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dimanche 10 décembre 2017

jeudi 7 décembre 2017

Jean d'Ormesson


“Il y a des jours, des mois, des années interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde.”
“Tout le bonheur du monde est dans l’inattendu.”
 “Toute mort est un mystère parce que toute vie est un mystère.”

Jean d'Ormesson 

mardi 5 décembre 2017

samedi 2 décembre 2017

lundi 20 novembre 2017

Les 5 plus grands regrets des personnes en fin de vie

Aux derniers jours d’une vie, l’heure est toujours aux souvenirs, à la nostalgie… et aux regrets… Ces regrets, Bronnie Ware, infirmière en soins palliatifs, a passé des années à les recueillir pour, finalement, les compiler dans un livre infiniment instructif et précieux : Les 5 plus grands regrets des personnes en fin de vie. 
Cet ouvrage est riche en enseignements. Pourquoi ? Parce que, en nous transmettant l’expérience des anciens, il nous dit aujourd’hui ce que nous pourrions regretter demain si nous ne changeons rien… Le voici résumé en cinq points :



1- J’aurais préféré vivre ma vie, pas celle des autres.

Tout au long de sa vie, il est tentant de respecter les règles édictées par d’autres, par la société et par les conventions sociales. Ça va de l’habillement au parcours professionnel en passant par le modèle familial et les loisirs. Il est souvent plus facile et plus confortable de se fondre dans le moule que de laisser cours à ses propres aspirations. Mais c’est un tort, comme le souligne Bronnie Ware :
« C’était le regret le plus communQuand les gens réalisent que leur vie touche à sa fin et qu’ils jettent un regard clair sur leur existence, il est aisé de constater combien de projets n’ont pas été réalisés. La plupart des gens n’ont pas réalisé la moitié de leurs rêves et doivent mourir en ayant conscience que cela est dû aux choix qu’ils ont faits, où qu’ils n’ont pas faits. »

2- J’aurais dû travailler moins.

Ce regret aurait davantage été exprimé par les hommes que par les femmes. Sans doute parce que, à l’époque des personnes concernées, les femmes au travail étaient moins nombreuses . Mais, aujourd’hui, cela concerne sans doute plus volontiers les hommes ET les femmes. Bronnie Ware :
« C’est un regret qui revient chez tous les patients masculins que j’ai eu à soigner. Ils n’ont pas vu leurs enfants grandir, et n'ont pas prêté assez d'attention à leur compagne. »
 N’attendons donc pas qu’il soit trop tard pour, si possible, passer moins de temps au travail et plus de temps en famille.

3- J’aurais dû assumer mes sentiments.

Nier ses sentiments permet, sur le moment, d’éviter quelques soucis. Mais, à long terme, ce n’est pas toujours une solution gagnante…
« Beaucoup de gens taisent leurs sentiments afin d’éviter le conflit avec les autres. En résulte qu’ils s’installent dans une existence médiocre et ne deviennent jamais ce qu’ils auraient pu être. A cause de cela, beaucoup d’entre eux développent des maladies liées à leur amertume et leurs ressentiments. »

4- J’aurais dû rester proche de mes amis.

« Souvent, les patients ne réalisent pas tout ce que peuvent leur apporter leurs vieux amis jusqu’aux dernières semaines de leur existence. Quand ils s’en rendent compte, il est souvent trop tard pour retrouver leur trace. Souvent, certains sont tellement pris par leur propre existence qu’ils ont laissé filer de précieux amis au fil des années. Beaucoup regrettent de ne pas avoir donné à leurs amis le temps qu’ils méritaient. »
L’amitié est un trésor qui, pour garder toute sa valeur, doit être cultivée tout au long de la vie et jusqu’aux derniers jours.

5- J’aurais dû m’accorder le droit au bonheur.

