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lundi 30 novembre 2009

Loup



Au moment où les "grands" de ce monde vont essayer de calmer leur faim de loup, un film d'un amoureux de la nature sauvage montre son amour des loups, les vrais, ceux qui ne font que tuer pour manger, selon les lois éternelles de la nature...

samedi 28 novembre 2009

Rachmaninov



En fait cela dure à peine 5 minutes...

Tellement humain

Dis-moi si tu n'as vécu que des choses dures, difficiles, qui faisaient mal et te faisaient pleurer?
Dis-moi si tu n'as vécu que des choses belles, merveilleuses, qui te faisaient côtoyer les étoiles et vivre pleinement?
Quand tu es dans l'un, te souviens-tu de l'autre?
Vouloir que souffrance cesse est tellement humain.
Désirer que le bonheur dure est tellement humain.
Mais quand l'insupportable est là, que tu en veuilles à la vie que c'est à toi que cela arrive,
Et quand le bonheur déborde, que ton coeur éclate à ne plus pouvoir contenir,
Qu'est-ce qui est le plus fort?
Tes plaintes ou tes remerciements?

vendredi 27 novembre 2009

Pour Fish Fish

Elle ne voit que l'horizon!

un peu d'intimité

C'est d'abord ce bleu qui m'a arrêté, et puis il y avait ces mots sur la vitrine...

jeudi 26 novembre 2009

Moteur, on tourne...

Je voulais parler du moteur, ce système qui permet de faciliter n'importe quel travail, qui permet d'éviter de la fatigue physique, humaine ou animale...
Cette invention qui appelle à se complexifier, qui permet de faire tout sans plus rien faire, ou si peu, qui se cache derrière tout ce qui passe entre nos mains, ou presque...
Cette invention qui finit par nous rendre dépendant, paresseux, qui nargue le temps, nous fait oublier l'effort, le contact avec les éléments...
Cette invention qui permet la machine, qui a rendu notre monde mécanique, qui nous fait ressembler à des automates, qui nous fait fonctionner si machinalement...
J'arrête là, c'est facile. C'est toujours une question d'équilibre.

Moteur est lié au mot mouvoir du latin movere, motus.
Le sens est mouvement bien sur. En latin sont associés : motor, mobilis, momentum, motivus, et des composés avec des préfixes : amovere, emovere, commovere, promovere...
En français il y a énormément des mots associés à cette idée de mouvement :
Mouvoir, mouvant, émouvoir, émouvant, émotion, promouvoir.
Meuble (un terrain meuble est l'inverse d'un terrain mouvant), qui a donné immeuble, ameublir, et meuble au sens de mobilier. Mais aussi meute, émeute (émoi), mutin (porté à la révolte).
Tous les mots qui contiennent motion : commotion, locomotion, promotion, promoteur, émotion.
Puis moteur et ses dérivés, motrice, moto.
Motif, motivation. Enfin mobile et donc immobile, automobile... Et puis moment.

On peut dire que le mouvement nous éloigne forcément de quelque chose, ne serait-ce que de l'immobilité. Vous voyez que ça va loin (c'est normal puisqu'on s'éloigne)!
Et si on s'éloigne, il faudra bien revenir. Mais revenir où?
Peut-on jamais revenir?
Ne vaut-il pas mieux rester avec le mouvement?
Ne serait-ce qu'un moment?
Immobile...

