon rapport "chronophage" (merci Mabes) au blog, je me lève vendredi matin avec un nouveau sujet en tête... A envahir la méditation (chapeau le mental)!
J'allume l'ordinateur... qui ne fonctionne pas. J'attends, j'éteins, je rallume. Rien. Tois fois de suite. Toujours rien. Bon ça ne marche plus. Je ne sais pas pourquoi puisque je n'y connais rien.
Et là monte une frustration... Incroyable!
Moi qui avais envie de partager plusieurs choses à la fois ce matin. Il ne me restait plus qu'à voir tout ce que cela soulevait en moi: l'attachement, la dépendance, le besoin de dire, la solitude, le comment vais-je faire, et si c'était grave, et si tout était perdu (le professionnel, les photos, les écrits...), n'ayant rien sauvegardé.
Quelle leçon!
Le soir je demandais de l'aide au voisin (le vendeur en fait, et spécialiste), qui me l'emmène.
Bref après 5 jours d'attente, je le récupère, nettoyé, et avec l'interdiction ultérieure à mon fils d'enregistrer ses machins...
Cela m'a permis d'expérimenter cette dépendance à l'ordinateur, et d'imaginer ce que serait une vie sans ordi. Je n'avais plus envie d'écrire du coup, sur du papier j'entends.
Et pourtant j'ai acheté un livre blanc le samedi, pour écrire bien sur, j'adore les feuilles vierges, les cahiers à remplir, sans me souvenir à ce moment là que l'ordi ne marchait plus. Je le découvre ce soir en l'écrivant que c'était sans doute mon désir inconscient d'écrire qui avait été arrêté et que je préservais à travers ce livret vierge...
Et puis Marie, ma compagne, était là ce week end, ce qui a du éloigner quelque peu le sentiment du manque, voire éviter le suicide!
Ce soir je commençais plus à m'inquièter par rapport à mon travail.
Et à 20 H le voisin arrive avec l'ordi, et quelques mesures à prendre d'urgence...

Honnêtement j'imaginais les lecteurs que vous êtes aller sur le blog pour découvrir le post du jour, une fois, deux fois, enfin plusieurs fois par jour, jusqu'à ce que l'évidence soit là : il n'y a rien aujourd'hui, puis aujourd'hui encore, puis encore. Tiens, qu'est-ce qui se passse? Le rythme a vraiment changé!
J'ai eu envie de prévenir qu'il y avait un problème.
Un problème? Quel problème? Que de la réalité! Donc changeante. Rien ne dure.
Ah les belles paroles! Mais oui. Il n'y a que ça. Des habitudes que l'on prend, que j'avais prises, et puis la vie qui en décide autrement, histoire de rigoler...
Mettre de la sagesse dans sa vie, c'est apprendre à en rire finallement.
Le grand ordonnateur avait mis le petit ordinateur en panne, histoire de mettre un peu de piquant dans la vie du blogueur accro.
Tout d'un coup l'horizon s'est bouché...

jeudi 5 juin 2008

Foi et soumission

Je ne résiste pas à l'envie de partager un texte de Ramdas lu hier soir.

"Qu'est-ce que la foi?
L'abandon, sans poser de questions à la volonté de Dieu est la foi.
Quoi que ce soit qui arrive est attribué au travail de Dieu. Dieu est considéré comme grand et bon. Il est l'unique dispensateur de toutes choses. Puisque tous les événements, les changements et les mouvements procèdent d'un coeur toujours rempli de bonté, d'amour et de miséricorde. Il n'y a rien contre quoi on puisse récriminer, rien en quoi on puisse trouver une faute, rien sur quoi se chagriner, rien dont on puisse être anxieux, et rien dont on puisse être effrayé - tout, tout est fait par Lui. Il travaille toujours pour l'harmonie et la joie. Ainsi dans le coeur de toutes choses et de ce qui arrive, c'est Lui qui existe et qui est au travail. Quand cette foi est la nôtre, Dieu devient notre compagnon infaillible, notre guide et ami, et nous faisons toutes les actions par Sa Volonté, c'est à dire poussé par Lui. Il est en nous et partout autour de nous. Tous les doutes et toutes les craintes s'évanouissent maintenant et nous atteignons un état de liberté qui est lui-même Paix et Félicité absolues."

mercredi 4 juin 2008

En guise de réponse

Que dire de tous ces commentaires, que je n'attendais pas, qui me vont droit au coeur...
Je n'ai jamais pensé arrêter, à la rigueur changer de rythme, mais je suis devenu accro à quelque chose qui me dépasse. Et j'imagine même que cela pourrait déboucher sur autre chose...Mais chaque chose en son temps.
Alors pour vous remercier, un écrit que je réservais pour plus tard.


