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lundi 31 décembre 2012

C'est pour bientôt


Cela fait cinq ans que le blog existe, plus une semaine puisque je l'avais commencé le jour de Noêl.
Il m'a permis de dire pas mal de choses, sans me douter jusqu'où cela pouvait aller. Il a permis aussi de me relier à d'autres blogs, de faire des rencontres, certaines virtuelles, d'autres bien réelles. Il a permis de faire quelques week ends sympathiques en des lieux assez particuliers.
Je remercie celles et ceux qui s'arrêtent avec moi auprès de l'horizon.

Pour cette année 2013, j'ai des envies de voyage dans la tête. Je vais déjà reproposer quelques idées de voyage en groupe. Je pense à un week end de 3 jours à Vézelay et Fontenay qui n'avait pu se faire l'an dernier, et organiser un circuit de 8 jours autour d'Assise. Je réfléchis aux dates, aux périodes.
Il y a les vacances de Pâques, les ponts du mois de mai, et les grandes vacances... Si vous êtes intéressés, merci de le faire savoir, cela aidera sans doute à la mise en place.

Je vous souhaite une année 2013 la plus paisible possible. 
Que votre coeur soit nourri.

dimanche 30 décembre 2012

Ce qui apparait peut être caché.

Parfois il y a des personnes qui viennent dans nos pensées, sans que l'on sache pourquoi. Ces derniers temps , c'était Nadège Amar. Curieusement, une amie vivant en Inde me parle d'elle, il y a 3 jours, dont elle a eu des nouvelles récemment.
Hier, dans ma librairie d'occasion préférée, je tombe sur quelques livres que je ne connais pas encore mais qui me tentent bien : "Une passion" de Christiane Singer, à propos de la relation entre une religieuse, Héloïse, et Abélard. Puis un livre de Richard Bach, l'auteur du célèbre Jonathan le goéland, qui s'intitule "Vole avec moi". Enfin un livre sur l'histoire romancée du Bouddha : le sourire du sage de Patricia Chendi.
A part Christiane Singer dont j'ai cherché des livres, les autres sont apparus devant moi, ce qui est un bon signe, en tout cas que je remarque comme tel.
Dans le rayon de spiritualité, rien ne me tente en particulier. Je trouve que j'en ai déjà un bon paquet à la maison, et puis j'ai trouvé récemment un livre d'Eric Barret sur l'abandon, pour Noêl, donc j'ai du pain sur la planche. Mais je fouille presque systématiquement, des fois que...
Vous savez, sur ces étagères, il y a parfois les livres qui sont devant, dont on lit les titres, et puis ceux qui sont derrière. Cela veut dire qu'il faut enlever ceux de devant pour regarder ceux du fond. Je me mets à l'ouvrage bien sur, puisque le simple fait de toucher les livres et de chercher me fait déjà plaisir. Le dernier qui reste, dans l'ordre que j'avais choisi, est celui de Nadège Amar : "Cheminer avec la méditation". Je l'avais feuilleté lors de sa sortie l'an dernier, mais pas acheté. Là, à moitié prix, je le prends en me disant qu'il n'y a pas de hasard, une fois encore.
Il était caché. Pourquoi l'ai-je cherché? Le mystère de la vie...


samedi 29 décembre 2012

de l'ordi au destin

"Dieu a implanté, si l'on peut dire, un ordinateur en chacun de nous, 
qui enregistre toutes nos pensées et nos actions. 
Notre destin est fait à partir de ces enregistrements."

Chandra Swami

vendredi 28 décembre 2012

Rencontre

Merci à Anne http://depierreetdeau.blogspot.fr/ grâce à qui j'ai pu découvrir ce film dont j'avais entendu parler.
Il s'agit de la rencontre entre Alexandre Jollien et Philippe Pozzo di Borgo qui a inspiré le film "Intouchables".
C'est passé récemment sur Arte et vous pouvez encore le voir sur le site : http://www.arte.tv/fr/de-chair-et-d-ame/7089442.html. C'est un bijou, mais il faut vous dépêcher.