mercredi 25 novembre 2009

Jésus à l'école

Jésus, qui est à l'école de Nazareth, rentre chez lui avec son bulletin scolaire. Franchement ce n'est pas très bon. Sa mère a déjà vu un mauvais bulletin, et elle n'a rien dit, méditant toutes ces choses dans son coeur. Mais aujourd'hui le plus difficile reste à faire : il faut le montrer à Joseph.
Expéditeur : Ecole Siméon de Nazareth.
Destinataires : Joseph et Marie David
Objet : Bulletin de Jésus
Mathématiques : Ne sait quasiment rien faire, à part multiplier les pains et les poissons.
Sens de l'addition : N'est pas acquis; affirme que son Père et lui ne font qu'un.
Ecriture : N'a jamais ses cahiers et ses crayons; est obligé d'écrire sur le sable.
Géographie : N'a aucun sens de l'orientation; affirme qu'il n'y a qu'un chemin, et qu'il conduit chez son Père.
Chimie : Ne fait pas les exercices demandés; dés qu'on a le dos tourné, transforme l'eau en vin pour faire rigoler ses camarades.
Education physique : Au lieu d'apprendre à nager comme tout le monde, marche sur l'eau.
Expression orale : Grosses difficultés à parler clairement, s'exprime en paraboles.
Ordre : A perdu toutes ses affaires à l'école et déclare, sans honte, qu'il n'a même pas une pierre comme oreiller.
Conduite : Facheuse tendance à fréquenter les étrangers, les pauvres, les galeux, et même les prostituées.
Joseph se dit vraiment que ça ne peut pas durer, qu'il doit prendre des mesures sévères : "Eh bien, Jésus, puisque c'est comme ça, tu peux faire une croix sur tes vacances de Pâques."

lundi 23 novembre 2009

vendredi 20 novembre 2009

Quand j'étais enfant

Quand j'étais enfant le bout de la plage me semblait loin
Aujourd'hui le monde me semble petit.
Quand j'étais enfant avoir trente ans me semblait vieux
Aujourd'hui c'est à peine la fin de la jeunesse.
Quand j'étais enfant je n'imaginais pas l'avenir
Aujourd'hui je considère le passé.
Quand j'étais enfant je passais des heures à jouer
Aujourd'hui je me demande à quoi sert de travailler.
Quand j'étais enfant je cherchais la compagnie des filles
Aujourd'hui je suis toujours sensible à l'allure d'une femme.
Quand j'étais enfant un rien me semblait tout
Aujourd'hui c'est tout qui me semble rien.
Quand j'étais enfant... C'était hier
Aujourd'hui... C'est maintenant.

jeudi 19 novembre 2009

Je voudrais...

Je voudrais me sentir comblé
du matin au soir me nourrir
de ce feu qui brûle au fond de mon coeur
et éteind toute attente à jamais.
Je voudrais être plein
rempli à ras bord de silence
de beauté contenue
de joie en sourdine
qui efface tout manque.
Je voudrais toucher ce qui brûle
me noyer dans l'immense infini
oublier tout souci tout ailleurs
me confondre à jamais
avec l'instant ami.
J'aimerais devenir léger
presque oublieux de manger
vivre enfin la présence
du seul chemin qui commence
par un retour à l'enfance.
J'aimerais m'arrêter
jusqu'à l'instant suivant
sur les bords de l'ouvert
au coeur du jaillissant
et mourir à hier.

mercredi 18 novembre 2009

Je veux savoir...

« Je ne m’intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,

Je veux savoir à quoi tu aspires,

Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton cœur.

Je ne m’intéresse pas à ton âge,

Je veux savoir si, pour la quête de l’amour et de tes rêves,

Pour l’aventure de te sentir vivre,

Tu prendras le risque d’être considéré comme fou.

Je ne m’intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.

Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,

Si les trahisons vécues t’ont ouvert,

Ou si tu t’es fané et renfermé par crainte de blessures ultérieures.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,

Sans t’agiter pour la cacher, l’amoindrir ou la fixer.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,

Si tu oses danser, envahi par l’extase, jusqu’au bout des doigts et des orteils

Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.

Je ne m’intéresse pas à la véracité de l’histoire que tu racontes.

Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu’un pour rester fidèle à toi-même,

Si tu supportes l’accusation d’une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.

Je veux savoir si tu sais faire confiance, et si tu es digne de confiance.

Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres

Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté.

Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien ou le mien,

Et malgré cela rester debout au bord du lac

Et crier : « Oui ! » au disque argenté de la lune.

Je ne m’intéresse pas à l’endroit où tu vis ni à la quantité d’argent que tu as.

Je veux savoir si après une nuit de chagrin et de désespoir,

Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants ?

Je ne m’intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.

Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.

Je ne m’intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où ni avec qui.

Je veux savoir ce qui te soutient à l’intérieur, lorsque tout le reste s’écroule.

