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lundi 13 août 2018

samedi 11 août 2018

jeudi 9 août 2018

M'oublier

Qu'est-ce qui, aujourd'hui, au point où tu en es, te paraît le plus essentiel?

M'oublier. 
M'oublier pour être totalement, cent pour cent disponible à la volonté de la Vie. 
Que plus rien ne me ramène à moi-même d'une façon ou d'une autre, 
qu'il n'y ait plus l'ombre d'une demande qui m'oblige à revenir à moi-même, 
à me recentrer sur moi-même. 
Je demande à la Vie de me remplir pour que, 
m'étant vidé de toutes les demandes, 
je puisse m'oublier - 
ce qui est pour moi l'équivalent de la fameuse "mort à soi-même", 
mais en douceur. 
Qu'André Rochette n'ait pour moi plus de sens... 
Mais cela, je ne peux pas le faire tout seul. 
Ce n'est pas l'oeuvre de l'ego, 
mais d'une dimension beaucoup plus vaste. 
Oui, par l'amour de la Vie, je voudrais totalement m'oublier.

André Rochette

Un livre que je viens de lire, ou relire, et que je vous recommande.
Avec une préface d'Arnaud Desjardins, dont il fut l'élève.

mardi 7 août 2018

Apprendre du désagréable

Ceux qui n'apprennent rien des faits désagréables de leur vie, 
forcent la conscience cosmique à les reproduire
 autant de fois que nécessaire, 
pour apprendre ce qu'enseigne le drame de ce qui est arrivé. 
Ce que tu nies te soumet.
Ce que tu acceptes te transforme.

Carl Gustav Jung

lundi 6 août 2018

Le vrai

Le vrai est toujours tranquille.

Daniel Morin

samedi 28 juillet 2018

Ne pas se refermer

Ce qui apparaît souffrance est fécondité, ce qui apparaît mort est renaissance. Si nous voulons vraiment changer, nous ne pouvons faire l'économie d'une réflexion à ce niveau-là. Sinon, nous en resterons toujours à une vision étriquée qui ne nous aidera pas à dépasser nos limites. Le pire qui puisse finalement nous arriver n'est pas d'être confronté à des difficultés; c'est de nous fermer lorsque ça fait mal. Je vous en prie, faites bien attention à cet aspect du chemin, prenez garde de ne pas vous replier sur votre refus lorsque la souffrance vous paraît intolérable. Je pense à une belle prière que nous pourrions tous faire à la Vie, et qui serait en tout cas l'expression d'une maturité : "Aidez-moi à ne pas me refermer lorsque ça fera mal." S'il y a une demande à faire, c'est bien celle-là :
"Aidez-moi à vivre intensément la souffrance, à en faire vraiment l'expérience et à bien voir pourquoi cela m'est donné". Cette prière est une demande de vivant, alors que la fermeture procède de la mort.

André Rochette "Par l'amour de la vie" (chapitre : L'épreuve du feu)

vendredi 20 juillet 2018

Voyage en pleine conscience - le film sur Thich Nhat Hanh


Synopsis
 La pleine conscience, qui consiste à ramener son attention sur l’instant présent, est pratiquée à travers le monde. Pour la première fois, Max Pugh et Marc J. Francis capturent le quotidien et la philosophie de vie de la communauté du village des Pruniers situé dans le sud-ouest de la France. Ce voyage initiatique suit les pas du maître bouddhiste zen Thich Nhat Hanh et nous ouvre les portes de LA PLEINE CONSCIENCE.


Il passe dans très peu de salles, regardez s'il passe près de chez vous et précipitez vous!

mardi 17 juillet 2018

Le jeûne



http://lejeune-le-film.com/

vendredi 13 juillet 2018

Guérison et pleine santé


Cela est venu naturellement : j'ai commencé par manger moins, cela fait déjà quelques mois que je ne prends plus de petit déjeuner, puis j'ai diminué la cuisson, ne mangeant des céréales que rarement, juste des légumes. Depuis un mois c'est comme si la faim était tombée, j'ai jeûné 48 heures et me suis mis à manger cru, c'est à dire des fruits et des légumes, en particulier des mangues et des ananas...
Parfois un seul repas dans la journée!
Je ne sais pas ce qu'il se passe, il n'y a aucun effort, aucune volonté de ma part. On va voir, je laisse le corps faire à son instinct. Des crudivores disent avoir plus d'énergie, j'aimerai bien, vu mon état tétraplégique de base (mais suffisamment autonome).
Affaire à suivre donc...

Le site d'Irène Grosjean : http://www.santenaturopathie.com/fr/qui-suis-je

jeudi 12 juillet 2018

Reste auprès de moi

S'unir pour chanter...
Ca ne laisse pas indifférent!

lundi 9 juillet 2018

mercredi 4 juillet 2018

Le libre arbitre

Ce n'est pas du foot ball!

lundi 2 juillet 2018

Lion ou singe?


Ne copiez rien ni personne.
Un lion qui copie un lion
devient un singe.

(Victor Hugo)

mercredi 27 juin 2018

Un chercheur authentique


Qu'est-ce qu'un authentique chercheur, 
sinon quelqu'un qui a compris
qu'il n'y a rien d'autre à faire que de pratiquer?
Enthousiaste ou découragé, 
il ou elle continue,
quoiqu'il arrive.

dimanche 24 juin 2018

Asimbonanga


Asimbonanga
Nous ne l’avons pas vu
Asimbonang’ uMandela thina
Nous n’avons pas vu Mandela
Laph’ekhona
A l’endroit où il est
Laph’ehleli khona
A l’endroit où on le retient prisonnier
Oh the sea is cold and the sky is grey
Oh, la mer est froide et le ciel est gris
Look across the Island into the Bay
Regarde de l’autre coté de l’Ile dans la Baie
We are all islands till comes the day
Nous sommes tous des îles jusqu’à ce qu’arrive le jour
We cross the burning water
Où nous traversons la mer de flammes
A seagull wings across the sea
Un goéland s’envole de l’autre coté de la mer
Broken silence is what I dream
Je rêve que se taise le silence
Who has the words to close the distance
Qui a les mots pour faire tomber la distance
Between you and me
Entre toi et moi ?
Asimbonanga
Nous ne l’avons pas vu(e)
Asimbonang ‘umfowethu thina (Asimbonang ‘umtathiwethu thina)
Nous n’avons pas vu notre frère (Nous n’avons pas vu notre soeur)
Laph’ekhona
A l’endroit où il (elle) est
Laph’wafela khona
A l’endroit où il (elle) est mort(e)
Hey wena, hey wena
Hé, toi ! Hé toi !
Hey wena nawe
Hé toi, et toi aussi !
Siyofika nini la’ siyakhona
Quand arriverons nous à destination ?