Il y a aussi quelques perles à écouter...

mercredi 26 décembre 2012

dur, dur...


Dés qu'il y a un "pourvu que ça dure", nous voilà mal barrés!

Alexandre Jollien (Le philosophe nu)

mardi 25 décembre 2012

Noêl

NOEL CHALEUREUX
A CHACUN

Fermez les yeux et écoutez

Palais ou paille...

Comment se fait-il que Bouddha soit né dans un palais,
Alors que Jésus est né dans la nudité de la paille?
L'un est né hyper protégé, l'autre dans l'insécurité totale...
L'un chercha à comprendre le sens de la vie en quittant sa famille, sa demeure parentale,
N'est-ce pas ce qu'enseigna l'autre ?
"Si tu veux me suivre, abandonne tout ce que tu possèdes!"
Qui pourrait naître aussi pauvre et l'assumer?
Qui pourrait naître aussi riche et tout quitter?
Faut-il avoir la foi, faut-il être appelé.
Comment oser se plaindre d'un autre manque?
Ne sommes nous pas plus pauvre finalement
De ne pas avoir cette absolue confiance ?
Que la vie donne, que la vie prenne, 
Tenter l'au delà des extrêmes.
Se souvenir sans cesse d'être
En de-ça de toute apparence, 
Ou de toute circonstance.
Naître à ce qui n'est pas nous
Jour après jour, nuit après nuit,
Une flamme allumée dans le coeur.

lundi 24 décembre 2012

Notre Père

Y a t-il une étoile?

Il fait un temps printanier, et c'est la veille de Noêl. J'aimerais bien passer quelques jours d'hiver dans une cabane sous la neige. Un rêve personnel. Aller chercher du bois pour alimenter le feu. Sentir les pas crisser sur le sol blanc, immaculé. Hier soir passait le film "le dernier trappeur" de Nicolas Vanier. Je me demandais où existait un endroit pareil pour s'installer dans la nature. Assez loin des hommes, assez près de la beauté...
Je me sens une âme de vagabond, bien qu'amoureux des paysages. Un jour ici, un autre jour là, y a t-il un lieu qui n'en appelle pas d'autre?

Y a t-il un à tout jamais, qui n'appelle pas autre chose?
Oui, nous disent les écritures,
Le caché qui se fond dans le reste,
Le tout petit qui se mêle à l'immense,
L'impersonnel qui n'exige plus rien,
L'ombre qui périt dans le lumineux.
Y a t-il une étoile qui veille sur notre destinée?
Qui nous dit : c'est par là, j'éclaire ton chemin.
Laisse toi faire, attend un peu,
Plus tu lâches, plus je t'aide...


dimanche 23 décembre 2012

apôtre

C'est la période de l'envoi des voeux...
Qu'est-ce qu'envoyer sinon que se démettre de quelque chose. Que ce soit un paquet, une parole, une pensée, ou une bise...
Le mot "apôtre" vient du grec apostolos qui signifie une mission, ou son accomplissement. C'est le fait de quelqu'un qui est envoyé en avant, un messager, un ambassadeur.
Il est composé de apo, l'idée de séparation, mais aussi d'origine, et de stello qui signifie : mettre en place, se préparer, arranger, mettre en ordre, mais aussi : diminuer, faire cesser, contracter, se déplacer, s'en aller.
Il y a plusieurs sens possibles.
L'apôtre est un envoyé de Dieu, quelqu'un qui est à la fois dans cette proximité du message qu'il délivre, et dans l'envoi de sa propre personne.
Le sens de stello peut nous faire comprendre que c'est quelqu'un qui s'est mis en ordre, qui s'est déjà arrangé, c'est à dire qui est dans l'ordre de ce qu'il délivre. Mais si on regarde le sens général de faire cesser, diminuer, on peut imaginer qu'il s'agit d'un état intérieur, peut être même d'un mouvement intérieur qui a cessé, ce qui revient à cette idée d'arrangement.
Il s'en va transmettre au loin ce qui est immobile en lui.
Un envoyé est aussi quelqu'un qui envoie, un rayonnant en quelque sorte.
Je ne sais si je peux vous envoyer quelque chose, peut être juste laisser quelques paroles.