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,

Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides. »


Orish Mountain Dreamer (an Indian Elder)

mardi 17 novembre 2009

André Comte Sponville parle du temps


Si vous avez un peu de temps, vous découvrirez ne pas en avoir perdu en l'écoutant.
Vous pouvez sauter la première minute de présentation.

Kyudo

"Et voilà le grand moment! Entre un tout petit bonhomme portant un arc immense. Un vieillard tremblant... Au point qu'il était légitime de se demander ce que ça allait donner! Voilà que le vieux maître s'agenouille, s'incline, se redresse difficilement, prend la flèche, tend l'arc et dans un silence religieux la flèche part et tombe à moins de dix mètres... sur le plancher... mais au moment même, raconte mon ami, une vingtaine de personnes dans le public tombent dans le satori...
Ce qui émanait de ce vieil homme, de sa présence, avec son arc qui l'avait accompagné toute sa vie, suffisait pour toucher celui qui regarde en son Etre. Il lui suffisait d'être là, rien de plus que d'être là."

Durkheim

lundi 16 novembre 2009

Concours de présence

"Je me souviens d'une rencontre où les dojos avaient envoyé leurs meilleurs disciples. Ce qui était très intéressant c'est qu'autour de chaque tireur (à l'arc) il y avait trois juges. Le premier comptait les points sur la cible. Le second regardait la forme dans laquelle se trouvait l'homme qui tirait, sa façon d'être là. Le troisième ne regardait que le visage. Et si, au moment de lâcher la corde, ce visage exprimait le désir de réussir ou la crainte d'échouer, le tir ne comptait pas : même si la flèche touchait le centre de la cible! Parce que le tir était impur!"

Graf Durckheim

dimanche 15 novembre 2009

de JCC à JC, mais pas Jésus Christ!

En feuilletant ses carnets d'enfance, Jean Claude Carrière nous disait :
"Parfois j'ouvre ces livres au hasard et lis une page, et j'essaie de mettre en relation ce que je lis et ce que je vis. Souvent il y a une réponse, une corrélation." Ce ne sont pas ses termes exacts, mais c'est l'esprit.
J'aime beaucoup ce genre de jeux, et la vie m'en fait profiter.

Il y a quelques jours j'écrivais des posts sur les pyramides. Je suis tombé juste après sur un reportage à propos d'un architecte ayant tout arrêté pour se consacrer aux mystères de la construction des pyramides. Il a découvert, sur une intuition de son père, des choses que personnes n'avaient vues jusqu'à présent, qui offrent de nouvelles perspectives de compréhension. Je vais sur internet et découvre bien sur plein d'infos à son sujet. Hier après midi, dans la librairie d'occases ou je me rends occasionnellement, je trouve un livre de cet architecte sur le sujet!

En fait je trouve deux autres livres qui m'intéressent. N'ayant pas d'argent devant moi en ce moment, je dois faire un choix. Ce sera "Les leçons de Durckheim" de Jacques Castermane.
Comment peut-on se débarrasser d'un livre comme celui là?
Il nous explique dés le départ comment il rentre en relation avec Graf Durckheim. Une suite de hasard... C'est la vie qui a été le chercher à certains moments.

Pendant les vacances de la Toussaint, il rentre, uniquement parce qu'il pleut, dans une librairie. Il découvre un livre sur le Hara, mot qu'il connaissait à travers l'aikido qu'il pratiquait assidument, mais pas son auteur : Graf Durckheim. Il se met à lire. Quarante quatre pages avant que le libraire lui indique qu'il va fermer! Ce sera son livre de chevet.
La manière dont il va rencontrer Durckheim est encore du même ordre : un pur hasard. Une phrase anodine avec une cliente, un an et demi plus tard, et il apprendra sa venue.
La rencontre fut à la hauteur de ce qu'il ressentait au tréfonds de son être.
C'est le maître allemand qui lui propose de venir à Rütte.
Il s'y rendra deux ans jour pour jour après avoir découvert ce premier livre, c'est à dire le week end de la Toussaint.
La Toussaint c'est la fête des morts, et symboliquement ce n'est sans doute pas anodin que de démarrer cette aventure d'une éventuelle mort à soi même à un tel moment!