dimanche 17 juin 2018

Grands voiliers à Bordeaux


  





Pendant quelques jours le port de la Lune retrouve son animation d'antan...

mercredi 13 juin 2018

Mourir à soi-même


Il y a une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle :
La bonne c'est qu'il est possible de s'éveiller,
La mauvaise c'est que ce n'est pas pour vous!

mardi 12 juin 2018

Choisir son père et sa mère


Récemment, j'ai rencontré un médecin (appelons la Mary) qui m'a fait part d'une histoire qui m'a fait part d'une histoire très intéressante. La première née de Mary est décédée avant l'âge d'un an. Mary avait l'habitude de chanter une berceuse dédiée uniquement à son bébé, ce qu'elle n'a plus jamais fait après sa mort. Sept ans plus tard, Mary a eu une autre petite fille qui, à quatre ans, a commencé à chanter cette même berceuse. Figée sur place, Mary lui a demandé où elle avait appris cette chanson. Voici la réponse de son enfant : "Maman, tu me la chantais avant."
Par la suite, Mary est devenue une vraie croyante et a compris que nous choisissions notre père et notre mère avant de naître.

Témoignage tiré du livre "Des enfants racontent leur vie d'avant la naissance".

mercredi 6 juin 2018

La vie avant la naissance

Parle moi du paradis...
Je commence à oublier.

Le docteur Wayne Dyer a toujours été fasciné par les tout-petits, avec qui il a pris l'habitude de communiquer sur ce qu'ils ont pu vivre... avant leur naissance. Son amie Dee Garnes lui relate les incroyables souvenirs de son fils sur le paradis.
Ce livre est le fruit d'innombrables récits dans lesquels les enfants racontent des conversations qu'ils ont entretenues avec l'esprit créateur. On découvre qu'ils connaissent déjà leur famille, et qu'ils choisissent leurs parents finalement.
Des témoignages extraordinaires, magnifiques, bouleversants, et réconfortants.

vendredi 1 juin 2018

Klimt et Schiele

A l'occasion du centième anniversaire de leur mort
 une exposition numérique immersive à l'Atelier des Lumières.

dimanche 27 mai 2018

A toutes les mamans

Berthe Morisot : le berceau


A toutes les mamans qui ont eu la chance d'enfanter
A tous les enfants qui n'ont pas connu leur maman
A toutes les mamans qui ont perdu leur enfant
A tous les enfants qui ont perdu leur maman
A toutes celles qui auraient aimé mais qui n'ont pas pu
A toutes celles qui ont pu mais n'ont pas su aimer
A toutes les mamans qui ont transmis l'amour à leurs enfants
Que la vie vous bénisse
et que vos coeurs s'ouvrent pour l'accueillir.

vendredi 25 mai 2018

dimanche 20 mai 2018

La sagesse de Nasreddin Khodja

“Un jour, un pauvre qui n’avait qu’un morceau de pain à manger le passa au-dessus d’une viande en train de griller pour en capter le fumet. Le marchand qui faisait cuire la viande lui réclama un dinar comme “prix de l’odeur”. Mais le mendiant refusa. Les deux hommes choisirent Nasreddin Khodja comme arbitre.
   Le sage écouta attentivement les arguments de chacun, puis il sortit un dinar de sa poche et le laissa tomber.
   -Marchand, dit-il, as-tu entendu le bruit de cette pièce tombant à terre?
   -Oui, bien sûr!
   -Eh bien, considère que le bruit de cette pièce est le paiement de l’odeur de ta viande !!”

samedi 19 mai 2018

Le chercheur

Le chercheur cherchait. 
Au bout de bien longtemps, 
il découvrit 
qu'il ne trouverait rien. 
Alors il s'arrêta de chercher, 
pour vivre 
tout simplement, 
sans inquiétude aucune. 
C'est alors 
que ce qu'il avait cherché
 si longtemps
 le trouva. 
Il avait juste laissé la porte ouverte...


jeudi 17 mai 2018

La vie après la mort

Je viens de lire le livre de Stéphane Allix : Le test - Une expérience inouïe : La preuve de l'après-vie?
"Lorsque mon père est décédé, j'ai placé des objets dans son cercueil. Je n'en ai parlé à personne. Puis j'ai interrogé des médiums qui disent communiquer avec les morts. Découvriront-ils de quels objets il s'agit? C'est le test."

Après avoir testé six médiums, les résultats sont stupéfiants et confirment ce que révèlent les recherches scientifiques menées sur ce sujet : la vie après la mort est aujourd'hui une hypothèse rationnelle.