samedi 22 décembre 2012

Courses de Noêl

Direction le centre ville pour faire les achats de Noël.
Je dois faire une course pour quelqu'un de la famille. Où? Chez Hermès! Il faut dire qu'Hermès Trimégiste me parle plus qu'Hermès tout court. C'est une marque de luxe dont je ne connaissais même pas le magasin bien qu'étant déjà passé devant.
Je rentre. Je vois une première personne derrière un comptoir de foulards. Venant pour récupérer une commande de parfum, elle me fait signe de m'adresser aux deux femmes derrière qui s'occupent du rayon. Je donne le nom du parfum en question et celui de mon beau frère qui l'a commandé. La jeune femme s'en va le chercher. Pendant ce temps je regarde un peu autour de moi, les gens dans un premier temps. J'ai l'impression qu'il y a plus de personnes pour servir que de clients. Tous habillés en noir, tirés à quatre épingles, coiffure impeccable, chaussures neuves, en tout cas étincelantes. Pas trop coincés. J'ouvre les yeux comme des assiettes. Il y a au moins dix personnes disponibles pour les clients. Je me dis alors qu'il faut faire un sacré chiffre d'affaires pour nourrir tout ce personnel.
C'est alors que je commence à regarder les prix. Le premier rayon à côté concerne les ceintures. La première que je vois est à 2 300 euros. Ah, d'accord, me dis-je. Ce n'est pas ici qu'on se serre la ceinture!
Du coup je m'avance et lorgne les étiquettes : quelques mocassins à 600 euros, des boutons de manchette à 2 ou 300 euros, des cravates au même prix. C'est le genre de magasin où l'on peut dépenser 10 000 euros pour s'habiller sans trop se forcer si je comprends bien.
Finalement, vu le personnel, c'est une démarche sociale que font les riches en venant consommer ici...
Je regarde la tête des clients. Certains sentent le riche, mais c'est loin d'être la majorité. Je m'aperçois dans une glace et vérifie mon habillement. Ca va, je dénature pas trop. Je n'ai pas de ceinture, ni de 4 x 4 garé sur le trottoir...
Le paquet est prêt. Il me reste à payer dans un endroit un peu à l'écart à l'autre bout de la porte d'entrée. Sans doute pour se protéger du vol.
Je fais le chèque. Le montant n'est pas dit. C'est en voyant le chiffre imprimé dessus avant de signer que je le découvre. Cela fait cher du litre, mais quand on pense au prix de l'essence et au temps que ça dure, cela reste assez relatif.

Tout cela m'apparaît comme un jeu. Chacun est déguisé dans un rôle particulier. C'est intéressant de voir comment on vit dans un milieu auquel on n'est pas habitué. Rester avec soi même, quelles que soient les circonstances. C'est Arnaud Desjardins qui changeait d'habit pour observer comment il se vivait avec une apparence différente. A quoi est-on identifié? Ou non d'ailleurs. Tout dépend de ce que l'on vit.

Le début du monde est pour demain...

A priori, il ne s'est rien passé. Qu'est-ce à dire?
Pourtant ce n'est pas le nombre d'émissions qui manquait : un véritable matraquage. Je n'ai pas pu suivre les infos, suite à des rendez-vous ou des dérangements aux moments opportuns.
Les files d'attente pour les expatriations en soucoupe volante ont du se dissiper. J'imagine que certains ont du sombrer dans des exercices particuliers pour faire remonter leur taux vibratoire. Peut être que la bêtise de beaucoup va se dématérialiser, qui sait? Que peut-il se passer dans la tête de ceux qui y croyaient dur comme fer?
Peut être sera-ce demain, ou dans 6 mois, ou pas du tout...
A force d'attendre on risque de rater le présent! Le présent ne nous attend pas, lui.
Vaut mieux vivre le présent que de craindre le futur ou de s'en faire une idée à l'avance.
Soyons d'accord pour mourir vivant quand le moment viendra, bien assez tôt assurément.