J'ai un peu de retard sur le calendrier puisque c'était il ya 15 jours. Mais la rencontre avec le précieux n'a pas d'heure. Et je remercie le ciel qu'une personne se soit débarrassée d'un tel livre.

samedi 14 novembre 2009

Jean Claude Carrière


"Si j'arrête de jouer un jour, je le sens,

Si j'arrête de jouer deux jours, mes amis le sentent,

Si j'arrête de jouer trois jours, le public le sent."

Arthur Rubinstein

J'ai entendu cette phrase hier soir dans une très belle émission sur Jean Claude Carrière, sur la cinq. J'apprécie beaucoup cet homme. Déjà sa voix chaude et calme nous invite à l'écoute. Son parcours est rare, et en découvrant son histoire, on se rend compte que c'est bien une destinée qui commença très jeune, alors qu'il remplissait des carnets d'écriture, d'impressions, de dessins, à peine agé de 12 ans.

Doué certainement mais aussi travailleur, enfin je veux dire curieux, passionné, cultivant son art sans cesse pour ne pas se rouiller. Il est persuadé que l'esprit est paresseux, et qu'il faut l'entrainer en permanence si l'on veut arriver à quelque chose. Bunuel lui proposa des exercices de création, d'observation, pour aiguiser ce potentiel. Il le côtoya 19 ans! Si l'on ne s'entraine plus, cela s'évanouit. D'où cette phrase d'Arthur Rubinstein qu'il a cité.

Tout le monde n'a pas la chance de trouver sa voie pour exprimer pleinement son potentiel, mais cela n'empêche pas de s'exercer à la présence. Rubinstein disait qu'il devait faire 3 heures de piano par jour, pour garder la forme...


Il disait aussi que rien n'est jamais acquis, que c'est toujours fragile.
Créer c'est désapprendre tous les acquis, les convenances, les habitudes, les peurs, disait-il aussi. C'est le message qu'il fait passer aux jeunes.

Ce monsieur a un nom prédestiné, mais il parle très bien, très juste.
Il vit entre Paris, sa maison d'enfance dans l'hérault, et l'Inde où il se rend souvent. Il fréquente le musée Guimet, a écrit un livre sur le Dalaï Lama, a repris le texte du Mahabharata avec Peter Brook. Il fut le scénariste de nombreux films connus. Une belle âme...
L'émission repasse demain matin à 8 H, je vous la conseille, ça fait du bien.

mardi 10 novembre 2009

Donner jusqu'au bout

Je me souviens de ce livre : Les raisins de la colère de Steinbeck...
A la fin, pauvre parmi les pauvres, que dis-je, misérable, après avoir subi les infamies de l'esclavage, de l'injustice, alors qu'il n'y a plus rien à manger, les habits déchirés, sâle, il y a à côté de cette femme qui a vu tant de choses difficiles, un bébé qui pleure et qui n'est pas le sien.
Elle, qui a tout perdu, le prend alors dans ses bras et lui donne le sein...
C'est l'image qui m'est restée. Alors qu'il n'y a plus rien à attendre, elle donne quand même son sein.

