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vendredi 4 avril 2008

Seule meurt la peur

Je reprends le livre de Barry Long car je le trouve très explicite sur "Comment faire pratiquement?"

Il part d'un exemple simple mais fort : Votre voiture est accidentée. Vous savez le genre de truc quand ça vous arrive où vous dites : "Mais merde, il y a une minute j'étais peinard, et là tout s'écroule, tout s'arrête, qu'est-ce que je vais faire, etc..."
Je vais donc le citer :

"Première action : confrontez le fait que l'évènement a effectivement eu lieu.
La réaction initiale est normalement celle de l'incrédulité. Ceci est une tentative du corps émotionnel d'échapper ou de se détourner de la réalité pour éviter le choc. Cela donne le temps à l'émotion de se précipiter en vous, et vous perdez votre présence.
Vous y parvenez en ne percevant pas l'évènement comme un problème, c'est à dire en ne pensant pas à ses conséquences dans l'avenir, ou à quel point il va vous affecter.
Vous devez rester dans le présent. Vous devez être réel. Et être réel signifie être présent à l'endroit où vous êtes en ce moment.
Le futur n'est pas arrivé. Le fait est le suivant : votre voiture ou une partie de votre vie est changée devant vos yeux. N'interprétez pas. N'analysez pas. Vous ne devez percevoir l'évènement que tel qu'il est, sans y mettre votre imagination ou vos conclusions. Alors, toute action matérielle requise de votre part se manifestera immédiatement à votre conscience, sans avoir besoin de vous en inquiéter ou d'y penser.
C'est maintenant, seul, qui compte. A l'instant où vous quittez le présent en pensant au futur ou au passé, vous serez malheureux. Vous allez permettre à l'émotion de vous envahir. Cela s'applique également après l'évènement. Vous ne devez pas y revenir dans votre esprit.
Le choc de l'évènement, quand il a lieu, ne peut être évité. Mais le choc n'est pas une émotion. le choc est un vacuum, un vacuum dans lequel un changement de vous même peut se produire. Le choc interrompt toute pensée, toute continuité du passé en vous. Au moment du choc, vous êtes neuf, si vous pouvez être présent. Et la possibilité d'un changement fondamental et radical de vous même est énorme. La panique et l'inquiétude ne commence que lorsque vous laissez les pensées vous envahir à nouveau et remuer le vieux corps émotionnel, ce qui permet ainsi à plus d'émotions, plus de malheur, de se précipiter en vous."

A suivre...

5 commentaires:

Anonyme a dit…

synchronicité,j'avais l'intention d'aller commander ce livre ce matin, j'y vais....merci
que meurt la peur, j'aimerai....
soisic

daniel a dit…

J'ai eu l'occasion d'expérimenter une situation analogue dans un contexte un peu plus anodin: crevaison sur l'autoroute, dépannage, immobilisation du véhicule au garage, week-end foutu, retour à la maison. La situation acceptée dès qu'elle se produit. L'enchaînement des mesures à prendre et des choses à faire dans le continuum du présent... et cette déconvenue devient un banal fait divers.

martine a dit…

Quelle coincidences de reparler de ce bouquin que je suis entrain de lire avec grand intérêt. Ca alors !
Ben oui, travailler sur l'acceptation... !
Fabuleux.
Envie de dire que la vie est belle ; avoir cette chance de la regarder en face, de front, et d'en accepter toutes ses teintes sans (trop...) se laisser bousculer....
Suis reconnaissante de tout ca !

martine a dit…

Yannick, je n'avais pas vu ..... à suivre !
Ouiiiii ! on continue.
Merci merci merci (une trinité de merci)

Jean a dit…

Très bel extrait .
Je le rapproche de celui où Arnaud Desjardins , au sujet de la souffrance , propose de différencier l'émotion et la souffrance , de les examiner l'une après l'autre , de les désolidariser .
Il est vrai que plusieurs fois j'ai été heureux d'utiliser son conseil avec succés.
Malheureusement , souvent également, l'émotion a été la plus forte .