jeudi 20 décembre 2012

Le 21/12/12

Samedi, à la caisse de la FNAC, la caissière avait du parler avec une personne juste avant du 21 décembre...
"Avec tout ce qu'on dit sur la fin du monde, mon fils a peur maintenant. Vous en pensez quoi, vous?"
Je lui dis avec le sourire qu'il n'y a rien à craindre, et ajoute "Vous pouvez me croire, je suis au courant de tout!"
A priori je ne la rassure pas.
- "C'est quand exactement?
- C'est vendredi prochain!
- Oh, cela tombe bien, je ne travaille pas. Je vais rester à la cave, au cas où..."
Voilà comment les bruits qui courent et les commentaires simplistes créent des peurs et engendrent des comportements pour le moins étonnants.
Que va t-il se passer si rien ne se passe?
Il faudra bien que tous ceux qui s'attendaient à des phénomènes bizarres trouvent des explications...
Par contre il me semble qu'il y a de plus en plus de choses qui se dérèglent, mais j'en parlerais une autre fois.

Allez, je vous souhaite à tous une très bonne journée du 21 décembre 2012!

vendredi 14 décembre 2012

Témoigner ... t'es moins niais!

J'entends frapper à la porte. Je vais ouvrir.
Il y a là un homme un peu âgé, vêtu d'un manteau noir, parapluie à la main, qui manifestement n'est pas un démarcheur. Après m'avoir salué poliment, il aborde très vite des questions importantes liés au sens de Noël, et me demande si je connais pourquoi Jésus est venu sur terre.
Je lui demande tout de suite s'il n'est pas témoin de Jéhovah.
-"Ce n'est pas très important", me répond-il. Voilà une réponse que j'apprécie! "Je ne suis pas là pour vous convaincre, mais juste pour parler de Jésus..."
Dehors il fait presque froid, et je n'ai pas vraiment le temps de discuter et de l'accueillir. Mais je ne peux lui dire au revoir au bout d'une minute. Je me dis que je vais lui répondre sans me laisser embarquer.

Il me parle essentiellement du monde qui va mal, des gens qui ont pris le mauvais chemin, et que le salut nous est promis. Il me demande si je suis croyant. Je lui répond que Jésus a dit que le royaume des cieux est à l'intérieur de nous, que si le monde est difficile, dur, il faut apprendre à cultiver la paix intérieure. Il me parle alors des proches qui meurent. Je lui dit que la mort est naturelle, que tout est un cycle, et qu'il faut l'accepter. Il revient sur la tournure du monde. Je lui parle de tolérance. Il ne peut aller contre. C'est comme s'il réalisait tout d'un coup que la tolérance est difficile concrètement. Je lui dit que c'est un travail, un chemin.
Dés qu'il s'éloigne pour parler matérialiste, ou du monde extérieur, je le remets sur les rails d'une dimension intérieure, avec le sourire.
Finalement il va me dire que je suis un homme tolérant.
Avec un peu de temps, je l'aurais bousculé dans ses croyances. Mais j'ai écourté, car je dois aussi travailler.
Il m'a remercié vivement. Je lui ai souhaité une bonne journée.
Je me suis dit en refermant la porte que si leur église m'appelait, je viendrais avec joie leur parler du message de Jésus...
Je me souviens qu'il m'a dit que le salut est dans la mort, mais physique bien entendu. Il y a tellement de personnes qui croient encore à ça!
Qui sait s'il ne repensera pas à ce que j'ai pu lui dire?

jeudi 13 décembre 2012

le silence

Le silence nous rapproche de nous-même.
Il nous rapproche des êtres éloignés qui sont près de notre coeur.
Il permet de capter les rencontres invisibles qui se font au-delà de l'espace.
Le silence est une mise en relation.
Il est un appelant qui s'impose.
Il ne transforme pas les choses en ce qu'elles ne sont pas.
Il ne demande rien, il attend juste d'être fréquenté.
Il s'offre quand plus personne ne l'attend.
Il est la récompense du non désir.
Il est dans les murs de prière, 
et dans l'ombre du vent qui balaie les déserts.
Il ne fait pas de bruit en s'approchant, 
mais résonne quand il est là.
Il est sans parure, 
mais enrichit le coeur.
Il est la plus haute rencontre pour celui qui n'en désire plus.
Il est la complète absence de tout autre.
O toi, qui n'a d'autre nom que la joyeuse perte de moi-même.