A propos des pyramides


La pyramide de Chéops fait 440 coudées de côté, soit 230,50 m avec plus ou moins 20 cm de différence entre chaque côté ce qui est négligeable. La coudée royale égyptienne fait 52,4 cm.
Sa hauteur originelle est de 280 coudées soit 146 m, et l'angle de ses faces ou apothème, est de 51°50.
Ses 4 côtés sont rigoureusement alignés sur les 4 orientations cardinales avec une erreur de 3 minutes c'est à dire quasiment rien à cette échelle.
Enfin la base est entièrement plane à quelques centimètres près.
Déjà on peut admettre la difficulté de cette rigueur constructive, surtout à cette époque, mais on peut se demander s'il n'y a pas des raisons derrière.
Je le dis tout de suite : certains systèmes basés sur les ondes de forme, doivent être orientés rigoureusement et posés à plat pour avoir des effets qui peuvent être mesurés (j'ai eu l'occasion de le vérifier par des tests en aveugle).
Quand on commence à mettre les chiffres en parallèle, on découvre alors pas mal de coincidences :
Le rapport entre l'angle et la demi longueur de la base est égal au nombre d'or : 1,618.
Le rapport entre le demi périmètre et la hauteur est pi : 3,14.
L'aire du niveau de la chambre du roi est égale à la moitié de l'aire de la base.
Le périmètre de la base est égal à la circonférence du cercle dont le rayon est la hauteur de la pyramide.
L'aire de chacune des faces de la pyramide est égale au carré de la hauteur.
Travailler sur ces harmoniques induit des répercussions vibratoires.
Sans aller plus loin sur l'emplacement de ces pyamides par rapport à des axes de la terre en fonction des terres immergées ou de certains liens avec des étoiles, on peut quand même s'étonner de la précision de ces mesures surtout lorsqu'il faut imaginer le poids des blocs de pierre et leur manipulation pour les mettre en oeuvre.
A moins qu'ils aient eu d'autres moyens...

lundi 9 novembre 2009

Une histoire de pierres


Voyage au pays des pharaons, parmi les temples égyptiens, et navigation sur le Nil...
Sans doute l'un des lieux touristiques les plus courus au monde.
Nous étions partis avec un groupe de personnes intéressées par l'aspect énergétique de ces lieux, autant dire un voyage à la carte entre personnes "branchées".
Il est vrai que les constructeurs égyptiens de l'époque avaient des connaissances sur l'énergie des lieux et des formes.
Les niveaux vibratoires qui montent ou qui baissent, à quelques mètres près. A certains endroits on se sent attiré vers le ciel, à d'autres s'enfoncer dans la terre. Les courants telluriques sont manipulés, et l'on voit sur les colonnes des signes qui ne laissent aucun doute. Ils avaient des connaissances qui ont été oubliées.
Dans la pyramide de Chéops, après avoir traversé, quasiment rampé par moments, à travers un long couloir étroit, on arrive dans la fameuse chambre du roi. Briefé par notre ami organisateur hyper sensible, j'ai pu sentir l'énergie au dessus du tombeau. J'ai encore les souvenirs de frissons et de froid qui ont saisi mon bras...
Il a été écrit des livres et des livres sur les secrets et les mystères de ces fameuses pyramides. Aujourd'hui je me méfie de tout ça surtout quand c'est de l'à peu près, mais je peux témoigner que ce que l'on appelle les ondes de formes, une énergie lié à la forme et à l'emplacement de cette forme en un lieu précis, a un impact bien réel sur le vivant. Je ne l'ai pas vérifié qu'en Egypte.
Le soir de cette visite peu banale, rentré à l'hôtel, j'allume la télé pour la première fois depuis le début du voyage, et tombe abasourdi sur la nouvelle de la démolition du mur de Berlin. C'était il y a vingt ans exactement. Encore une histoire de pierres...

dimanche 8 novembre 2009

Architecture organique

Ouverture en ogive avec bardage rayonnant.
Même esprit que la photo suivante, mais sur un détail.
On sent un jaillissement et un rayonnement.

Maison créée pour un couple d'artistes dans un petit village hongrois au dessus du Danube. Je trouve qu'il y a à la fois une douceur et de l'élévation. Des fenêtres sur le côté avaient été faites en fonction du lever du soleil selon les solstice et équinoxes.

vendredi 6 novembre 2009

Architecture organique

Comme un feu d'artifice

Les poteaux deviennent arbres

Les arbres deviennent forêt

L'architecture organique a été initiée par Rudolph Steiner.
Cet homme visionnaire, en avance sur son temps, fut inspiré dans différents domaines : l'éducation, la médecine, l'agriculture, l'architecture...