La conception cartésienne occidentale du monde, il n'y a que le visible qui existe, prend du plomb dans l'aile jour après jour.
"Dans le monde visible cohabitent des millions d'espèces animales, végétales, et même minérales. Rejoignant les savoirs ancestraux, les médiums expliquent que la même diversité existe dans le monde invisible. Et il n'existe pas de frontière entre ces deux mondes.
Ces deux réalités sont poreuses l'une à l'autre. La dualité est une illusion. Le monde invisible est partout omniprésent. Nous ne percevons que le visible, mais notre partie invisible est beaucoup plus vaste. La matière est juste un espace d'apprentissage. Nous sommes avant tout des êtres célestes venus faire une expérience terrestre.
Une médium, Loan, qui a fait des études de biologie, propose un parallèle avec la thermodynamique. On parle de trois états : gazeux, liquide, solide.
Son parallèle repose sur l'idée que l'âme, ou l'être dans son essence, se trouve à l'état gazeux. C'est un gaz, donc évanescent, on ne le voit pas, pourtant il est là.
Lorsque l'être va descendre dans le ventre de la maman, le gaz passe tout doucement à l'état liquide. Dans le ventre, le milieu est liquide jusque dans la structure de l'être. Cet état liquide va progressivement se solidifier dans le foetus puis continuer après la naissance et ce jusqu'à 21 ans. C'est l'âge adulte, l'état solide. Puis, après plusieurs décennies, avec le début de la vieillesse, on repart vers un état liquide. On a des problèmes de circulation, on fait de la rétention d'eau, progressivement le corps se liquéfie pour revenir à l'état gazeux, à la mort physique.
On fait partie d'un cycle naturel, il n'y a plus ni visible ni invisible. Seulement un cycle avec différents états qui nous permettent d'évoluer." (p. 201-202).


jeudi 10 mai 2018

Etre heureux

DEMERDEZ-VOUS POUR ETRE HEUREUX!

Père JAOUEN

Et si c'était vrai?


mardi 8 mai 2018

Magnifique Maurane

Une voix, un coeur, une belle âme vient de s'en aller.

samedi 5 mai 2018

A propos de la réincarnation

L'un des livres les plus connus sur la réincarnation est celui de Ian Stevenson "Vingt cas suggérant le phénomène de réincarnation". Ce psychiatre américain, mort en 2007, a recensé 14 000 cas de réincarnation pour ses recherches.
 "Au début des années 1960, alors que j’étais professeur de psychiatrie à l’université de Virginie, je devenais de plus en plus perplexe devant les théories classiques, freudiennes notamment, sur la formation de la psyché humaine. Ces théories n’expliquaient pas tout. Loin de là. Parmi les très nombreuses questions que je me posais, je me demandais pourquoi certains bébés ont des phobies ou des aversions très prononcées, comme la peur irraisonnée du noir, de l’eau, de certains animaux…En lisant des ouvrages sur la réincarnation, j’ai découvert des histoires étonnantes."
Voir la suite de l'interview sur : www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Interviews/J-ai-recense-14-000-cas-de-reincarnation



Une autre video où le dalaî lama explique ce qu'il en est.


mercredi 2 mai 2018

Vies antérieures et réincarnations

Le monde change, disais-je, il y a de plus en plus une recherche de bien être, une ouverture à autre chose que le simple fait d'avoir... Ainsi on lit, on entend, le fait de rester zen dans les événements extérieurs stressants, on l'utilise dans la publicité, le mot méditation est aussi devenu banal, et même la notion de vies antérieures est assez connue.

Représentation de la réincarnation ds l'Hindouisme

Les vies antérieures sont un fait évident dans le Bouddhisme. Lorsque le dalaï lama meurt, il aura donné auparavant des indications sur la recherche de l'enfant qui sera sa réincarnation, ou certains lamas proches, ou astrologues, auront des visions à propos du lieu, de la famille. Il y aura aussi des oracles, des prophéties... Ainsi le dalaï lama actuel, Tenzin Gyatso est le quatorzième du nom de l'école Gelugpa remontant au XIV ème siècle. 
Un tulkou est un lama qui est reconnu comme la réincarnation d'un maître ou d'un lama disparu. Le terme signifie corps d'apparition, corps émané, magique, miraculeux. Cela sous entend que le corps est un support, un véhicule, porteur d'une énergie subtile, appelée âme, esprit, peu importe. Plus les choses sont subtiles moins on peut les nommer!

Il y a de nombreux exemples d'histoires de réincarnation, ceux de Denise Desjardin : "De naissance en naissance" ou "Mémoire des vies antérieures", racontant d'une part ce qu'elle a revécu personnellement auprès de son maître Swami Prajnanpad, d'autre part les expériences de certaines personnes faisant des "lyings" auprès d'elle. Ces revécus permettent en général de retrouver les événements sources de noeuds psychologiques provoquant des blocages dans la vie actuelle. Le but étant de voir la source, la cause, pour l'éroder progressivement afin de se libérer de ses effets douloureux dans le présent lorsqu'une situation semblable apparaît.
Je peux témoigner de ma propre expérience qui m'a permis de comprendre des attirances, des peurs, des constantes, liées à des histoires de vies différentes, et donc passées.


"Un ermitage dans la neige" de Vicki Mackenzie raconte l'itinéraire d'une anglaise, Diane Perry, qui va tout quitter pour s'engager à 23 ans en tant que nonne bouddhiste auprès de son ancien maître lors de vies précédentes. Elle prit le nom de Tendzin Palmo et se retira douze ans dans une grotte.
Les tibétains distinguent les réincarnations de tulkous, qui sont des êtres se réincarnant pour aider les autres, des renaissances que l'on peut dire communes des uns et des autres.
On retrouve cette notion dans l'Hindouisme avec l'âme incarnée dans la Bhagavad-Gita, et le "jivatman", âme individuelle ou être incarné, dans l'Advaita Vedanta, principe qui migre d'une existence à une autre.

mardi 1 mai 2018

lundi 30 avril 2018

Qui agit? Qui décide?

J'ai écrit le post où je parle de Stéphane Allix samedi matin sans savoir ce que j'allais faire l'après midi. Et soudain, après manger, me vient l'envie d'aller voir les deux librairies d'occasion où j'ai déjà acheté tant de livres. Dans la deuxième, après avoir mis de côté quelques livres de Christian Bobin, je tombe sur un livre de Stéphane Allix justement, "Le test", à moitié prix, que je prends du coup. Je suis toujours amusé de ce genre de synchronicité, de clin d'oeil venant du ciel. 


