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mercredi 31 janvier 2018

Le guerrier pacifique

Un livre qui m'a marqué, un film à voir sur youtube...

mardi 30 janvier 2018

Le petit fils de Gandhi

Cela fait aujourd'hui 70 ans que Ghandi est mort assassiné par un extrémiste hindou.

samedi 27 janvier 2018

Où va le monde ? (3)

Si on revient à notre monde malade de consumérisme, de chacun pour soi, d'argent facile et scandaleux pour certains, d'extrême pauvreté grandissante pour d'autres, que faire?
Devant le nez de tous il y a la carotte du développement, de la croissance économique, qui donnerait plus de confort, plus de facilité, plus de bonheur (pour qui croit au matérialisme). 



Manger à sa faim, avoir un toit et de l'eau potable semble une nécessité. Jeter de la nourriture non consommée, gaspiller l'eau courante, cumuler les choses inutiles, les voitures (au fait, Monsieur Hulot!), les résidences, etc... c'est complètement irrespectueux des autres, et de l'environnement. Il faut savoir distinguer le nécessaire et l'envie!

S'il faut freiner notre mode de vie occidental, ou tout au moins le modérer, alors montent les voix de ceux qui ne veulent rien perdre de leurs acquits. Et comment faire comprendre à ceux qui sont en plein développement qu'il ne faut pas aller si loin? Comment empêcher les marchands de voitures de vouloir envahir les marchés chinois, indiens, au potentiel gigantesque? Et il en est ainsi de tous les produits.


L'inertie est trop lourde, trop conséquente, il y a tellement d'intérêts économiques, tellement de concurrence, de conflits réels ou potentiels, sans parler des bandits, des mafieux, des criminels, de la corruption... Combien de lobbying auprès des politiques, des décideurs, menaces à la clé parfois? Combien de fausses études, de trucages, de mensonges, de conflits d'intérêts?
Bien sûr des mini mesures sont proposées, mais le fond, la grande vérité, on l'aborde quand?

Par exemple toute cette publicité de bouffe sucrée pour enfants d'une part, et pour adultes aussi, avec écrit petit en dessous : "Il est conseillé de manger 5 fruits et légumes par jour, et de pratiquer une activité sportive". C'est se foutre du monde! Mais derrière tout ça il y a l'argent de la publicité, qui fait vivre des entreprises, et tout leur personnel. Toute cette bouffe de merde qui entretient les cancers, les maladies cardio-vasculaires, Alzheimer et tant d'autres, dont l'obésité. Ce qui entretient les 
sociétés pharmaceutiques. On n'est pas là pour     soigner, mais pour vous faire acheter des médicaments!                                                                             
Scandale de la bouffe, de la chimie qui tue les     sols, de l'élevage, de la surpêche qui racle les fonds sous-marins et supprime bientôt toutes les espèces, plus la pollution, plus tout le reste, les richesses minières et autres... C'est tout bonnement innarrêtable!

L'intégrité n'est pas de mise en politique ou chez les décideurs.

Si c'est de plus en plus admis que l'heure est grave, qu'il y a un dérèglement climatique, que les glaciers fondent à vitesse grand V, que la mer a été pillée, que les coraux disparaissent, qu'on ne sait quoi faire des déchets de toutes sortes, radioactifs ou autres, que les espèces animales sont en voie de disparition, que...... 
Alors il est urgent de freiner la machine, mais comment? Personne n'a les manettes, parce que c'est tout le monde! Les mécanismes en oeuvre au niveau économique, financier, culturel, climatique, humain, religieux, etc... sont d'une complexité inimaginable. Si la France roulait à vélo, cela ne résoudrait rien! Le pire est à venir, c'est la réalité, sinon c'est une attitude de rêveur. Une crise est aussi une opportunité de changement. Peut être y aura t-il un mur, une sorte de gros accident, à la hauteur de ce que l'homme a bâti. La nature a des cycles, et l'on peut voir que cela bouge quand même pas mal depuis quelque temps.