Poête avant que d'être, j'écris un peu pour rire
Quelques contes de principe que personne n'admire.
Je ne suis passé maître en aucune matière,
Et si je peux paraître, pardonnez mes manières.
N'est-ce pas propre à l'enfant que d'imiter son père,
Et se prendre pour un grand alors qu'il tête sa mère?
Je ne sais dessiner, ni ne sais raconter,
Je ne sais consoler, ni encore bien aimer.
Je voudrais susciter, pour vous qui écoutez,
Le silence du coeur pour un baiser de paix.
Je suis un étranger qui cherche dignité,
Car je marche blessé, peut être vous l'ai-je caché.
Enfin j'avance un peu, toujours ça de gagné.
Le pays où m'en vais n'a pas carte détaillée,
Celui que j'ai quitté des panneaux par milliers.
Au désert parait-il, on peut mieux regarder
Ce qui manque, ce qu'on veut, ce qu'il faut ajouter,
Et puis j'ai découvert que si le corps souffrait,
Par contre à la lumière, un autre oeil s'allumait.
Mais je n'en veux parler qu'en termes mesurés
De peur de malmener l'enfant qui en moi nait.
Voyez, vous vous taisez, c'est pour me faire parler,
C'est à n'en point douter une ruse du malin,
Il m'a déjà conduit en de mauvais ravins!
Mais j'ai aussi compris que tout est le chemin,
Tâche d'exigence qu'il faut mener à bien.
Tenez, je vais vous dire un peu de mon secret:
Il vous faudra marcher, et puis vous bien secouer,
Afin que ne résiste que ce qui doit rester.
Alors, à n'y pas croire, on se sent plus léger.
Mais vraiment le plus dur n'est que de commencer
Tant la machine grince à ne vouloir bouger.
Ne vous laissez jamais au désespoir aller,
Il s'en trouve toujours un qui vient pour vous aider.
Il se peut ce jour là qu'au hasard vous croyez,
Alors vous chanterez en parlant de la chance.
Attention, dites merci, ça parait évidence,
On n'est jamais si loin d'une nouvelle panne d'essence.
En fait c'est pour pallier à toutes nos carences,
Il faut développer en nous la vigilance,
Ne pas s'laisser aller à toutes nos attirances,
Plutôt se libérer de tous désirs des sens
Pour ne pas accentuer la ronde des renaissances.
Ca prendra des années, je suis dans l'expèrience,
Mais même encore le temps, il faut laisser tomber!
Quittez votre voiture, marchez plutôt à pied.
En vérité, de tout il faut se dépouiller,
Car il existe en nous cette capacité
Qui pourrait nous conduire, si elle est bien menée,
A l'amour, à l'union, avec cela qui est.
Pardonnez-moi, amis, il faut que je vous laisse,
On est tous appelés vers une quelconque messe,
Je vous rends mille sourires que je n'ai su donner,
Et puis je vais me taire pour mieux vous écouter
Car vraiment cette paix, que je veux vous laisser,
Se trouve dans le silence, cet éloquent parler...
écrit à Shantivanam en 81

A propos du blog

Après l'enthousiasme du démarrage, la recherche des sujets, le rendez-vous du jour devenu une sorte d'obligation, l'envie d'en mettre plein à la fois, et peut être plein la vue aussi, la satisfaction du résultat, la surveillance des commentaires, l'étonnement de ce que je peux sortir parfois, bref après bientôt six mois d'existence, je vis le blog différemment.
J'ai toujours la chance, en tout cas je le prends ainsi, d'avoir quelques commentaires.
Du coup je me dis : "C'est sympa, tu lances des trucs, y'a des retours, ça te fait penser à autre chose, il y a un coté d'imprévu, de nouveauté, qui égaie le quotidien..." Bref c'est gratifiant!
Il y a des jours où j'y passe trop de temps, du coup j'imagine ça comme ce qui pourrait être une sorte de semi activité. Mais il faut assurer le boulot derrière.
Il y a aussi une sorte d'émulation intérieure : essayer d'être original, faire connaître des choses que je n'aurais pas imaginer partager, découvrir que cela peut devenir parfois un vrai travail de recherche, bref une motivation à se sortir un peu les tripes...
En général je n'ai pas trop de plan particulier, ça vient facile, j'ai quelques réserves. Pourtant je sens aussi depuis peu une sorte de fatigue, sans doute avais-je mal dosé le temps passé au blog, et le temps qui doit être consacré aux autres activités. Bref les journées sont bien remplies!
Je me sens un peu dans un tournant, en tout cas c'est en devenir...
Ce que je découvre c'est que c'est vivant, que ça me fait bouger, et que cela pourrait susciter des changements éventuels.
A voir...
Je vous remercie de me donner envie de poursuivre cette petite aventure!

phare



Petite station balnéaire dans le sud de l'Inde...

mardi 3 juin 2008

Du bouton au crayon



Il y a deux ans je suis retourné en Inde, 25 ans après mon premier voyage.
Lors du premier je n'avais rien dans mon sac.
Lors du second j'avais 2 appareils photos : l'argentique avec deux objectifs, et un numérique (bridge). C'est difficile de se séparer comme ça de son argentique!
Et puis de quoi dessiner. C'est encore plus difficile de s'arrêter pour dessiner! Pourtant ça pèse beaucoup moins lourd dans un sac.
Je n'avais que quelques feutres de couleur...
C'est dans le Kérala, tout à fait au sud.