Y a t'il des présences quelque part, des anges, qui nous influencent dans nos choix sans que nous le sachions? C'est tout à fait possible, je n'en sais rien. Je crois volontiers que notre champ vibratoire, qui va bien au delà de notre conscience habituelle, parfois plus large et affinée, est en connexion permanente avec tout un tas d'informations qui vibrent dans le cosmos. Comme ce qui se ressemble s'attire, la vie se charge ensuite de mettre en rapport les éléments entre eux. Certains appellent cela le hasard, d'autres sourient sans le nommer. La vie, dans son incroyable subtilité, joue avec notre devenir. Si notre être est aligné, alors les messages sont d'autant plus clairs, plus forts. Une personne qui vit dans le flou permanent d'un mental compliqué aura bien du mal à discerner les messages, les signes d'une piste à prendre ou qui confortent. 

Apprendre à sentir, observer ses intuitions, regarder comme sa "non - volonté" peut nous mener au bon endroit sans que nous le sachions. Même si je ne sais pas comment cela fonctionne exactement, je constate qu'il y a une intelligence de la vie, il y a un jeu qui se passe derrière nous, un jeu au delà du je (le jeu de mot est tentant), qui rabaisse toute prétention. Qui agit? Qui décide? 
Bien sûr c'est moi qui décide de préparer à manger, puis de mettre ma fourchette dans l'assiette pour mettre ensuite la nourriture dans ma bouche! Mais ai-je décidé d'avoir faim? Et quand la faim se calme qui décide de s'arrêter ou de continuer quand même? Et si je suis gourmand, ai-je décidé de l'être? Regarder sans se laisser entraîner...

samedi 28 avril 2018

Qui étais-je avant de naître?

Je l'ai déjà dit, j'adore les livres, les librairies, fouiner les étalages, ou me laisser guider vers une perle cachée, ou ce que je prends pour tel...
Le monde change à une vitesse inimaginable, à tous les niveaux. La spiritualité est devenue un sujet de plus en plus abordé, nombre de gens sont en recherche, avant c'était le yoga, maintenant c'est la méditation qui est même proposée en direct sur les ondes ou à la télé. D'innombrables livres sortent dont certains témoignent d'expériences assez incroyables. Certaines personnes ont gardé secrètement leurs expériences pendant des années, et aujourd'hui parlent, écrivent. Des dons apparaissent, des changements de vie radicaux. Une sensibilité nouvelle nous envahit, à n'en pas douter...
Auparavant il y avait beaucoup de croyances, maintenant c'est plus le vécu, le ressenti qui comptent. Il y a assurément divers moyens de se confronter à ce qui nous dépasse : une rencontre, un accident, la maladie, la dépression, la mort même... Quelque chose se casse, une brèche s'opère, une fragilité apparaît, une ouverture nouvelle qui appelle un changement.

Il y a quelque temps j'ai découvert en interview Stéphane Allix, et quelques jours après ses ouvrages en librairie. Il est journaliste, écrivain et fondateur de l'INREES. Engagé très jeune auprès de la résistance afghane, reporter de guerre, il va un jour être confronté à la mort de son propre frère, ce qui va bouleverser sa vie.
Qui sommes-nous? Qu'est-ce que la réalité? Comment le monde fonctionne t-il?
Il va enquêter, en tant que journaliste, de façon méthodique, objective, ce qui en est l'intérêt. Mais la vie va lui envoyer une expérience tout à fait inattendue lors d'une retraite en forêt amazonienne, pour faire le point sur sa vie : il revit la mort d'un soldat allemand lors de la deuxième guerre mondiale. Avec les indications qu'il a eues lors de cette vision, le nom, il va mener une enquête minutieuse pour retrouver la vie de cet homme. Cela va bouleverser sa vie. A t - il été cet homme dans une vie antérieure? Un livre intitulé "Lorsque j'étais quelqu'un d'autre" raconte son aventure.
J'ai lu "La mort n'est pas une terre étrangère", au titre parlant. Un autre livre "Le test" démontre qu'il y a bien une vie après la mort.
Je vous renvoie à son site : https://www.inrees.com/soutien/Stephane-ALLIX/
La mort, la vie après la mort, l'au - delà, les vies antérieures, y a - t'il une âme qui migre? Autant de sujets passionnants qui sont de plus en plus abordés, sans à priori, mais basés sur des expériences, qui nous font appréhender la mort d'une façon différente.
A suivre...

mardi 17 avril 2018

Libérer l'hormone du bonheur

18 CONSEILS POUR SÉCRÉTER PLUS D'OCYTOCINE, L'HORMONE DU BONHEUR

Connue sous le nom d’ « hormone de l’amour », l’ocytocine est essentielle à l’épanouissement et au développement de l’être humain. Régulièrement stimulée, elle est sécrétée dans notre cerveau lorsque nous échangeons des marques d’affection et des paroles bienveillantes. Voici comment maintenir sa production pour être plus heureux.
À défaut de pouvoir attraper le bonheur, saviez-vous qu’il était possible de le stimuler dans votre cerveau grâce à l’ocytocine ? Cette « hormone de l’amour » doit son nom au fait qu’elle est produite en importante quantité lorsqu’une femme accouche ; elle permet notamment à la maman de se lier immédiatement d’affection avec son bébé qui, de son côté, sécrète de l’ocytocine grâce à la tétée (un moment particulièrement intime).
De la même façon, l’ocytocine est également libérée lors d’un orgasme (d’où cette incroyable sensation d’apaisement et de plénitude), ou, plus simplement, lorsqu’on reçoit des marques d’affection (ou qu’on en procure), ce qui remplit notre réservoir de bonheur.
L’ocytocine est une hormone merveilleuse dans le sens où elle participe à réduire le stress, la pression artérielle, le niveau de cortisol et aide à nous apaiser en régulant nos émotions fortes, en renforçant notre confiance en nous et en nous aidant à mieux nous connecter aux autres à travers l'empathie.
Alors, comment sécréter de l’ocytocine au quotidien ? Voici quelques exemples inspirants :

Prononcez des mots affectueux

Ayez des conversations agréables

Faites des bisous, embrassez

Soyez écouté et compris

Ayez des relations harmonieuses

Partagez vos petits plaisirs

Créez une ambiance chaleureuse et zen

Entrez en contact avec l’eau chaude

Faites des caresses et des câlins

Dépensez-vous

Recevez un massage ou offrez-en un

Chantez à tue-tête, rejoignez une chorale

Dansez comme si personne ne vous regardait

Écoutez de la musique

Cultivez l’amitié (humaine ou animale)

Échangez des regards bienveillants

Jouez avec vos enfants…

… ou occupez-vous d’un animal

vu sur : positivr.fr/comment-secreter-ocytocine-hormone-amour-bonheur/

samedi 14 avril 2018

A propos des efforts


Tout ce qui doit arriver arrivera,
quels que soient vos efforts pour l'éviter.
Tout ce qui ne doit pas arriver n'arrivera pas,
quels que soient vos efforts pour l'obtenir.