Sur le moment, le confort des habitudes peut donner le sentiment d’être heureux. Mais, avec le recul, ce sentiment apparaît en fait comme une illusion. D’où l’importance de sortir des sentiers battus et de se demander, chaque jour, ce qu’on a vraiment envie de faire.
« C’est un regret étrangement récurrent. Beaucoup ne se sont pas rendus compte durant leur vie que la joie est un choix. Ils sont restés rivés à leur comportement habituel et leurs habitudes. Ce que l’on appelle « le confort » de la familiarité a éteint leurs émotions et leur vie physique. La peur du changement leur a fait prétendre qu’ils étaient heureux ainsi, alors que, au fond, ils rêveraient de pouvoir encore rire ou faire des bêtises dans leurs vies. »
Finalement, tous ces regrets, qui sont autant de conseils donnés à ceux pour qui il n’est pas trop tard, pourraient se résumer en une seule et grande recommandation : 
Restons maîtres de notre vie, de nos choix et de nos sentiments !
vu sur le site : https://positivr.fr/

dimanche 19 novembre 2017

Incendie à Monte Sahaja


Un incendie s'est déclaré à Monte Sahaja, l'ashram de Mooji, hier après midi. On pense qu'il a démarré dans l'atelier de fabrication des structures et du mobilier. Les personnes ont été évacuées, il n'y a aucune victime. Les pompiers des villages voisins ont pu maîtriser le feu, aidé d'un hélicoptère.
Vous pouvez en savoir un peu plus sur le site : mooji.org/news/
Il y a aussi une video.
Mooii dit que c'est une grâce que cela n'ait pas été plus grave, et remercie tous ceux qui se sentent en union avec eux et envoient leurs prières.

samedi 18 novembre 2017

jeudi 16 novembre 2017

Devenir qui j'étais

C'est l'histoire d'un enfant tibétain qui se souvient de sa vie antérieure en tant que guide spirituel, 
il aimerait retrouver son monastère, 
sauf que c'est en territoire chinois maintenant,
y retourner est risqué.

Ce film a reçu le Grand prix au festival du film et du livre de montagne de Banff.
Le festival de Banff est un des plus grands festivals de livres et de films de montagne au monde. Il a lieu chaque année et ce depuis 40 ans à Banff, dans les rocheuses canadiennes.

samedi 11 novembre 2017

Celui qui cherche

Celui qui cherche doit mourir à sa demande
pour découvrir ce qui est promis.

Mais cela reste aussi une manière de dire,
car ce qui est découvert
n'est pas de l'ordre d'un cherché séparé du chercheur.

D'où cette notion de mort et de renaissance.
Une façon d'être va mourir,
le séparé en nous va mourir,
cet état d'insatisfait en quête perpétuelle va disparaître.

Ce qui reste, 
si on peut parler ainsi,
a toujours été.

mardi 7 novembre 2017

L'expérience

L'expérience,
ce n'est pas ce qui nous arrive,
c'est ce que nous faisons avec ce qui nous arrive.

Aldous Huxley


dimanche 5 novembre 2017

vendredi 27 octobre 2017

La peur... et après


Si la peur frappe à ta porte 
et que tu as le courage de l'ouvrir,
tu t'apercevras que derrière, 
il n'y a personne.

lu dans "kilomètre zéro" de Maud Ankaoua

mercredi 25 octobre 2017

Du silence et de l'invisible

Le silence peut-il être parlant?
Oui!
Les paroles peuvent-elles être porteuses de silence?
Oui!
Pourquoi?
Parce que la vibration précède ce qu'elle émet.
Et l'invisible prédomine sur le visible...

dimanche 22 octobre 2017

Km 0 Le chemin du bonheur


 

Hier, je suis tombé sur ce livre, avec un petit commentaire du libraire très encourageant.
Après avoir lu quelques lignes à droite, à gauche, j'ai senti qu'il valait le coup.
Il y a un site et cette video de présentation.
http://maud-ankaoua.com/


samedi 21 octobre 2017

Où mettre les livres?


J'ai tout lu, il n'y a plus de place....

mercredi 18 octobre 2017

Ce cher Christian Bobin

Ce cher Christian Bobin, il nous parle comme si l'on était un ami de longue date... 
Il nous délecte de ses mots images, et restitue très vite les odeurs de la terre, les pissenlits, ces fleurs qu'aucun fleuriste ne proposera jamais, le bruit du vent dans les feuilles du tremble, le rouge gorge et son poitrail de tablier de forgeron, l'éclat du flocon de neige... 
On approche le simple, le très bas, le silence que seule la solitude permet de découvrir, le regard de celui qui vous ouvre son âme, le monde devient petit, il tiendrait dans une main, non, disons deux mains offertes, on touche l'indicible, et en même temps montrable, la vie quand l'homme s'efface, la sainteté en quelque sorte... 
Des mots reviennent, comme infirmités, gratitude, ouverture, présent, maîtres...
Il est complètement humain, au sens d'imparfait, et ça le rend si tendre.



