De même on ne décide ni de rire, ni de pleurer.
En observant son comportement, on découvre nos mécanismes, nos réactions, notre passivité. C'est cette observation qui peut entraîner un changement.
Il est intéressant de remonter en arrière pour voir comment telle ou telle chose est arrivée. En réalité c'est toute une suite de circonstances, qui remonte à très loin, à la nuit des temps. On a juste été emporté par le courant de la vie. Quand cela ne nous plait pas (on s'attendait à autre chose), on lutte contre, car on croit à sa toute puissance, et il est hors de question que la vie nous en impose. Quelle arrogance!
Quand on réalise qu'on ne maîtrise pas grand chose, on laisse faire, on ne s'offusque pas.
On fait sa part, mais surtout on laisse la vie faire la sienne.?
C'est plus reposant.
Lorsque je dis cela, ce n'est pas non plus un "je" qui décide de lâcher, ça se fait en fait, ça émane de notre être qui est de plus en plus en phase avec la vie.
L'être, dans sa profondeur, est la totalité de la vie, sans séparation.
Il y a une union avec plus grand que nous, avec ce qui nous dépasse.
Quand on a intégré qu'il n'y a absolument rien à quoi s'identifier, que reste t-il?
L'Etre, le Je suis, Cela qui est, la Présence, le Silence.
Cela qui nous enveloppe est la paix sans rien d'autre, sans question.
Il n'y a plus personne, plus de chercheur, plus de moi.
Ce n'est pas quelqu'un qui trouve quelque chose, ce serait encore un objet, qui pourrait disparaître, et donc la dualité.
C'est la disparition de tout ce que l'on peut s'attribuer, le sans-manque total.
L'être n'a besoin de rien pour être.
C'est incompréhensible pour l'ego, pour la personne habituelle, c'est vertigineux.
Dans un non-faire absolu quelque chose se dévoile, et en même temps ce n'est pas quelque chose.
Ce n'est pas quelque part, c'est partout.
Ainsi le nomme t'on l'indicible, l'ineffable, le sans-nom, l'au delà de tout...
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