Ramana Maharshi

jeudi 12 avril 2018

Euthanasie et abus


Dans une tribune publiée par Le Figaro, Viviane Lambert s'adresse au président de la République pour obtenir la grâce de son fils :

Mon fils a été condamné à mort. Il s'appelle Vincent Lambert, il est père d'une petite fille, il vit, et n'a commis aucun crime. Et pourtant, ce lundi 9 avril 2018, en France, un médecin m'a annoncé que dans dix jours commencerait la lente et longue agonie de mon enfant, qui va mourir de faim et de soif.
Ce même lundi, vous étiez au Collège des Bernardins, à Paris, pour parler du handicap et de la vulnérabilité. Vous avez évoqué l'exigence de l'effectivité. Et vous vous êtes engagé personnellement, avec ces mots: «Je pense, pour ma part, que nous pouvons construire une politique effective, une politique qui échappe au cynisme ordinaire pour graver dans le réel ce qui doit être le premier devoir du politique, je veux dire la dignité de l'homme.»
Permettez-moi de vous prendre au mot, Monsieur le Président: mon fils n'a pas mérité d'être affamé et déshydraté. Qui oserait, à cet égard, parler de «mourir dans la dignité»? Pourquoi lui infliger cette peine? Quelle faute Vincent a-t-il commise?
Permettez-moi, pour que vous puissiez en juger, de vous le présenter, et de vous rappeler son état.
Vincent est un homme de 42 ans, en situation de grand handicap. À la suite d'un accident de voiture, il est en état pauci-relationnel. C'est un état de conscience minimale qui l'empêche de communiquer verbalement. Mais c'est tout! Vincent n'est pas dans le coma, il n'est pas malade, il n'est pas branché. Ce n'est pas une machine qui maintient mon fils en vie. Il respire sans assistance. Il se réveille le matin, et s'endort le soir. Quand nous, ses parents, sommes avec lui, il a des réactions. Il nous suit du regard, parfois intensément, également avec son frère David qui est très proche de lui. Il a eu en notre présence plusieurs vocalisations dont une que nous avons filmée et qui a impressionné les médecins spécialistes à qui nous l'avons soumise et qui affirment qu'il n'est pas en état végétatif.
Alors qu'il avait perdu le réflexe de déglutition, il l'a retrouvé. J'ai pu lui donner à manger de la nourriture qu'il a déglutie sans aucune difficulté. Nous avons soumis ce film également à ces dizaines de spécialistes qui, tous, ont affirmé qu'il devait être rééduqué à remanger par la bouche. Mais il faut le faire selon des protocoles spécialisés, avec une équipe pluridisciplinaire, dans une unité spécialisée, dans le cadre d'un projet de vie en lien avec sa famille.
Au lieu de cela, il n'y a plus pour lui qu'un projet de mort. Et un médecin, à Reims, sans tenir aucun compte de tous ces avis spécialisés, a décidé d'arrêter son alimentation et son hydratation donnée par sonde, sans lui permettre d'être pris en charge ailleurs pour être rééduqué et stimulé.
Vincent est handicapé mais il est vivant.
Bien évidemment, sa situation est dramatique. Je suis sa mère: vous pouvez imaginer comme j'en suis meurtrie et la souffrance quotidienne qu'il me faut porter. Est-ce pour cela qu'il faudrait l'éliminer? Ma famille, dans cette épreuve, s'est divisée* et cela ajoute à ma douleur.
Comme les 1700 personnes porteuses du même handicap que lui, Vincent aurait donc dû être placé dans un service spécialisé pour personnes cérébrolésées. Mais il a été mis en soins palliatifs, sans traitements adaptés, sans le service de kinésithérapie qui lui permettrait de faire les progrès permis par son état. Plusieurs établissements qui accueillent des personnes victimes de graves accidents de la route sont prêts à l'accueillir, et le voilà retenu dans le centre de soins palliatifs d'un hôpital incompétent pour une telle prise en charge.
Pourquoi cet acharnement contre mon fils? Et est-ce que ces 1700 personnes handicapées en état pauci-relationnel vont aussi être condamnées à mort?
Monsieur le Président, il y a quelques années, le 29 avril 2013, au chevet de mon fils, je l'ai vu mourir. J'ai vu qu'il mourait alors que son handicap n'est pas mortel. J'ai été foudroyée: je me suis aperçue que depuis vingt jours Vincent n'avait rien mangé, parce qu'on avait coupé son alimentation sans rien nous dire et qu'il était desséché parce qu'on avait décidé de réduire son hydratation. Vincent me regardait ; et il pleurait. Des larmes coulaient le long de ses joues. À ce moment-là, mon fils souffrait. Non de sa maladie, mais parce qu'on l'avait abandonné. Et condamné. Il m'a fallu encore onze jours pour réussir à ce que l'on remette la sonde gastrique de Vincent afin de l'aider à manger et à boire.
Était-ce digne? Était-ce médical? Je ne le crois pas. Mais par-dessus tout, je ne comprends pas quelle loi, quelle volonté politique pourrait vouloir et justifier que l'on condamne à mort un individu parce que l'on refuse de le soigner.
L'état de Vincent, tenace bien qu'il soit immobilisé depuis 2008, toujours en vie bien qu'on l'ait affamé pendant un mois, témoigne de sa réelle volonté de vivre. Les vingt-cinq spécialistes que nous avons consultés l'ont affirmé par écrit: le fait qu'il ait survécu 31 jours sans alimentation et avec une hydratation réduite est incompatible avec une prétendue volonté de mourir.
Et pourtant, ce lundi 9 avril, un médecin a, de nouveau, décidé la mort de mon fils, pour la quatrième fois. Même ce médecin écrit que la volonté de Vincent Lambert est incertaine. Alors, dans le doute de sa volonté, il doit mourir? On vous dira que c'est une décision médicale pour refus d'acharnement thérapeutique. Mais c'est faux. Vincent n'est pas en fin de vie. Il n'est pas malade. Il ne souffre pas. Lors de la procédure collégiale, vingt-quatre spécialistes ont adressé un courrier à l'hôpital de Reims pour indiquer que Vincent Lambert n'est pas en situation d'obstination déraisonnable. S'il faut qu'il meure, ce n'est pas pour sa dignité: c'est par volonté euthanasique. Vincent va être sacrifié pour faire un exemple. Mon fils doit être un cas d'école.
Monsieur le Président, je vous demande de me recevoir en urgence, accompagnée des médecins spécialisés qui connaissent Vincent pour l'avoir vu et qui pourront vous expliquer son état de santé réel.
Comité de soutien à Vincent Lambert - www.jesoutiensvincent.com
www.jesoutiensvincent.com/lappel/signez-lappel

