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lundi 24 septembre 2012

Y a-t-il un pilote dans le ciel?

Lorsque je me penche sur ce qui s'est passé, je me dis une fois de plus que la vie est bien mystérieuse.
Ce mal aux pieds, enfin aux petits orteils, à cause de cette vieille paire de chaussures, qui me fait dire que je ne pourrais pas faire tout le GR. Ce qui ne m'empêche pas de continuer, à petite allure, tant que je pourrais soutenir la douleur, qui est ponctuelle. Ce vol d'une chaussure, qui n'aurait pas eu lieu si je m'étais arrêté au refuge précédent. La question sur le voleur. Puis cette rencontre avec Daniel le baroudeur, qui me donne la réponse, certainement la plus logique, même si je ne sais pas de quel animal il s'agit.
Manifestement la vie me propose un arrêt, du moins avec mes chaussures du départ. Je vais d'ailleurs jeter l'autre dans la poubelle du prochain refuge. Je vois ça aussi comme une moquerie de la vie à mon égard. J'aurais certainement gardé ces chaussures, en bon état, qui ne m'auraient plus jamais servi. Aurais-je songé à les donner? Je ne me suis bien sur pas posé la question. Me connaissant, je sais que je garde toujours les choses jusqu'à la dernière limite... C'est comme si la vie me forçait à m'en débarrasser.
Petit à petit l'idée s'installe dans ma tête que je vais aller m'acheter une autre paire de chaussures, plus légères pour qu'elles soient supportables, afin de poursuivre ce que je me suis fixé. Des gens de rencontre me conseillent d'aller à Corte par le train. Mais le train va aussi à Ajaccio, il y aura plus de choix. Encore deux jours maximum pour atteindre la gare.


Un dernier col à passer dans un massif rocheux, avec un peu d'escalade pour y monter, puis pour descendre, ainsi que des passages sur des dalles obliques. Rien d'impossible, mais avec des pieds nus qui n'offrent aucune tenue du pied, et un sac qui reste encore lourd, je dois faire très attention.
C'est alors que je découvre un parapente vraiment très haut au dessus des montagnes, il ne doit pas être loin de 3 000 m d'altitude. Il a du trouver des courants ascendants et se laisser emmener. Cela doit donner une sensation de petitesse, d'être perdu dans les airs. Je reste impressionné. J'en vois un autre devant moi mais à 100 ou 150 m au dessus des massifs. Quelle vue ils doivent avoir!


Puis je me fais passer par un homme au crane rasé, sans casquette, ni lunettes, le visage rougi par le soleil, dans une tenue kaki style camouflage de l'armée, pas tibulaire mais presque comme dirait Coluche. Il fonce!
Le refuge apparaît de loin sur un plateau que je trouve magnifique. Il se trouve qu'il y a une annonce pour garder le refuge en septembre. Dans un site pareil, cela me tenterait. Je me prends une boisson fraîche, comme dans chaque refuge où j'arrive, fais une halte lavage à la source, puis repars. Il est encore tôt, et je voudrais atteindre une halte camping au bord d'une route que l'on va croiser plus bas.

Des rochers et de la lande comme en Bretagne, sauf que l'on est à 1 500 m d'altitude.

2 commentaires:

Marie Surya a dit…

Bonjour Yannick ,
J'adoooooore ton Titre !!!
(^_^)
Belle journée à toi .

yannick a dit…

Merci de le dire; moi aussi...