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mardi 23 décembre 2025

Bethléem






Lorsque j'ai commencé à écrire sur la Bible et les évangiles, je m'étais appuyé sur le véritable sens des mots en hébreu. Relisant des notes, j'ai découvert quelque chose qu'il me semble ne pas avoir noté à l'époque.
Noël approchant, je relisais la signification de Bethléem, village où est né Jésus, mais aussi David.
Bethléem (Bayth-leh-em : maison du pain) vient de l'hébreu Beith le- Aphrah.
Bayth ou Bayith signifie maison, famille, intérieur, au delà, chez soi, demeure, chambre, tombeau, cachot.
L'origine de ce mot vient de Banah qui signifie bâtir, former, avoir des enfants, élever, construire, fonder.
Aphrah vient de Aphar qui signifie poussière, poudre, cendre, terre, sol. 
Lechem signifie pain, manger, nourrir, repas, aliment, provisions, festin, vivres, abondance, blé, fruits.
L'origine de ce mot est Lacham qui veut dire combattre, faire la guerre, livrer bataille, assiéger.
C'est ce mot, Lacham, qui m'interpelle, en effet on passe de maison du pain, symbole de l'enseignement (pensons à la Cène quand Jésus bénit le pain), à maison du combat, de la guerre.
Par opposition à la naissance de Jésus à Bethléem, on a la mort de Jésus à Jérusalem. Jérusalem veut dire état de paix, c'est à dire l'aboutissement d'un chemin de transformation. Un chemin qui passe par des combats (contre soi-même), il faut affronter ses peurs, ses mensonges, on parle de l'esprit guerrier, c'est le sens du djihad, mot hébreu qui signifie abnégation, effort, lutte, résistance, que l'on traduit souvent par guerre sainte. Cela nous rapproche du sens de Lacham : faire la guerre, livrer bataille.
La vie de Jésus serait ainsi le symbole du chemin, commençant à Bethléem avec le combat intérieur, l'affrontement avec Satan, le diviseur, pour finir à Jérusalem par l'état de paix (intérieur aussi).
Cette interprétation me parle bien.

Je vous souhaite un joyeux Noël.

samedi 13 décembre 2025

Ces fameuses pratiques dites spirituelles

JLW : Eh bien, cette question de l’action personnelle nous amène à la question suivante… Les pratiques spirituelles aident-elles à reconnaître cet état naturel de tout être humain ?

SUZANNE : Je n'en ai pas encore trouvé ! Certaines personnes ont été très contrariées par mes propos selon lesquels je ne vois aucune technique ni pratique à suivre. Elles pensent que je sous-entends qu'il est équivalent pour quelqu'un d'aller assassiner cinquante personnes ou de s'asseoir et de méditer. Ce n'est absolument pas ce que je dis. Je connais Ce que chacun est, et l'Immensité est parfaitement digne de confiance dans ses actions. Je ne sais pas comment cela m'est arrivé ; j'attendais à un arrêt de bus. Oui, j'ai pratiqué la méditation transcendantale pendant huit ans, à partir de l'âge de dix-sept ans. Mais je pratiquais aussi, enfant, de m'asseoir et de dire mon nom jusqu'à ce que je réalise que ce nom ne désignait personne et que mon moi personnel disparaisse. Je faisais cela à cinq, six, sept ans. Je ne sais pas si ces pratiques ont eu un effet ou non. Je ne sais pas s'il existe une technique pour y parvenir. Cela sous-entend qu'une technique est nécessaire pour obtenir un résultat qui ne se produirait pas sans cette technique. Ce n'est pas ainsi que je conçois les choses. Je vois cela comme une constante : personne ne change lorsque ce qui est est perçu comme tel. Je pense aussi que la méditation est une bonne chose, mais qui pourrait arrêter le mental ? Et arrêter le mental n'est pas nécessaire, car l'Immensité ne se perçoit pas par le mental. De plus, le « je » que l'on invoquerait pour tenter de faire taire le mental n'existe pas vraiment. S'il est évident de méditer, alors c'est ce que vous ferez. S'il est évident de ne pas le faire, alors il est évident de ne pas le faire. Encore une fois, je vois combien l'Immensité est digne de confiance, et elle se manifeste constamment dans cette évidence. Vous n'avez pas besoin de raisons pour vivre selon l'évidence. C'est simplement ce que vous faites. Vous méditez, vous ne méditez pas. Si vous travaillez à votre développement personnel, vous le faites. Bien sûr, le voir tel qu'il est serait agréable.

LML : Il semblerait que le désir impersonnel que l’Immensité se connaisse elle-même rende évident pour chacun d’accomplir certaines choses qui, d’une manière ou d’une autre, font partie du déploiement – ​​et cela pourrait être n’importe quoi.

SUZANNE : C'est exact. Cela peut être n'importe quoi, et cela peut être différent pour chaque personne.

Interview de Suzanne Segal tiré d'un livre "L'éveil de l'occident" à découvrir sur spiritualteachers.org.
Suzanne Segal est l'autrice de Collision avec l'infini (Une vie au-delà du moi) chez Almora.          

dimanche 7 décembre 2025