Les questions étaient des remerciements, des appréciations, des élans du coeur. Il était touché. Tout était si fin, subtil, bien au delà du mouvement et des bruits de fond du monde qu'il voit dépérir. Tout en modestie, la beauté chatoyante en filigrane...
Cette nuit, je l'entendais encore.
Un homme rare, comme le moine poète Ryokan  (18 ème siècle) qui l'a inspiré...

Le voleur parti
n'a oublié qu'une chose
la lune à la fenêtre


lundi 16 octobre 2017

Christian Bobin à Bordeaux


Christian Bobin présentera son dernier livre mardi 17 octobre 
à la librairie Mollat à Bordeaux à 18 H.


vendredi 13 octobre 2017

Un vieux rêve

Il y a plusieurs points qui caractérisent les voiliers classiques en bois, en particulier leur esthétique due à la finesse des lignes; la proue ou l'étrave semble capable de couper l'eau comme un couteau, tandis que la poupe ou l'arrière, ou le "cul" du bateau, de forme arrondie, flotte au dessus de l'eau comme suspendue. Ces deux extrémités sont nommés élancements, le terme est évocateur. Un autre point est leur hauteur, ou plutôt leur bassesse, sur l'eau; ces bateaux étaient essentiellement faits pour la régate, pas pour y séjourner pendant des jours, de plus leurs coques s'enfoncent profondément dans l'eau, donc il y a peu de roof dépassant du pont. Restent leurs voilures multiples sur un mât à rallonge, grand voile à l'aspect rectangulaire avec la corne, voile triangulaire de flèche au dessus, et souvent deux focs et trinquette à l'avant; autant de voiles à manipuler, au vrai sens du terme, sans winch pour certains, juste des palans et de l'huile de coude, d'où le nombre de marins à bord, entre dix et vingt selon la taille du bateau. Certains des bateaux datent de la fin du dix neuvième siècle, l'âge d'or de la plaisance comme il est dit, où les constructeurs sortaient un bateau de quinze - vingt mètres de long en moins de six mois, tout en bois, à l'unité, chose impossible aujourd'hui...


Le bois, les lattes, les vernis, cette sensualité extraordinaire qui se dégage des coques, des ponts, ponctués de pièces en bronze ou en laiton, de poulies entourées de cuir, et les enchevêtrements de  cordages lovés majestueusement lorsque le bateau paresse au bord du quai. Nombre d'équipiers sont pieds nus, pour toucher le bois, ou par respect envers ce que l'on peut considérer comme une oeuvre d'art. Au port, après la régate, on sort chiffon et lubrifiant pour astiquer ce qui doit briller. Le soleil fait le reste.


Les bateaux sont féminisés, ce sont des vieilles dames, et tous ces hommes qui s'en occupent, y mettent certainement plus d'ardeur que dans leur propre rapport avec le sexe féminin. Ce fut longtemps un sport de machos, comme partout d'ailleurs, et on assiste aujourd'hui de plus en plus à des équipages mixtes, voire exclusivement féminin.
Chaque sortie ou entrée de port est une parade, ce qui fait partie du jeu, prolonger l'élégance jusqu'au bout.


La beauté appelle un silence, une retenue, et donc une tenue. Quelqu'un a dessiné le plus beau possible, d'autres ont construit du mieux qu'ils ont pu, enfin des gens passionnés, souvent riches mais pas toujours, ont restauré, entretenu amoureusement l'objet de leur passion, pour transmettre un message, celui de l'homme petit sur la mer, mais grand parce qu'il ose l'affronter...


jeudi 12 octobre 2017

Un vieux désir

Le bus part aux alentours de 21 H. Dans la matinée je sentis une petite appréhension, l'inconnu qui me sortait du confort habituel. C'est si rassurant d'avoir un chez soi et de ne pas avoir de questions à se poser sur les choses essentielles de la vie comme manger, dormir, quoi faire, avec qui... Dès que l'inconnu, l'inattendu, pointe son nez, comment est-ce que j'accueille la chose en question?
Dans l'absolu, tout était réglé d'avance : le bus jusqu'à Toulon, la correspondance vers Saint Tropez, mon hôte qui vient me chercher à l'arrêt du bus, le logement, il n'y avait pas de raison de s'inquiéter.
Le manque de confiance dans mon corps handicapé, partir quelques jours tout seul pour la première fois, suffisaient à créer un petit pincement au coeur. En même temps j'allais vers une passion, les bateaux, que craindre? C'est retombé une fois que le sac fût prêt, bien avant l'heure. De même je me mis en route avec une marge d'avance pour atténuer tout risque. C'est intéressant de voir comment on peut préférer rester dans sa zone de confort, le connu du quotidien, même si on la trouve inconfortable, plutôt que d'oser en sortir pour vivre vraiment ses élans intérieurs.