Nous sommes tout petits à l'échelle terrestre, sans parler des influences planétaires. Le réalisme nous oblige à la modestie. Par contre le changement c'est tout de suite, par ma manière d'être, de vivre, de consommer. C'est la démarche de Pierre Rabhi, du mouvement des Colibris, chacun fait sa part d'une (vraie) économie différente, plus respectueuse de la nature, de l'environnement et de l'homme.
Visons la sobriété heureuse. Et lâchons prise sur l'avenir du monde!


jeudi 25 janvier 2018

Où va le monde (2)

Une civilisation est du domaine du vivant, composé d'êtres vivants, elle obéit aux lois du vivant.
L'une des lois de base est que tout ce qui naît, croît et meurt, c'est inéluctable. Il faut aussi noter que ce qui vit a un champ, un périmètre d'influence plus ou moins grand. Sa mort entraîne des conséquences plus ou moins visibles.
..
Une branche qui tombe impacte un peu le sol, tue sans doute un certain nombre de micro organismes, des insectes, etc... Un gros arbre déraciné par la tempête bouleverse un peu plus son entourage, et pour plus longtemps. Une forêt qui brûle, ou qui est détruite par les hommes, va avoir un impact beaucoup plus sévère, au niveau des animaux, des oiseaux, de la terre elle même, de l'humidité ambiante, des plantes alentour, du micro climat, etc.

Ce qui vit a une énergie particulière, une vitesse, un rythme, une inertie, ce qui en fait un ensemble complexe relié au vivant. On ne peut forcer la croissance sous risque de casser quelque chose, comme un moteur qui poussé à fond va finir par chauffer, comme quelqu'un qui vit dans les excès finira par tomber malade...

Le phénomène de l'inertie est très intéressant. C'est lié à la masse et à la vitesse. Un marcheur peut s'arrêter instantanément, un pas suffit, alors que pour un coureur, il faudra plusieurs mètres selon sa vitesse. Même chose pour un vélo, une voiture, un semi-remorque, cela ira de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres, et dépasser les cent mètres selon la vitesse. Imaginez un train comme le TGV, à 160 km/h il lui faut près d'un kilomètre pour être immobilisé, à 300 km/h il lui faut plus de trois kilomètres! Pour un bateau c'est encore plus probant car il n'y a pas de frein. Il faut plusieurs milles pour arrêter un cargo, un super tanker va couper ses moteurs plusieurs dizaines de milles avant le port (1 mile marin vaut 1852 m).
Donc plus l'engin considéré est lourd, et plus il va vite, plus il faudra de distance et de temps pour l'arrêter. A moins d'un clash dans un mur ou un équivalent massif et inerte, ce qu'on ne maîtrise pas.


Au niveau humain c'est la même chose.
Par exemple on n'arrête pas une classe qui chahute en un claquement de doigt, ou même un groupe d'adultes un peu bruyant. Il faut s'interposer et faire preuve d'autorité.


Pareil au niveau personnel.
Par exemple : arrêter de boire ou de manger sucré, arrêter de fumer, de boire de l'alcool... A un autre niveau : arrêter d'être grossier, de se moquer des autres, de se mettre en avant, d'être brutal...
Il faut une intention pour changer, mais aussi de la volonté, de la persévérance, et surtout une bonne raison au départ. Changer certains aspects dérangeants pour soi ou pour les autres n'est donc pas si simple, cela dépend de l'ancrage de l'habitude, peut être d'un noeud psychologique à reconnaître. Chacun a ses habitudes, sa lourdeur pourrait-on dire, et chacun a son rythme aussi, sa vitesse d'évolution.