mardi 11 décembre 2012

manque

Le non manque me manque...

lundi 10 décembre 2012

Message de Noël



Je fais suivre un message de la part de Martine Cassou.
Il y a un site qui depuis 4 ans envoie des jouets aux enfants qui passent Noêl dans un hôpital.
Le principe est simple, vous allez sur le site www.messages-de-noel.net et vous envoyez un petit mot à un enfant. Chaque petit mot rajoute 1 euro au budget potentiel de 35 000 euros offerts par des entreprises.
Cela prend juste deux minutes. Je l'ai fait, s'est simple, et c'est un peu de chaleur envoyé à un enfant.
Cela ne coûte rien, sinon un petit bout de temps.
Il reste à peine deux semaines.
Merci pour eux.

samedi 8 décembre 2012

Renoncer

Quand j'ai songé à écrire sur ce mot, j'ai alors entendu : "re non c'est", ce qui pourrait être une suite de non, dont l'inverse serait "re oui c'est".
Dans l'absolu, le renonçant serait plutôt quelqu'un qui vit le oui. Je suis donc allé regarder l'étymologie.

Renoncer vient du latin renuntiare qui est composé de nuntiare qui signifie : annoncer, apporter une nouvelle, faire connaître. Le mot nuntius signifie message, messager.
An nuntiare signifie annoncer et re nuntiare serait annoncer la réponse. On a aussi : énoncer, prononcer, qui sont de la même famille.
Sans doute que si c'était lié au sens de "message" initialement, "renoncer à" était une annonce officielle.
Je lis que cela pourrait se rapporter à l'indo-européen neu qui signifie : appeler, faire l'éloge de.
Une autre possibilité serait que cela vienne de novus : neuf. Une autre encore indique nutus, nuere, signifiant faire un signe de tête, ce qui a donné numen.
Renoncer signifie arrêter, abdiquer, abandonner, lâcher. Un renonçant, en termes religieux, c'est celui qui a effectivement tout abandonné. Dans le processus des voeux qui sont prononcés, il y a bien une annonce officielle. C'est sans doute le seul lien que l'on puisse trouver.

Renoncer dans le cas du renonçant, n'est donc pas une perte, mais un acte de courage, de foi, c'est un engagement de tout l'être, une passivité active en quelque sorte. En cela aussi il délivre un message, une nouvelle, ce qui peut se rapprocher du sens du mot évangile : bonne nouvelle.
En effet évangile vient du grec (bon) et àngelos (messager). Ce mot message revient encore puisqu'il vient de mittere (envoyer) dont j'ai parlé il y a peu à propos de "Ite missa est".
Pour en finir, en tout cas aujourd'hui, je dirais qu'il y a l'aspect visible du message, l'aspect officiel, et l'aspect invisible, le messager intérieur qui peut être ressenti comme un ange. Le renonçant vit sans doute avec lui.

vendredi 7 décembre 2012

mardi 4 décembre 2012

Bridge over troubled water



Il y a 3 jours, traversant un pont à pied, et voyant le courant assez fort avec l'eau froide et vaseuse, je me disais : "Et si un enfant tombait maintenant, est-ce que tu sauterais?"
Je me suis dit que vue la hauteur, la marée basse, le froid, ce serait suicidaire.
Par une suite de hasards, dont la vie a le secret, je tombe sur cette vidéo aujourd'hui....
On cite en titre "ange gardien".

lundi 3 décembre 2012

rebelle

Puisque j'ai cité ce mot "rebelle", qui m'est cher à vrai dire et dont j'ai déjà parlé, allons faire un tour vers son étymologie.
"Belle" vient du latin bellum : la guerre. Le rebelle est quelqu'un qui recommence la guerre en quelque sorte, qui se soulève contre quelque chose qu'il n'admet pas, contre un ordre établi pourrait-on dire.
Bellum viendrait d'une forme archaïque : duellum, qui se rapproche de duo, c'est à dire deux. Cela viendrait peut être de la racine indo-européenne dau, deu, qui signifie : détruire, brûler.
Duellum a donné duel bien sur, qui est un combat à deux, et puis le mot : dualité.