Extrait de « L’art du bien mourir » - (derniers jours de la vie des moines) par Nicolas Diat.
Editions Fayard.

Abbaye de Fontgombault – Chapitre VI – Page 169 –

… « Pour un moine, la mort doit être offerte. Elle est le dernier acte de la vie et le premier pas dans l’aventure de l’éternité. L’offrande ne peut être que consciente. Dans cette perspective, Fontgombault considère que la sédation profonde et continue telle qu’elle est proposée par la loi Léonetti-Claeys est inacceptable et immorale. Pour la communauté, s’il est légitime de pratiquer chez les personnes en phase terminale une sédation brève qui a pour effet de passer un cap, de calmer les angoisses presque insupportables comme celles d’un malade qui présente des difficultés respiratoires, une sédation profonde et continue associée à l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation, comme le préconise la loi, ne l’est pas : il s’agit d’une forme d’euthanasie que l’artifice de la formulation ne parvient pas à dissimuler.
En 2000, un frère de quatre-vingt-quatre ans a eu un cancer de l’estomac. Après l’opération, qui visait à ôter la tumeur cancéreuse, il est tombé dans le coma. Le moine était sous respirateur artificiel, mais il réagissait à certaines sollicitations de ses frères. Il reconnaissait parfaitement ses visiteurs. Un anesthésiste a pourtant décidé d’arrêter la machine sans prévenir dom Thevenin. Le religieux est mort. Les moines avaient précisé qu’ils souhaitaient être présents au moment de son départ. A l’évidence, il s’agissait de se débarrasser d’un cas perdu d’avance qui surchargeait le service. Le chirurgien n’avait pas non plus été informé de la décision. Fontgombault a exprimé sa colère et sa tristesse. Désormais, les moines sont vigilants. Ils apportent un soin particulier à la rédaction des « directives anticipées » que les établissements hospitaliers proposent de remplir… »


dimanche 8 avril 2018

L'amour, y'en aura jamais assez

Ecoutez les paroles, c'est juste du Cabrel...

samedi 7 avril 2018

Je suis mort... Higelin

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Artiste, poète, musicien, joyeux, vivant, de plus en plus près de lui-même...
Il improvisait sa vie...

mercredi 4 avril 2018

La voie du glandeur


René Daoudal était un enfant glandeur, et un adolescent rêveur. Puis il a fait médecine, et a cessé de glander. Mais un jour, alors qu'il était médecin de campagne, par excès de stress et de travail, René fait une crise cardiaque, vit une Expérience de Mort Imminente et en revient transformé. Petit à petit, il redécouvre les bienfaits du repos, du non-agir, renoue avec la glande et décide d'écrire le livre dont notre siècle a besoin : un éloge de la Glande.
L'essence de la Glande est éternelle. Elle est facile à reconnaître. Il s'agit d'un état de tranquillité, de paix intérieure et, en même temps, d'ouverture et d'accueil. C'est l'état le plus simple qui soit.
Sous une version humoristique, René Daoudal nous rappelle les vertus du non-agir et de la Glande. Il retrace l'histoire de la Glande, des origines dans l'antiquité jusqu'au mouvement hippie sans oublier la Glande orientale et ses grands représentants que sont les sages indiens (Ramana Maharshi étant le plus grand des glandeurs !)
Glander n'est pas fuir, c'est s'ouvrir aux possibles et à l'impossible et voir ce que cela nous fait, pour savoir enfin ce que l'on veut vraiment. Et la Glande nous montre alors le chemin que nous pouvons emprunter naturellement. Non pas celui qui accomplira nécessairement tous nos désirs mais celui qui nous mènera à la paix. Car, si vous honorez l'Esprit de la Glande, l'Esprit de la Glande vous honore.
René Daoudal qui fut disciple d'Arnaud Desjardins pendant trente ans, nous montre les obstacles à la Glande et développe avec cohérence et rigueur une véritable pratique du non-agir au cœur de notre société hyperactive et véritablement glandophobe.


Il y a plusieurs sortes de livres sur la spiritualité :
- Ceux d'enseignement pur, avec commentaires, parfois basés sur des questions - réponses.
- Ceux qui sont basés sur une expérience "brutale" de libération, qui va changer la vie de l'auteur. C'est plus un témoignage.
- Les formes romancés ou contes initiatiques.
- Les autres (inclassables), beaucoup plus rares.