Je réussis à dormir une moitié de la nuit dans le bus. A l'arrivée je ne me sentais pas fatigué, le corps me laissait tranquille. Je pris la correspondance jusqu'à l'arrêt où mon hôtesse me prit en voiture vers le logement. Le contact se créa rapidement, et après avoir posé mon peu d'affaires sur place, elle me proposa de m'emmener jusqu'au port de Saint Tropez situé à une dizaine de kilomètres. Elle était avec sa dernière née, d'un an et demi, qu'elle allaitait encore. En quelques minutes nous nous trouvâmes des points de discussion en commun à propos de la naissance sans violence, de l'allaitement, de l'école Montessori... Encore une fois pourquoi s'inquiéter quand la vie s'occupe de tout?


Me voici sur place, il est onze heures, les bateaux sont sortis du port et naviguent toutes voiles dehors dans le golfe direction le large. Il fait grand soleil, chaud comme en été presque, alors que nous sommes début octobre. Ce sont des vacances, je me sens tellement vivant, j'ai tout le temps pour moi, je peux aller où je veux, traîner, comme c'est bon de ressentir tout cela après ce que j'ai vécu. C'est une renaissance, et les efforts que je vais fournir durant ces trois jours sont dus à cette nouvelle énergie que cet élan va me donner. On se donne la permission, et la vie fait le reste.


lundi 9 octobre 2017

Un vieux désir

J'ai déjà parlé dans ce blog de ma passion pour la mer et les bateaux. J'ai vu un certain nombre de départs de courses, suis allé voir les grands voiliers à Brest, mais il me restait ce désir depuis une vingtaine d'années : aller voir les Voiles classiques de Saint Tropez. Cette rencontre se situe la dernière semaine de septembre, hors vacances, et quand on travaille, même en libéral , prévoir quatre ou cinq jours d'absence n'est pas simple. Entre l'atlantique et la méditerranée proche de la frontière italienne, il y a une trotte. Ceci explique cela. Encore une chose qui serait envisageable lors de la retraite...
Mais il y a eu cet accident, l'hôpital, le retour à la maison, la kiné qui ne donne plus de résultats, les progrès qui deviennent moins évidents... Que faire? Continuer, ne surtout pas s'arrêter, y croire, comprendre qu'il faudra du temps, ne plus compter en jours ou en semaines, mais en mois, voire en années. Il y a un an je faisais un sentier de montagnes sur quelques centaines de mètres, cet été j'ai marché sur le sable et des dunes sur au moins trois kilomètres, suis allé plusieurs fois sur une partie plus basse de la dune du Pyla. J'ai même repris la conduite pour l'indispensable. Tout cela m'a réouvert des horizons nouveaux... Mon dos est plus solide, j'ai plus d'énergie, j'arrive à m'habiller, j'ai de plus en plus d'autonomie, je marche régulièrement sans canne...
Alors je me dis que j'irai bien à Saint Tropez voir ces régates entre les plus beaux et les plus vieux voiliers classiques du monde. Je me renseigne et découvre une compagnie de bus pas cher, un voyage de nuit vers Toulon, puis un bus local vers Saint Tropez. Je trouve un studio à une dizaine de km par rb&b. En vingt quatre heures je me décide, prends les billets, je me sens suffisamment solide pour tenter le coup tout seul, puisque personne ne peut m'accompagner. L'enthousiasme me porte.
Qu'est-ce que je risque?