L'idée de base était de laisser passer l'énergie du vivant, au niveau des rythmes, des formes, et même dans le plan. Regarder, écouter, pour reproduire.
La vie est souplesse, mouvement, fluidité. Cette énergie s'écoule selon des principes, des lois que l'on peut observer dans la nature notamment.
Il y a une graine qui germe, qui donne une tige, un tronc, qui donne des rameaux, des branches, des feuilles, des fleurs. A partir d'un centre, il y a un développement qui va s'épanouissant.
A la base l'énergie est concentrée, en s'élevant elle éclate et se disperse.
Les racines sont reliées à la terre, comme nos pieds, les troncs en tirent leur force comme nos jambes, les branches cherchent le ciel comme nos bras.
Dans l'architecture organique on va retrouver ces notions. Gaudi en fut un précurseur.
Ces photos viennent de Hongrie, où ont été construites plusieurs églises, maisons de la culture, écoles, salles de sport, etc... dans cet esprit. Esprit c'est vraiment le mot!
En effet l'énergie à l'intérieur de ces lieux est plus élevée qu'ailleurs. On se sent porté, envouté...
La forme informe!

jeudi 5 novembre 2009

Hongrie 89

Chapelle funéraire d'Imre Makowecz

On parle actuellement des 20 ans de la démolition du mur de Berlin.
Il se trouve qu'en septembre 89 je suis allé en Hongrie.

Je me souviens d'avoir passé la frontière sur une petite route, dans une forêt. Il y avait des militaires, une guérite, une lourde barrière en bois. J'avais l'impression de pénêtrer dans une zone inconnue, pas franchement accueillante, qui me faisait toucher du doigt un pan de l'histoire du communisme soviétique.

C'est une chose de voir des images assis confortablement dans son fauteuil, c'en est une autre que d'y être confronté. Ainsi je découvrais les murs des immeubles de Budapest percé des balles tirées par l'armée lors de manifestations contre le régime, les campagnes où l'on croisait des charrettes tirées par des boeufs, les immeubles cages à poules au milieu de rien, spécialité de l'architecture soviétique...
On savait qu'il y avait une ouverture en train de se faire et l'on voyait des gens en voiture fuyant la RDA.
Un autre monde par rapport à celui que je connaissais. Je n'imaginais pas tant de disparités dans l'Europe dont je pouvais me sentir proche puisque c'était une partie de notre culture, de notre histoire.

Le but de ce voyage, organisé avec un ami architecte hongrois, était en fait d'aller découvrir l'architecture organique, mouvement très vivant dans ce pays. Imre Makowecz en était le porte parole, et nous expliqua que ses oeuvres étaient une rébellion silencieuse à l'invasion soviétique.

mardi 3 novembre 2009

Impressions au musée...


Je n'avais jamais visité le musée d'Orsay... Voilà qui est fait depuis ce week end.
On y trouve plusieurs impressionnistes dont Van Gogh, mais pour ceux qui apprécient cet artiste torturé mais si sensible, allez voir ses toiles à Amsterdam.
C'est passionnant de découvrir combien d'artistes à la fin du dix neuvième siècle révolutionnèrent la peinture. Il me semble que l'on passe d'une période où tout semble figé sur les toiles à un monde où la vie apparait vraiment, avec le mouvement, les couleurs vibrantes, les variations du temps, les gens de tous les jours, l'expression d'un ressenti...

Par contre, ce qui m'impressionna, ce fut le nombre de gens avec un appareil photo. Je pensais que c'était interdit. J'ai vraiment découvert l'esclavage que confère cet appareil.
L'immense majorité de ces gens prenant ces toiles célèbres en photo, regardaient à peine ces oeuvres alors qu'ils étaient devant.
Ils se plantent devant, de façon souvent irrespectueuse, et mettent en boite, certains allant jusqu'à se faire prendre en photo devant la toile!
Le pire c'est quand une personne prend un tableau et que une ou deux autres attendent pour regarder la photo ensuite. Le reste, le vrai, ne les intéresse même pas. C'est tragique.
Je comprends que l'on prenne des photos, mais en prenant aussi son temps pour observer les peintures, cela semble la moindre des choses. Surtout que question qualité il vaut mieux acheter un bon livre, ou des reproductions qui sont superbes.
Il y a derrière cette attitude une sorte de dédain de l'artiste, une incapacité à s'arrêter pour sentir ce qu'il a voulu dire, une consommation toujours plus aveugle...
Sans parler de l'ambiance que cela suscite!
Et pourtant Dieu sait si j'aime la photo...