C'est le cas de ce livre. Rien que le mot "glandeur" témoigne d'un esprit rebelle, humoristique, qui en fait l'intérêt. Ils sont rares ceux qui rient d'eux mêmes, des humeurs de la vie, et nous dressent un tout autre portrait de l'histoire de nos vies individuelles ou collectives. 
Oser parler sérieusement de la vache qui regarde passer les trains est jouissif, comme des rois fainéants... Rire de nos comportements est tordant, voir que l'on peut les changer est réjouissant, le but de tout un chacun étant de vivre en paix. Je trouve particulièrement intéressant le parti-pris de la Glande pour aborder nos travers et nos possibles. Un livre qui sent la maturité présenté dans un écrin d'humour. A déconseiller à ceux qui confondent sérieux et spiritualité (qu'ils détendent leur anus, ça ira mieux! comme dit Isabelle Padovani).
Un livre qui fait vraiment du bien! Ce n'est pas du remplissage de papier...

dimanche 1 avril 2018

Pourquoi glander à Pâques?

J'ai eu l'occasion de parler de Pâques, de la signification symbolique de ce moment essentiel dans les évangiles. Je vous renvois à mon livre dont la couverture figure sur le côté.
Pâques représente le passage, "Pessah" en hébreu, à un autre état d'être. La résurrection signifie le fait de se relever, "anastasie" en grec c'est la renaissance.
Mais pourquoi parler de glander, alors?
Parce que Jésus est mort juste avant que le sabbat ne commence le vendredi soir, ce mot "Shabbat" qui veut dire repos, ou plutôt cessation (d'activité). Le shabbat est en référence à l'oeuvre de Dieu, c'est à dire la création, qui à un moment donné se termine, après quoi Dieu s'arrête, il se repose. C'est le septième jour, nombre ô combien symbolique, que représente le dimanche pour nous.
Il se repose parce que quelque chose est fini, accompli, c'est de l'oeuvre dont on parle, l'oeuvre de la transformation de l'homme en fils de Dieu, en homme accompli, réalisé.

Le repos, c'est glander, c'est ne rien faire, c'est lâcher prise...
C'est tout un art de glander, il faut s'entraîner longtemps!
J'ai commencé très jeune à glander, sans savoir ce que c'était, et puis un jour j'ai appris sérieusement à glander, on appelle çà aussi méditation. C'est là que j'ai connu René, qui m'a fait découvrir plein de choses à l'époque de nos vingt ans. C'est devenu un ami. Avec d'autres on glandait pas mal.
Mais il a fait très fort puisqu'il témoigne de la voie du glandeur.


Vous savez ce qu'il vous reste à faire aujourd'hui, ou plutôt à ne rien faire...
C'est un livre sérieusement drôle sur un sujet drôlement sérieux! Je vous en parle à suivre.
Bon dimanche de Pâques, ou de glande au choix!

vendredi 30 mars 2018

Qui meurt?

A quoi aboutit une démarche spirituelle?
C'est tellement merveilleux de répondre par des mots aussi forts que libération, amour sans condition, paix inébranlable, bonheur infini et autre nirvana... Cela fait miroiter un goût de paradis, comme une publicité mensongère : "Achetez cette voiture et vous connaîtrez le grand bonheur (avec une femme merveilleuse à vos côtés)", ou "Buvez telle boisson et vous pétillerez d'énergie!"
C'est faire croire que l'ego peut connaître cela, peut envisager la chose! Cela semble très attirant, mais je m'insurge en faux.

Celui qui s'engage sur la voie dite spirituelle ne connaîtra jamais ce dont parlent tous les livres de sagesse. Pourquoi? Parce qu'il y a un passage obligatoire qui est la mort de l'ego. 
L'ego peut croire, rêver, espérer tout ce qu'il veut, mais il ne connaîtra jamais le grand but qui est justement sa disparition. C'est, par définition, impossible. Celui qui désire par dessus tout la libération devra réaliser un jour que tout ce qui est désir, même subtil, est un effet de l'ego, d'une volonté déguisée, et par là même un empêchement. 
On ne peut pas arrêter de vouloir non plus, ce qui est aussi une forme de volonté, et donc d'ego. Mais alors que faire, me direz-vous, ou sans doute quelques uns? Rien, juste voir cela qui se trame en nous, observer ce qui se passe sans prendre parti. Voir, c'est prendre du recul, c'est apprendre  le détachement, c'est ne plus alimenter son tempérament de base avec tous ses mécanismes. C'est le début d'un lâcher prise. La mort de l'ego, ou la mort à soi-même, c'est le lâcher prise total et permanent, l'abandon sans discussion aucune à la vie. Ce que l'ego ne peut concevoir bien sûr, et ce qui ne se décide pas non plus. Dire : "Je lâche prise" témoigne encore d'une certaine prétention. Le détachement vise l'impersonnel, il ne peut en être autrement.

Il serait peut-être plus juste de promettre les difficultés sur la voie, les vérités qui dérangent, les émotions qui s'accroissent, les peurs, les croyances à perdre, tout à perdre d'ailleurs. On n'a aucune idée du résultat, ni dans quel état on sera. Par contre une pratique sincère amènera inévitablement des résultats : de moins en moins de peurs, de tensions, de refus, de plus en plus de paix. Sentir cela est déjà beaucoup, selon là où on est parti, et l'on se sentira redevable, remerciant.
En tout cas il faut apprendre ou se préparer à mourir, plutôt que de rêver d'une libération. Peut-être certains goûteront à cette expérience, même si elle n'est pas définitive, qui laissera un goût indicible dans leur être. Nous ne décidons de rien, de rien du tout, ni de vouloir quoique ce soit, ni de s'abandonner. C'est une histoire d'usure, de confrontation à l'inéluctable, jour après jour...