dimanche 1 octobre 2017

Amma


Contribuez à la venue annuelle d'Amma en France avec la campagne de crowfunding HelloAsso : http://bit.ly/2wx2euZ
Depuis 30 ans, Amma se rend chaque année en France et nous transmet son message de paix, de tolérance et de compassion.
Les programmes d'Amma fonctionnent uniquement grâce au bénévolat et aux dons liés au programme (qui permettent d'équilibrer les dépenses de l'événement, notamment la location des salles).
Ce fonctionnement nous permet d'assurer que les recettes des boutiques et les dons pendant le programme soient intégralement reversés aux oeuvres caritatives et que le public puisse continuer à bénéficier de la gratuité des programmes.
#Amma #Helloasso #30ansenFrance #contribution #Embracingtheworld#Capitoleenchampagne #Zenithtoulon

mercredi 27 septembre 2017

Quand la vie s'occupe de tout

Le soir arriva bientôt, je le suivis au restaurant. C'était un grand hall, complètement ouvert sur l'extérieur, à l'entrée de grands tables couvertes de plats multicolores avec des mets de toutes sortes, une débauche de nourriture que je n'avais jamais vue de ma jeune vie. Je me servis et, assiette en main, cherchai des yeux mon amie et ses parents. Quelle ne fut pas leur surprise quand ils me virent arriver. Ils étaient avec un couple ami et leur fils. Je pris place près d'eux et leur racontai comment, au fil des rencontres, j'étais arrivé jusqu'à eux. Il ne s'agissait pas non plus de parler trop fort et de se faire remarquer. Tout à la joie de les retrouver, je me laissai aller doucement dans cette ambiance insouciante et un peu excitée. Je n'avais aucune idée sur la durée possible de ce séjour improvisé.
Le premier soir j'allai dormir dans la case du garçon qui m'avait fait rentrer. Puis, un homme arriva le lendemain, c'était des cases à deux lits, et je dus partir discrètement. Je suis allé dormir dans la case de mon amie, bien qu'elle la partagea aussi. On a du raconter des histoires un peu fausses à sa co-vacancière pour expliquer la situation. J'ai aussi dormi à la belle étoile, ce qui m'a permis de faire connaissance avec les pêcheurs sur leurs barques au petit matin. Je donnai un vieux pantalon à l'un d'entre eux, alors que j'allais le jeter.

C'est ainsi que je suis resté une semaine, mais sans m'inscrire  dans des activités avec un G.O. (Gentil Organisateur), afin de ne pas me faire remarquer. Cela m'a permis de voir la fameuse réputation "sea, sex and sun" de certains clubs à cette époque dont celui-ci. C'est vrai qu'il y a une certaine réussite dans le fait de se désinhiber, d'oublier un temps le contexte d'où l'on vient, de se lâcher. L'argent est remplacé par un collier à boules, plus ou moins grand, devenant bientôt bracelet. Ainsi on ne sort pas d'argent au bar, on enlève des boules au collier! La nourriture est énorme! Je me souviens de petits déjeuners pantagruéliques avec gâteaux divers, riz au lait, crèmes, ananas et fruits de touts sortes... Ne mangeant pas de viande je me limitais aux repas et investissais dans les salades composées. J'eus l'occasion de voir les poubelles en sortant, elles étaient pleines de nourriture, de fins de plats, bref la photographie classique du gaspillage néo-colonial dans un pays où la pauvreté se voyait couramment.
La majorité de ces touristes arrivaient en avion, prenaient un car climatisé jusqu'au club, s'amusaient et s'en mettaient plein la panse, avant de repartir de la même manière sans avoir rien vu du pays. Encore une découverte!

Je profitais des felouques pour sortir en mer. Je me sentais comme Robinson, comme un va nus pieds, riche du bois, du chanvre, du coton, du vent sur ma peau, de la brise sur mon visage, et de l'horizon infini vers où mon regard se perdait. Une fois nous embarquâmes un soir, destination une plage déserte de la côte tunisienne, les casseroles pleines de nourriture, je me souviens d'un couscous...
Arrivée au petit matin, fin de nuit sur la plage, puis baignade, préparation du repas, plage et mer jusqu'au soir où l'on termine aux bougies... Le bonheur si simple, bien loin des agitations et des fêtes théâtrales du club.
Une semaine après, quand mes amis partirent, je repris mon sac et la route. Je retrouvai les gens simples, vivant de peu, la vraie vie quoi! Je réalisai la prison dans laquelle je m'étais enfermé. L'insécurité revenait, mais elle avait goût de liberté...

lundi 25 septembre 2017

Quand la vie s'occupe de tout

Il allait dans le sud vers Tataouine, aux portes du désert, et me proposa de l'accompagner. Je déclinais l'invitation, voulant retrouver mon amie. Ainsi va la vie, des rencontres fluides et riches, puis chacun repart de son côté. Je pris la direction de Djerba. L'île est très proche du continent, quelques centaines de mètres, et prendre le bateau pour traverser est une petite aventure en soi, même s'il n'y a rien d'extraordinaire. L'odeur du bois, des cordages, la fumée du moteur, les hommes dans cette nonchalance désinvolte, la chaleur du soleil et la brise de la mer...


