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lundi 21 janvier 2008

MARCHER DANS LES PAS DE MES PENSEES


1978. J'avais passé mon diplôme, j'avais travaillé 2 ans. Bien qu'ayant lu tous les livres d'Arnaud existant à l'époque, je n'imaginais pas qu'il suffisait d'écrire à la maison d'édition pour entrer en contact avec lui.
J'étais taraudé par une phrase que j'avais lu dans un livre de Lanza del Vasto (qui fut ma référence de jeunesse avec Gandhi) : "Je veux marcher dans les pas de mes pensées!"
C'est comme si je sentais que je devais partir sur les routes avec le minimum en poche, faisant confiance à la Providence.
Bien sur il y avait une peur de m'insérer dans la société, de faire face aux responsabilités, mais j'étais mené par deux personnages très forts en moi à l'époque : l'idéaliste et le mystique.
J'avais 3 adresses sur un papier (Frère Antoine, une communauté non violente en Italie, et une autre).
J'étais attiré par les ermites, les monastères, la vie simple et à l'écart de préférence.
Avant de partir, je m'étais préparé à vivre seul. Puis je suis allé dans une forêt, où après m'être recueilli, j'ai fait deux demandes à Dieu, à la Vie. L'une était de me guider dans le sens que je devais donner à ma propre vie.
Le lendemain je partais en stop direction le sud. Nous étions début mars.
Quelqu'un m'avait aidé à fabriquer un sac à dos à la taille de ce que j'emmenais, un duvet et une tente ultra légère de la taille d'un livre. Je partais avec 600 F de l'époque.
3 jours plus tard je rencontrais un couple avec 2 enfants qui voyageait en Europe depuis 5 ans. Ils tournaient en rond, ne savaient plus où aller, n'avaient plus assez d'argent pour faire une réparation à leur combiné aménagé. Pour moi, qui avait peur chaque soir ne sachant pas où m'installer, accepter leur hospitalité et une soupe chaude était une aubaine. Le lendemain je leur donnais la moitié de mes économies pour le camion, et les laissais à leur sort, alors qu'ils me proposaient de m'installer avec eux pour vendre des pizzas!
Le soir à la tombée de la nuit, j'arrivais à la grotte de Frère Antoine.
Je ne savais pas s'il était là, si je pouvais rester une nuit ou plus.
J'allais passer 20 jours étonnants...

4 commentaires:

mabes a dit…

la suite Yannick...!

philippe a dit…

Dégustons,...

Julie BAYOD a dit…

Génial... vivement la suite !

martine a dit…

Vivre dans la Foi à la Providence, dans la pauvreté, la simplicité, la charité.
Bravo Yannick ! Tu as été comblé pour avoir pratiqué cela.