Dans notre période troublée, c'est assez extraordinaire qu'un homme ait donné sa vie pour en sauver d'autres lors de cette histoire sanglante il y a quelques jours à Trèbes. Curieuse coïncidence que cela arrive une semaine avant le vendredi saint que nous sommes aujourd'hui pour la tradition catholique... L'église catholique dit que Jésus a donné sa vie pour sauver l'humanité, je ne soutiendrai pas cette version, très peu de gens l'ont suivi en fait, et l'église encore moins. Sa mort n'a de sens que par la résurrection, mais pas une résurrection de la chair, non, celle de l'esprit. Toutes les traditions, toutes les sagesses disent la même chose malgré des mots différents. Message incompréhensible s'il n'est pas déjà là en nous, me semble t-il.

samedi 24 mars 2018

S'épanouir


S'EPANOUIR

C'EST PAS NUIRE

jeudi 22 février 2018

Eglise et pédophilie

J'ai regardé hier soir le reportage sur Arte : L'église face aux scandales pédophiles (visible en replay).
Reportage intéressant car il expliquait bien le problème, les désastres, l'absence totale de transparence de l'église pour ne pas dire le mensonge délibéré et la façon de cacher la réalité, le système mis en place pour agir sans être sous la dépendance de la justice en vigueur, le lobbying auprès des politiques et de la police devenant complices, l'argent que coûte les procès quand il y en a, ou l'achat du silence, le repentir d'un prêtre qui explique entre autres comment il n'y a aucune éducation sexuelle, les témoignages bien sûr de jeunes ou d'adultes ayant subi des sévices sexuels, la mise en cause du Pape, l'abus de pouvoir, etc...

Le sujet est délicat, car nous sommes en plus dans une période où la parole se libère à propos notamment des agressions sexuelles sur les femmes. On découvre des chiffres effarants :
Une étude menée auprès de 600 femmes en Seine Saint Denis et Essone révèle que toutes ont subi au moins une fois dans leur vie du harcèlement sexiste ou une agression sexuelle dans les transports en commun (Express du 16/04/2015).
33 viols sont déclarés chaque jour en France, chiffre en augmentation de près de 20 % en 5 ans. Mais il y a tous ceux, beaucoup plus nombreux, qui ne sont pas déclarés!
Et puis il y a les guerres, et les viols innombrables...
Qui sait s'il n'y a pas une influence extérieure qui favorise toute cette violence sexuelle?

Il faudrait reprendre toute l'histoire de l'Eglise catholique pour comprendre comment elle en est arrivé là. Il faudrait aussi parler de sexualité, un sujet vaste, lié à une culture, et surtout à un vécu différent chez l'homme et la femme. Je ne veux pas simplifier, mais il y a une certaine violence naturelle chez l'homme, qui passe entre autre à travers la sexualité. Quand la puberté arrive, il y a progressivement une sorte d'explosion hormonale qui se déclenche. Pris entre le désir, la morale, l'ignorance, la culpabilité, la violence, le tempérament, l'éducation... Qu'en faire? Combien de secrets de famille qui cachent des troubles, des interdits, des perversions...
Bien sûr il y a toujours eu des saints, des ermites, des êtres d'exception, complètement détachés des désirs physiques, mais vouloir l'appliquer à tous les membres d'une institution est une gageure insensée. Déjà faire voeu de chasteté en entrant dans un monastère est un défi qui doit demander du temps avant que d'être vécu dans la liberté, selon chacun bien sûr. 

Mais les prêtres? Ils sont environ 15 000 aujourd'hui en France, deux fois moins qu'il y a 20 ans, et ils sont environ 414 000 dans le monde. Le prêtre qui témoignait de sa pédophilie parlait du manque de formation, d'éducation, au sujet du célibat, de la chasteté et donc du désir sexuel. Comment gérer une fois passé l'enthousiasme de l'engagement, dans la durée? Un prêtre, connu dans les médias, dont j'ai oublié le nom, parlait à une époque de la masturbation qu'il pratiquait. Le pape actuel en a reconnu l'utilité, "même si c'est sale et coupable", mais la déconseille pour risque d'addiction. Ok, c'est entre soi et soi, mais qu'en est-il quand cela ne suffit pas? Soit on fait avec une femme (il y a plein d'histoires, ne serait-ce que Mazarin, et même des papes, j'en ai déjà parlé), de façon consentie ou forcée, soit il y a homosexualité, soit enfin la pédophilie, c'est à dire avec des enfants. Il semblerait que les pédophiles choisiraient inconsciemment des métiers où ils côtoient des enfants pour assouvir leurs instincts, ainsi nombre de prêtres qui s'occupent d'enfants peuvent "pêcher" tout près.
L'église reconnait 2 572 cas de prêtres ayant abusé d'enfants, et en a défroqué seulement 848! Mais des soupçons sérieux porteraient sur 3 400 prêtres depuis 2004 (The Wire), Il y a une totale impunité. Pour en savoir plus, regardez l'émission.

L'interview d'un journaliste italien spécialiste du Vatican, qui vient de sortir un livre sur le sujet, explique que le pape François n'a fait que prêcher des bonnes paroles depuis 5 ans, mais n'a rien fait sur aucun des sujets abordés. C'est le pape précédent Benoit XVI, qui avait fait avancer les choses à propos de ce scandale, mais depuis il n'y a rien eu de concret. L'église minimise les faits ou les cache, se sert d'avocats malhonnêtes dans les cas de jugements (USA), ment, déplace les prêtres concernés dans des endroits paumés dans des pays pauvres où il est facile de recommencer...
Pendant ce temps des milliers, peut être des dizaines de milliers d'enfants, ont été meurtris dans leur corps, perturbés psychologiquement pour la vie souvent, certains se sont suicidés, d'autres reproduisent ce qu'on leur a fait, etc....
Ce sont des actes de perversion et de lâcheté, un enfant ne peut se défendre, mais en plus dans le cadre de l'église... c'est absolument honteux, impardonnable (oui, c'est mon avis!). Mettez-vous à la place des parents! 

Pendant ce temps le Vatican continue à se pavaner dans ses habits de feu. C'est un lieu de pouvoir, où se jouent dans le secret des scénarios que les fidèles (les moutons plutôt) sont loin d'imaginer, comme les dessous financiers, les liens avec la mafia et les politiques...
Comment le message de Jésus a t-il été récupéré pour en arriver là? Comment le pape peut-il prôner la paix lors des conflits, alors que l'église produit des souffrances insupportables en son sein?
Quand l'église abordera t-elle l'un de ses grands problèmes ou mensonges, à savoir la sexualité? (Je viens de lire que cela commence à se faire). Mais qu'apporte la chasteté, surtout mal vécue, ne vaut-il pas mieux le mariage des prêtres, comme pour les pasteurs protestants?
Quelle rigidité! (Ce n'est pas de l'humour...)