Direction Houmt Souk, la capitale de l'île, dans un bus usé par les années de service et le climat marin. Je fais un tour rapide et me renseigne pour aller au Club de Djerba la douce. Je prends un autre car, rempli de villageois avec leurs sacs. Je vois un jeune garçon avec un sac à dos et lie connaissance. Il est français et va justement au Club Med! Il y avait passé 24 heures (à l'époque cela devait être possible), était parti faire du tourisme à Houmt Souk, et avait finalement décidé d'y revenir.
Cela me semblait incroyable de rencontrer ces deux personnes qui me mettaient en lien avec ce fameux Club,  alors que j'y allais un peu en aveugle. Mais quand on a quelque chose en tête la vie s'occupe de nous. Je ne le voyais pas encore très bien à ce moment là.
Je lui expliquais donc que j'allais retrouver une amie et ses parents.
- Mais comment je vais faire pour rentrer?
- Ne t'inquiètes pas, tu me suis, ils ne diront rien, il n'y a pas de contrôle!
C'est ainsi que quelques minutes plus tard, nous descendîmes du bus devant l'entrée du fameux Club Med, avec nos sacs à dos, la tente par dessus pour le mien, et nous nous dirigeâmes vers l'entrée.
C'était ouvert, un tunisien gardait l'entrée, mais ne demanda rien. Le chemin était libre. Je suivis mon quasi faiseur de miracles, pas vraiment sûr de moi, imaginant que quelqu'un dans mon dos allait me rappeler. Mais non! Nous arrivâmes ainsi à la case qu'il avait quitté le matin.
Il y avait deux Clubs : Djerba la douce, avec des cases recouvertes en feuilles de palmiers ce qui leur donnait un aspect local, et puis Djerba la dure, par opposition, faite à l'occidentale, que j'ai seulement vu en photos.
Je pose mes affaires, prends une douche, et m'habille proprement. Lui m'explique les bases de fonctionnement du club.
- Tu retrouveras tes amis ce soir au moment du dîner. Repose toi en attendant.

Place de Houmt Souk

samedi 23 septembre 2017

Quand la vie s'occupe de tout

L'histoire se passe au début des années 70 alors que j'étais étudiant. Mon premier voyage estival avait été le tour de l'Espagne en stop avec une incursion à Ibiza. Cette année j'avais décidé d'aller en Tunisie. Une amie, qui habitait dans  une autre région, suivait ses parents qui avaient pour habitude de passer une ou deux semaines au Club Med, cette fois ci en Tunisie à Djerba. Je me suis dit que je pourrais faire d'une pierre deux coups.
Je pris le bateau à Marseille, baigné tout de suite dans l'ambiance musicale arabe et les tunisiens en djellaba. Vingt quatre heures de voyage permet déjà de se déconnecter de son propre monde pour mieux approcher celui que l'on va découvrir. J'avais un sac à dos avec tente et duvet, donc un peu encombrant quand même pour visiter. Après Tunis, je descendais tranquillement vers le sud, en stop ou en bus. Je me souviens en particulier de Sousse et de son souk où je fis quelques achats. Je longeais la côte, Monastir, Mahdia, et me sentais de mieux en mieux dans cette ambiance arabe, si différente du monde dont je sortais. La chaleur, la poussière du sud, les medinas, la blancheur des murs, la lenteur, les ânes chargés, les marchandises exposées à même le sol ou accrochées dans des échoppes minuscules, une telle vie si simple...
C'est après Sfax en poursuivant vers le sud que j'allais rencontrer un homme un peu plus âgé que moi, voyageur et un brin aventurier. Très vite le courant est passé. Il voyageait au plus proche de la vie des gens. Je lui disais que j'allais retrouver une amie à Djerba au Club Med, sans idée aucune de comment cela pouvait se passer, ayant un budget très limité. Il me raconta alors une aventure qui lui était arrivé quelques années auparavant. Il était en Corse avec un ami. Un jour en nageant, ils contournent un cap et se retrouvent sur une plage appartenant au Club Med. D'abord surpris, ils se demandent ce qu'ils vont faire. Ils y sont allés au culot, ont sympathisé avec deux filles et sont restés deux jours. Personne ne s'est aperçu de rien...
Cela semble tout à fait improbable aujourd'hui, mais cela m'a peut être aidé pour la suite.
Arrivés à Gabès, nous trouvâmes un hôtel à l'ancienne où nous pûmes dormir sur les toits en terrasse. Du pur bonheur que d'être sur un tapis, sous les étoiles.
Nous marchâmes jusqu'à la mer, je découvrais, les boutres, la douceur de la nuit dans le sud, les palmiers...
à suivre

