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samedi 12 janvier 2008

ENTRE LA NATURE ET NOUS

Dans son dernier livre, Eric Edelmann parle de sa rencontre avec le monde tibétain, et en particulier de cérémonies auxquelles il a assisté, où il s'est passé des phénomènes étranges.
Une fois, avec Kalou Rimpoché, lors de la bénédiction des fondations du futur temple tibétain en face de la Pagode de Vincennes. Le ciel était complètement nuageux, et au moment où un lama déposa des textes sacrés sous une pierre au fond de la fosse, un rayon de soleil perça les nuages pour tomber sur la dalle. Puis deux grands rapaces se mirent à tourner un long moment au dessus. Enfin plusieurs arcs en ciel apparurent à la fin de la cérémonie.
Il cite d'autres exemples et termine en disant sa conviction que ces sages avaient accés à des énergies inaccessibles au commun des mortels, et qu'ils en avaient la maîtrise pour le bienfait de tous les êtres vivants.
J'ai déjà entendu des témoignages en ce sens, qui peuvent être une manière d'appuyer des actes ou des choix que nous sommes en train de faire. Comme si la Nature, le Ciel, au sens le plus sacré qui soit, signait un accord avec l'humain, le confortait, et donc l'unifiait dans la Création.

Et en lisant ces lignes d'Eric, il m'est revenu un souvenir à jamais gravé.
C'était il y a une trentaine d'années, dans les marais entre Luçon et La Rochelle. Je rejoignais l'Ile de ré depuis Nantes en vélo. Quand on fait des longs parcours dans la nature, seul qui plus est, on passe par différentes phases. Au début cela semble long, puis on ne s'occupe plus de ce que l'on a parcouru, ni de ce qui reste. On est petit à petit en phase avec l'instant.
A un moment je pensais aux problèmes environnementaux de la planète auxquels j'étais déjà sensible bien avant que ce ne soit admis. Je ne comprenais pas que l'humanité s'en fiche autant alors que je sentais au trèfonds de moi que c'était gravissime. Et je demandais un signe pour savoir ce qu'il en était...
A ce moment là, alors que le ciel était un peu couvert et sans luminosité particulière, apparut une sorte d'éclair lumineux dans la direction où je regardais. Je fus stupéfait. J'ai forcément relié ce à quoi je pensais à ce que je venais de voir. Et j'y ai pensé souvent avec les années qui ont montré que ce que je pressentais arrivait progressivement.

Chacun son expèrience, ses croyances, ses certitudes. Mais oser demander à la Vie de manière forte et profonde n'est pas un jeu fortuit. J'ai eu l'occasion de le vérifier plusieurs fois.

7 commentaires:

Acouphene a dit…

Eclair d'instant...
je me dis que la nature est plus "forte" que l'homme

Anonyme a dit…

Ah la la,
'fut un temps,
je pensais qu'il y avait relation entre la Nature et l'homme.
1/Certaines choses passaient inaperçues,
2/cette relation était retenue chaque fois que je la voyais.
...mais je ne voyais pas comment cela était possible en multipliant par ix milliards d'humains.

dimitri

philippe a dit…

Des fois,il y a des signes,des fois non,me concernant avec la nature.

soisic a dit…

le livre de Jean- françois Vézina :les hasards nécessaires la synchronicité dans les rencontres qui nous transforment, devrait vous intéresser,(les éditions de l'homme)

nathalie a dit…

Bonsoir Yannick,
ce que tu décris là, je le crois profondément - que la Nature apporte des réponses aux demandes profondes, totalement sincères, sans jeu.
Ou envoie des signes pour appeler à elle les incrédules, ceux qui sont perdus.
Mais il me semble aussi que, peut-être, ces manifestations viennent lorsque que le doute nous assaille, viennent comme manifestation... du non manifesté, de cette existence bienveillante.
J'ai l'impression que cela n'a plus de nécessité lorsque la confiance, la foi, sont en nous....

Vincent a dit…

Tu serais comme un poisson dans l'eau avec Bhakti !

yannick a dit…

Qui est Bhakti?