De soi-même à l'autre, à la relation de couple, puis au groupe, demande de l'écoute. Prendre une décision en groupe demande du temps, des explication. Si l'on passe du groupe à une société, la communication et trouver un accord sont une toute autre affaire, car nul ne fait l'unanimité. Des groupuscules vont se former, des partis, des rebelles... Il y a ceux qui veulent prendre les choses en main, que les idées soient bonnes ou pas, ceux qui discutent tout, ceux qui ne comprennent rien, ceux qui s'en fichent, ceux qui veulent s'imposer par la violence, ceux qui oeuvrent par derrière... Tellement de possibles, tellement de différences...

A suivre

mardi 23 janvier 2018

Où va le monde?

Un phénomène facilement observable, et tout à fait reconnu, est l'accélération générale de la civilisation de type occidental, devenue mondiale. Tout va de plus en plus vite, il y a une sorte de frénésie de la vitesse, à tous les niveaux. Les records de vitesse se battent les uns après les autres, que ce soit sur une piste d'athlétisme ou autour du monde en bateau. Il y a une pression de résultat qui s'instaure, sous-jacente. Les distances semblent se raccourcir grâce aux avions et aux trains à grande vitesse, et en même temps il y a de plus en plus d'embouteillages, les files d'attente s'allongent dans les gares et les aéroports.


Une des conséquences est que l'on veut tout tout de suite, on ne supporte plus d'attendre. Ce qui prenait des dizaines d'année dans les temps anciens, voire des siècles, à l'échelle de l'évolution d'une société, prend maintenant quelques années. La Chine en est le parfait exemple. J'y ai vu la campagne millénaire, traditionnelle, côtoyer les villes à l'américaine aux grattes-ciel ultra modernes rivalisant de hauteur. En Europe, l'aspect des villes a changé en une génération, mais surtout le quotidien. Il suffit de penser à l'électro-ménager, aux télévisions, que j'ai connues en noir et blanc, énormes, avec une seule chaîne, et qui sont devenues extra plates, gigantesques pour certaines, avec des dizaines de chaînes aujourd'hui. Le téléphone fixe, puis sans fil, puis portable, devenu bientôt un micro ordinateur aux multiples applications. La vie s'est numérisée. Du coup les gens passent des heures devant un écran, ce qui provoque une addiction chez les jeunes. On constate une perte de vocabulaire.

 
Tradition et modernité à Shanghaï

Tout est devenu consommable. Il est banal de partir pour le week-end en avion.  On peut manger n'importe quel fruit ou légume à n'importe quel moment de l'année, sans se préoccuper des milliers de kilomètres parcourus par ces produits pour arriver dans nos assiettes. On achète des objets, des vêtements, des meubles, des voitures et d'innombrables produits fabriqués dans des pays souvent très éloignés pour cause de main d'oeuvre pas chère, quand ce n'est pas celle des enfants. Tout cela convoyés par cargos géants, portant des milliers de containers, dont des centaines tombent à l'eau chaque année suite aux tempêtes, cargos menés par des indonésiens en majorité, appartenant à des armateurs très riches et discrets, sous pavillon de courtoisie de pays où l'on ne paye pas de taxe. De même les camions ont envahi les routes, il faut bien transporter jusqu'à chez nous tout ce que l'on consomme! Qui fait ses courses à pied aujourd'hui? Pendant ce temps d'autres courent sur des tapis roulants électriques, musique dans les oreilles... En plus de la vitesse, il faut du bruit!


Aujourd'hui, nous sommes confrontés à deux choses : la diminution des ressources d'une part, la production chaque année plus importante de déchets, et donc leur gestion d'autre part. C'est l'enjeu environnemental. Sans parler de l'aspect humain : que deviennent nos vies dans un monde qui se déshumanise? Des changements si rapides ont-ils un impact sur nos comportements?
Que faire? A quel niveau un changement est-il possible?
Peut-on faire aussi vite dans la modération, ou la reconstruction, que dans la destruction?
dessin de Soledad

A suivre (tout en restant assis)....

vendredi 19 janvier 2018

Etre vrai

C'est une phrase de Charles Juliet, jeune écrivain - poète de 83 ans, qui vient de sortir son dernier livre : Gratitude. Si vous ne connaissez pas cet homme, écoutez-le dans l'émission "La grande librairie" de François Busnel.



