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lundi 2 juillet 2012

Les cercles restauratifs



C’est au milieu des années 1990 que des communautés locales dans les bidonvilles et favelas de Rio de Janeiro commencèrent à développer des manières de répondre aux crimes, conflits et ruptures d’accords. Ces approches conduisirent à améliorer les liens communautaires, la sécurité et le bien-être. En quittant les dynamiques de la punition et de la peur, ces approches cherchent à guérir le mal qui a été fait et à apporter un bien-être mutuel à ceux qui sont impliqués dans ce cheminement, ainsi qu’à leur communauté.
Le processus qui a émergé de ces premières approches est maintenant appliqué dans les communautés, les écoles, les familles, les tribunaux, les prisons, les commissariats de police, les universités, les services sociaux, les églises, les gouvernements locaux et le monde des affaires de plusieurs états brésiliens et dans 14 autres pays. . Connue sous le nom de ‘Cercles Restauratifs’, cette approche systémique guide d’une part les communautés sur les choix à poser concernant leur manière de répondre aux conflits futurs, en prévenant ou en diminuant les torts de façon proactive. Elle donne d’autre part aux participants une expérience, ancrée dans la ‘vraie vie’, du pouvoir pratique de la non violence pour faire germer des graines de compréhension et de paix dans des contextes où cela peut être un défi.
Les Cercles Restauratifs offrent aux individus, familles, groupes et communautés le moyen d’établir des liens, de trouver du sens et de retrouver du pouvoir en profondeur, en se reliant de manière empathique par-delà les différences et en parvenant à des accords qui renforcent la sécurité et le bien-être, à la fois sur le plan personnel et au cœur de la société. Ils visent à mettre sur pied les conditions permettant une justice sociale, de la cohésion de groupe, des relations résilientes et de la guérison personnelle, et se fondent sur une reconnaissance du caractère vital des interrelations entre ces objectifs.
Les Cercles Restauratifs s’appuient sur les fondements et le développement de la Justice restaurative et sont guidés par les principes et la pratique de la Communication NonViolente. Ils favorisent un dialogue qui prend sa source dans une clarté à cœur ouvert et un partage tangible du pouvoir – nous invitant à reconsidérer notre vision et notre réponse au fait de vivre avec d’autres, tout en relevant le défi de consolider consciemment le bien-être de la collectivité. Les résultats ouvrent à des possibilités révolutionnaires pour promouvoir une culture de paix.
Dominic Barter a commencé à développer des pratiques et systèmes restauratifs au milieu des années 1990, inspiré par la complexité sociale de Rio de Janeiro, sa ville d’adoption, et par son apprentissage de la Communication NonViolente avec Marshall Rosenberg. Depuis 2004, il est directeur du programme de formation et consultant pour des projets pilote en Justice Restaurative auprès du Département de la Justice brésilien, en collaboration avec l’Organisation pour l’Education scientifique et culturelle des Nations-Unies, ainsi que le Secrétariat spécial pour les Droits de l’homme et les secrétariats d’Etat pour l’éducation au Brésil. En 2008, Dominic a été invité comme conférencier principal lors de la Conférence internationale sur les pratiques restauratives. Il coordonne le projet de Justice restaurative du Centre international de la Communication NonViolente.


http://www.nvc-europe.org/SPIP/Cercles-Restauratifs

Sur ce site il y a une vidéo avec sous titrage en français de Dominic Barter.

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