Cela me plait bien de trouver cette notion de dualité qui est liée finalement au rebelle. Comme l'idée d'un combat envers le deux, pour retrouver l'unité.
Un rebelle à un système c'est quelqu'un qui est séparé de lui même s'il continue dans ce système. Il se bat pour retrouver son intégrité, son authenticité.
C'est un révolté qui fait face à l'essentiel. Révolte veut dire : retournement, ce qui n'a rien de violent en soi.
Ces deux mots vont bien ensemble d'ailleurs.

samedi 1 décembre 2012

Bouddha rebelle


Pour le Dzogchen Ponlop Rinpoché, maître tibétain atypique : être bouddhiste au XXIe siècle, c'est d'abord être un rebelle.
Ponlop Rinpoché vit sa fonction honorifique en parfaite adéquation avec son temps.


Depuis plus de vingt ans que je navigue dans le milieu bouddhiste, c'est la première fois que je rencontre un maître tibétain comme Ponlop Rinpoché. Fan de rock et de séries américaines, curieux et spontané, il possède une liberté de ton inattendue, que l'on peut découvrir dans Bouddha rebelle (éditions Belfond). Ses propos font voler en éclats les représentations naïves, teintées d'un exotisme désuet, de l'Occident sur le bouddhisme. Et montrent qu'il est possible de transmettre cette tradition tout en l'affranchissant de ses ornements cultuels et culturels. 
 