lundi 18 septembre 2017

Puisque tu pars



Puisque l'ombre gagne 
Puisqu'il n'est pas de montagne 
Au-delà des vents plus haute que les marches de l'oubli 
Puisqu'il faut apprendre 
À défaut de le comprendre 
À rêver nos désirs et vivre des Ainsi soit-il 

Et puisque tu penses 
Comme une intime évidence 
Que parfois même tout donner n'ait pas forcément suffit 
Puisque c'est ailleurs 
Qu'ira mieux battre ton coeur 
Et puisque nous t'aimons trop pour te retenir 

Puisque tu pars... 

Que les vents te mènent 
Où d'autres âmes plus belles 
Sauront t'aimer mieux que nous 
puisque l'on ne peut t'aimer plus 

Que la vie t'apprenne 
Mais que tu restes le même 
Si tu te trahissais nous t'aurions tout à fait perdu 

Garde cette chance 
Que nous t'envions en silence 
Cette force de penser que le plus beau reste à venir 
Et loin de nos villes 
Comme octobre l'est d'avril 
Sache qu'ici reste de toi comme une empreinte indélébile 

Sans drame, sans larme 
Pauvres et dérisoires armes 
Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à 
l'intérieur 
Puisque ta maison 
Aujourd'hui c'est l'horizon 
Dans ton exil essaie d'apprendre à revenir 

Mais pas trop tard... 

Dans ton histoire 

Garde en mémoire 
Notre au revoir 
Puisque tu pars 
Dans ton histoire 

Garde en mémoire 
Notre au revoir 
Puisque tu pars 
Dans ton histoire 

(Dans ton histoire) 

Garde en mémoire 
(Garde en mémoire) 
Notre au revoir 
(Notre au revoir) 
Puisque tu pars 
(Puisque tu pars) 
(Dans ton histoire) 
J'aurai pu fermer 
(Garde en mémoire) 

(Garde en mémoire) 
Oublier toutes ces portes 
(Notre au revoir) 
(Notre au revoir) 
Tout quitter sur un simple geste 
(Puisque tu pars) 
(Puisque tu pars) 
Mais tu ne l'as pas fait 
(Dans ton histoire) 
(Dans ton histoire) 
J'aurai pu donner 
(Garde en mémoire) 

(Garde en mémoire) 
Tant d'amour et tant de force 
(Notre au revoir) 
(Notre au revoir) 
Mais tout ce que je pouvais 
(Puisque tu pars) 
(Puisque tu pars) 
Ça n'était pas encore assez 
(Dans ton histoire) 
Pas assez 
(Dans ton histoire) 
(Garde en mémoire) 
Pas assez 
(Garde en mémoire) 
Pas assez 
(Notre au revoir) 
(Notre au revoir) 
eeeeeh! 
(Puisque tu pars) 
(Puisque tu pars) 
Pas assez

jeudi 14 septembre 2017

mercredi 13 septembre 2017

lundi 11 septembre 2017

Se sentir...


Se sentir petit
car l'immensité nous embrasse
Se sentir confiant
car la force de vie est en nous
Se sentir relié
car tout est possible dans le coeur
Quitter l'arrogance
de qui se croit tout permis
Sentir l'abondance
à qui se suffit de peu
Se sentir unique
car il n' a que différence
Se sentir totalement ouvert
pour que la vie réponde
Et totalement poreux
pour ne rien retenir
Apprendre à lâcher au plus vite
pour éviter de souffrir
Etre vulnérable à la peur
seul moyen de la laisser partir
Baisser subtilement la tête
plutôt que de bomber le torse
Ne pas se prendre pour quelqu'un
qui brille aujourd'hui et pâlira demain
Se sentir rebelle à la bêtise
et fidèle à sa profondeur
Oser quitter ce qui retient
pour trouver ce qui relie
Se sentir enfin vivre
dans le repos du simple

jeudi 7 septembre 2017

C'est pas du vent!