Dans ce monde délirant, il existe aussi des êtres précieux qui parlent du simple, de l'essentiel, depuis leur coeur, tels Charles Juliet ou Christian Bobin, sans "se prendre pour", libres, parce qu'ils sont vrais...

jeudi 18 janvier 2018

La vie, une danse silencieuse

Sur Arte le 16 janvier à 0 H 50 a été diffusé un documentaire : La vie, une danse silencieuse.
C'est une plongée dans l'univers de Ruth Denison l'une des premières enseignantes de méditation bouddhiste en Europe. C'est filmé dans un lieu de retraite, Dhamma Dena, dans le désert de Mojave en Californie où elle s'installa en 1979.
C'est un peu long et lent bien sûr, cela permet de rentrer dans l'ambiance.
A un moment on voit Jack Kornfield.
Cette dame vécut de 1923 à 2015.
Pour le voir en replay : www.tv-replay.fr/programmes-tv/arte/nc/date/3.html


RELAX  AND  SURRENDER

SE  DETENDRE  ET  S'ABANDONNER

dimanche 14 janvier 2018

Parti de rien

On connaît l'expression "parti de rien", qui annonce en général une réussite matérielle conséquente,  Cela pour indiquer un parcours assez exceptionnel. Me renseignant sur cette expression, je découvre un article montrant que les deux tiers des mille  milliardaires (j'arrondis) les plus riches au monde sont partis de rien justement. C'est intéressant de la savoir quand on veut réussir et qu'on ne se sent pas aidé, cela peut "booster", dynamiser, ses capacités.
La famille, l'argent, les études, ne garantissent rien, même si ça aide. La sociologie officielle dénonce ce privilège de sortir d'une classe aisée, ce qui favoriserait une certaine réussite. Statistiquement oui, mais il y a toutes ces exceptions d'hommes d'affaires n'ayant pas fait d'études et commençant à travailler tôt, ou de personnes au dessus du lot, comme Michel Onfray, philosophe, écrivain, très médiatisé, bien que né dans une famille très modeste.

 
La réussite, quelle qu'elle soit, ne garantit pas le bonheur. On connaît le dicton. On veut toujours plus. C'est proprement une maladie. Il a été constaté que les gens qui gagnaient au Loto, ou à un jeu du même genre, se retrouvaient dans le même état qu'avant, au bout d'une année, malgré une belle maison, une belle voiture, et tout ce qui va avec. La richesse matérielle ne comble pas dans la durée, l'insatisfaction revient...



Partir de rien pour arriver où. That is the question?
Qu'emporte t-on dans la tombe? Le but ne serait-il pas d'arriver à rien au contraire?
Le risque de posséder est l'attachement' et s'attacher est risque de souci.
Reste la pauvreté, dans le sens de simplicité, d'humilité. Se satisfaire de ce qui est là. La simplicité n'est pas chose simple. Il faut une certaine audace.
Une autre expression "être sur la paille" signifie être pauvre, ou ruiné.
Jésus est né sur la paille justement, ses parents bravant l'inhospitalité hôtelière n'ont pu trouver qu'une étable. Combien est forte cette image de la naissance d'un homme dans le plus grand dénuement, qui donnera lieu au christianisme, même si le message a largement été dévoyé!
On dirait aujourd'hui qu'il est parti de rien... Mais quel rien si l'on envisage sa dimension intérieure, divine!


L'important est ce que l'on porte en soi, et de le réaliser.

jeudi 11 janvier 2018

Dieu se rit des hommes

Dieu se rit des hommes
qui se plaignent des conséquences
alors qu'ils en chérissent les causes.