Catherine Barry : Rinpoché - littéralement "précieux" en tibétain - est un titre honorifique réservé aux grands maîtres qui se réincarnent pour poursuivre leur transmission des enseignements bouddhistes de vie en vie. Que cela signifie-t-il concrètement au XXIe siècle ? 
Dzogchen Ponlop Rinpoché : Les rinpoché ont, en général, dès leur naissance un destin tout tracé. Né en Inde, ordonné moine à neuf ans, élevé dans un monastère, le mien me destinait à assurer les devoirs liés à ma charge tout en profitant des avantages liés à ma fonction. Mais, en grandissant, il m'a semblé plus juste d'explorer la pertinence de ma tradition à l'aune de la modernité, et de remettre en question mon rôle et la manière dont est transmis le bouddhisme au XXIe siècle. Il y a tellement d'idées fausses véhiculées à son propos. Je ne me situe donc pas comme un rinpoché, mais comme un enseignant du bouddhisme, toujours en apprentissage. 
Quels sont les préceptes du bouddhisme qui vous semblent essentiels ? 
L'amour, la bienveillance et la sagesse. Ces principes permettent de dépasser nos insuffisances humaines. Nous pouvons tous apprendre à ouvrir notre esprit et à en finir avec nos attentes vaines et illusoires. La sagesse enseigne à mettre en perspective nos pensées, nos émotions, nos croyances. Cette forme de questionnement est créatrice. Dans un contexte de crises économiques et existentielles comme celles que nous connaissons actuellement, nous devons, plus que jamais, rester curieux, en éveil, et ouvrir notre coeur à l'inconnu qui se présente. Cela, quelles que soient les circonstances. 
Vous dites que, quand la souffrance est intolérable, elle peut être à l'origine d'une absolue remise en question de nos pensées...
Quand tout se passe bien, nous ne remettons pas en cause les relations que nous entretenons avec les autres. En revanche, dès que quelque chose cloche, nous commençons à douter de leur pertinence. Cela signifie que nous n'acceptons de modifier notre point de vue que lorsque nous souffrons. Le bouddhisme n'empêche pas de souffrir quand on le pratique, il nous pousse, au contraire, à nous confronter à la réalité de la souffrance, qui est indissociable de l'existence. La nier ne sert à rien. C'est ce qu'enseigne le bouddhisme : à l'accepter et à se remettre en question pour transformer le type de relation que nous entretenons avec elle. Pour cela, il montre comment mettre de la distance entre la douleur et nous en utilisant la raison. Comment éprouver un sentiment de bonté vis-à-vis de soi et de toutes les personnes concernées par la situation qui pose problème. C'est un changement radical d'attitude qui n'est ni fataliste ni masochiste, puisque ce comportement vise à ne plus subir la douleur, à ne plus s'identifier à elle. Cela s'apprend. C'est ce que j'essaye de transmettre.
En se démocratisant, le bouddhisme s'est aseptisé. En Occident, il est souvent associé à une thérapie, et non plus à une spiritualité. Ce qui est une hérésie pour les Asiatiques. Cela dit, la méditation présente de nombreux aspects et permet d'acquérir une meilleure connaissance de soi, qui aide à aller mieux, à être moins stressé et moins angoissé. 
Quel est le sens de la vie, selon vous ? 
D'un point de vue bouddhiste, la vie n'a ni sens ni objectif. Je sais bien que cette réponse, abrupte, risque de choquer vos lecteurs, mais, pour moi, elle est évidente et pragmatique. Elle prend en compte la réalité de l'impermanence, le fait que rien n'existe en soi, que rien ne dure, que tout change sans cesse. L'accepter m'autorise à me montrer lucide et m'empêche d'adhérer, une fois pour toutes, à des concepts et à des idées préconçues. Si nous considérons que nous naissons pour suivre des objectifs précis, nous sommes emprisonnés dans des schémas, des directions. C'est contraignant, sclérosant. Il est préférable de créer les buts que nous nous fixons au fur et à mesure que nous évoluons. Nous possédons tous la liberté de le faire. Le savoir nous encourage à devenir autonomes, à nous déconditionner de notre éducation, de nos peurs, de nos habitudes. Cela demande du courage, de faire preuve de discernement et de patience. Mais procéder ainsi, c'est vivre en cohérence avec la loi de l'impermanence. Tout bouge constamment. Le sens que nous donnons aux choses aussi. 
Votre définition du bonheur ? 
Nous courons tous après, mais c'est quelque chose qui demeure très mystérieux à mes yeux. Trop souvent, notre conception de ce que nous nommons, communément, le bonheur dépend de nos états mentaux, et de nos conditions extérieures et intérieures. Le bonheur authentique naît et réside dans notre esprit. C'est un sentiment de contentement, de plénitude, qui se découvre en questionnant sans cesse, avec enthousiasme et curiosité, ce que nous expérimentons. La plupart des gens ne sont pas heureux, car ils veulent posséder le bonheur, alors qu'il ne se consomme pas. Découvrir sa saveur suppose de faire preuve de persévérance, de discipline, de vigilance, de développer la conscience du moment présent, et de connaître la loi de cause à effet. Ce n'est qu'ainsi que, peu à peu, cet état de sérénité et de paix intérieure que l'on nomme bonheur devient stable. Nous sommes responsables du monde dans lequel nous vivons. 
Le titre de votre livre : Bouddha rebelle est provocant. Sommes-nous tous des bouddhas rebelles en puissance ?
Oui. Le Bouddha nous a enseigné il y a plus de 2 500 ans à remettre en question nos croyances. Cette forme de révolution intérieure, dirigée contre nos pensées et nos émotions, est destinée à nous permettre de découvrir qui nous sommes vraiment. Ce qui implique de prendre le risque de mieux se connaître, de laisser tomber les masques sociaux qui nous déterminent et nous spécifient. Le message essentiel du Bouddha rebelle est pour moi : comment devenir un être humain libre et responsable ? Cette exploration de la réalité, vers la liberté, est passionnante et amusante. C'est un voyage plein de surprises. Quand on avance, une sensation d'espace, de joie tranquille et d'ouverture grandit et s'épanouit en nous. Ce cheminement reste sans aucun doute l'une des dernières grandes aventures de notre époque.
Click here to find out more!Propos recueillis par Catherine Barry