Dans un post récent daté du 21 aout je parlais de l'éclipse totale qui devait traverser les Etats Unis. Si certains sites prévoyaient le pire comme la déstabilisation dudit pays, on ne peut que constater une série de violences climatiques, météorologiques ou tout bonnement terrestres.
En effet le 25 aout un typhon énorme se déploie sur Hong Kong et Macao, l'empire des casinos et jeux d'argent, avant de poursuivre ses dégats dans le sud de la Chine. La veille un petit tremblement de terre à Ischia, près de Naples en Italie. Puis c'est la tempête Harvey au Texas et en Louisiane, avec des pluies diluviennes et des inondations gigantesques. Enfin hier le cyclone Irma, d'une violence extrême, a saccagé les îles de la Barbade, Saint Barthélémy et Saint Martin, et continue son chemin vers les Caraïbes. Des vents jusqu'à 360 km/h parait-il, comment résister?
Pendant ce temps la Corée du nord joue avec la bombe atomique...
Je trouve que ça fait beaucoup en peu de temps quand même!


La surface représente l'équivalent d'une bonne partie de la France!
On est vraiment tout petit...

vendredi 1 septembre 2017

Où est le problème? de Daniel MORIN


« Ce livre pourrait être résumé en une seule phrase : L’être humain n’a qu’un seul problème apparent,
vouloir autre chose à la place de ce qui est déjà là. Ce qu’on appelle la pratique va consister à voir cette méprise, et rien d’autre. Chaque fois qu’une personne veut autre chose à la place de ce qui est –
ce qui est absolument impossible – ça crée automatiquement un moi fantôme qui se croit autonome, ayant une volonté personnelle, une histoire personnelle etc., ce qui entretient un sentiment de séparation et une grande espérance pour le futur. (…) 
Chacun espère être un avec plus tard, dans le futur, lorsque ça ira mieux, lorsque la vie sera plus conforme à ses désirs personnels. C’est un énorme malentendu de base issu d’une confusion dans les attentes.

Il est capital de voir que rien n’est séparé et que tout est simultanément intriqué, car les implications de cette vision sont effroyables : ça annule toute notion de progression personnelle vers un but ultime imaginé et idéalisé par l’ego, par le moi séparé. (…) L’absence d’un objectif clair va générer un désordre dans les actions concrètes au quotidien et la confusion ne va faire que croître dans une course au tourisme spirituel, une fréquentation assidue de divers centres, maîtres, un mélange des pratiques psychologiques et spirituelles. (…)

Beaucoup supposent que la vérité est comme une chose détenue par certaines personnes, avec en arrière-pensée non formulée : Si l’autre détient cet état, il est en mesure de me le donner… Or, je suis certain que personne ne peut transmettre quoi que ce soit par la parole ou par l’écrit. Les tentatives de partage restent limitées, donc incomplètes, et sont l’expression de la vie sans intention personnelle. (…)
Tout aspect de la vie vécu comme désagréable est immédiatement transformé en problème : le désagréable ne devrait pas exister, autrement dit : je ne devrais pas vivre du désagréable. Beaucoup pensent que tant qu’ils n’auront pas atteint une amélioration de leur vie, ils ne pourront pas accéder à un état idéal promis par beaucoup d’enseignements ou d’idéologies. (…)

Pour sortir de la confusion et de la limite de la compréhension intellectuelle, il n’y a qu’un seul outil : la soumission à l’évidence présente, concrète, indiscutable pour tous. L’évidence dont je parle, le déjà-là, est impersonnelle et n’a pas besoin d’explications complexes pour être vécue. Ce qui est déjà là n’a pas besoin d’être validé par la pensée moi : la vision apparaît avant que la pensée affirme « c’est moi qui vois ».
Seule cette évidence peut nous ramener au Mystère et à l’humilité. Je ne propose donc aucune solution qui ne ferait que créer un faux problème. »