Bossuet (1627 - 1704)

mardi 9 janvier 2018

Un homme qui part à la rencontre...

C'était avant Noël, et je traînais à Cultura, cherchant un bon livre de voyage.
Dans l'allée, comme cela arrive de temps en temps, il y avait un auteur derrière une table recouverte de ses livres qu'il proposait à la vente. Je m'approche et découvre un homme qui respire la simplicité. Il donne des flyers aux gens qui s'arrêtent à propos de ses voyages transformés en livres. Ancien trader, puis photographe, journaliste, bourlingueur, il est devenu écrivain voyageur. Il a écrit un premier livre sur le vélo dans le monde, livre de photos surtout, puis a réalisé un tour de France avec un âne, ce qui a donné : "Histoire de marcher". Près de 3 700 km en 229 jours, avec un budget de cinq euros par jour. Cela veut dire dormir sous la tente en camping sauvage, ou se faire inviter... C'est ce qui s'est passé : 144 invitations à dîner, soit plus d'un jour sur deux, et 47 nuits dans un lit. Avec son âne, il va à la rencontre des gens et demande l'hospitalité.


L'échange avec cet homme coiffé de son chapeau de baroudeur devient plus intime, et les jambes me démangent d'aller marcher vers l'inconnu, vieux rêve d'avant l'accident.
Il a fait un autre périple, cette fois en bateau, sur un tout petit canot à moteur de 4,50 mètre, à travers les canaux et les fleuves de France. Il est parti du nord, à côté de Lille, rejoignant la Bourgogne, puis le Rhône, la Camargue, et remontant le canal du midi jusqu'à Bordeaux. Son livre s'appelle "Histoire de traverser". Encore une aventure remplie pleine de rencontres. Cela ne se passe pas sans quelques déboires, mécaniques entre autres, mais se terminant bien grâce à son sens de la débrouillardise aidé des rencontres providentielles. Il  n'avait jamais fait de bateau avant!


Son prochain périple, pour cette année, sera une traversée de la France en triporteur par les voies cyclables. Encore une idée originale! Il a déjà le titre du livre : "Histoire de pédaler".
Voici son parcours. Il part début mai de Cherbourg, toujours avec cinq euros par jour.


Ses livres sont auto-édités aux éditions Mandragore : https://www.editionsdelamandragore.fr/
Il propose des dédicaces et des conférences.
et pour son voyage en triporteur : 

J'ai acheté un livre, puis suis reparti voir vers le rayon voyage. Tout d'un coup je me suis demandé s'il n'avait pas besoin d'un logement pour ce soir. Je retourne donc le voir pour lui proposer de l'héberger. Mais c'était déjà réglé...
S'il passe près de chez vous, n'hésitez pas à rentrer en contact avec lui. Il se nomme Bruno Sananès.

vendredi 5 janvier 2018

Osons lâcher la tête

On est bien d'accord : 
il n'y a pas autre chose que maintenant
il n'y a pas d'ailleurs, pas de futur
de même pas de meilleur, ni de pire
il n'y a pas de durée, pas de passé
là tout de suite, il n'y a pas de croyances, pas de conventions
dans l'absolu il n'y a rien d'autre, aucune référence
juste un espace où se glisser, à découvrir
juste la vie qui s'écoule, et se répand
toujours présente, disponible
à goûter paisiblement
quoi d'autre?

Alors, une année qui s'achève,
une année qui commence,
au risque de se perdre en figeant des séquences
et d'imaginer la vie comme un enfant qui rêve
il n'y a pas de bon dans la durée
pas plus que de mauvais
je ne souhaite rien de plus à ce qui est
ni maintenant, ni demain, ni plus tard
vivons pleinement ce qui nous est offert
osons lâcher la tête, osons nous perdre un peu
et si c'est le moment, ouvrons grand notre coeur.


Fleurs dans un verre de cristal par Manet