L'ESSENCE DE LA PRESENCE. Une perspective non-duelle
"Libre de toute lignée ou tradition, ces mots ne s’adressent pas au mental du chercheur, mais à la connaissance silencieuse déjà présente"
https://www.regardaupluriel.com
Partager des moments de vie, des petits riens, des grands tout, oser l'authentique...
L'ESSENCE DE LA PRESENCE. Une perspective non-duelle
"Libre de toute lignée ou tradition, ces mots ne s’adressent pas au mental du chercheur, mais à la connaissance silencieuse déjà présente"
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JE SUIS… C’est ÇA qui est ÇA.
Revenir dans cette intériorité encore, encore et encore.
C'est facile de sortir, d'aller à l'extérieur, de se raconter des histoires, d'oublier qui nous sommes véritablement. Qu'on puisse avoir cette énorme bienveillance envers soi de, parfois, oublier qui nous sommes.
Il n'est pas question de se taper sur les doigts, de se juger, de se culpabiliser, mais bien de dire Ah bon, j'étais ailleurs... et revenir Ici à chaque instant, revenir... revenir... Se poser là, c'est vraiment beau.
Qu'on puisse voir que c'est humain d'oublier, de se perdre dans dix mille choses, de se prendre pour ce personnage, pour ce corps, de s'identifier outre mesure.
Voir tout ÇA avec beaucoup d'Amour, de tendresse, c'est tout.
« Je Suis » est au-delà de toute identification, c'est ce que nous sommes AVANT tout ça.
ÇA, c'est intouchable, c'est toujours là. Même si on a oublié, même si on s'est pris pour d'autres choses, même si on a été étourdi, même si on a lâché ÇA... ÇA est là quand même. Est-ce qu'il y a un Amour plus grand que ÇA ?
Quelqu'un posait une question sur le karma. Pour moi, le karma fait partie des croyances et des histoires qu'on se raconte. Peut-être, peut-être pas. La seule chose qui m'intéresse maintenant, c'est de revenir Ici, à la maison.
Rentrer dans une histoire, c’est revenir à l'horizontal, c'est interminable. On retourne dans une histoire, dans une horizontalité qui nous prend la tête et on veut encore trouver des explications, des réponses quand, en fait, ÇA se produit, c’est tout.
Revenir Ici, revenir Ici encore, encore et encore parce qu'Ici-Maintenant, rien de tout « ça » n’existe. Ici-Maintenant, c'est la fraîcheur de l'instant. C’est vierge de tout, comme une page blanche. C'est frais, tout neuf.
À partir d'Ici, ÇA peut s'épanouir comme une fleur au Soleil.
Simplement être là, avec Ce qui est là.
Ginette Forget
https://www.youtube.com/watch?v=nDFlImdrrqE
https://youtu.be/nDFlImdrrqE?si=Ys_D0_OeHXtpnowp
Un magnifique témoignage de Ginette Forget.
L'éveil, c'est se montrer tel que l'on est, c'est être transparent instant après instant.
C'est "oser" mettre en plein jour tout ce qui nous semble inavouable au nom de tout un tas de croyances liées à la réalisation, à ce que l'on devrait être ou non après la reconnaissance de notre vraie nature.
L'éveil s'inscrit au coeur de ce qui n'est pas encore vu, encore intégré.
L'éveil c'est l'humilité de reconnaître avec bienveillance ce qui, dans ce que nous vivons au quotidien, entraine encore une dualité apparente.
C'est s'ouvrir à nos imperfections, à nos tendances mentales latentes et récurrentes.
Il n'y a pas de problème avec les imperfections. Elles sont simplement ce qui se manifeste dans le champ de la Conscience.
L'éveil c'est cette pleine liberté de se montrer dans sa vulnérabilité la plus intime, sans plus aucune protection.
On croit souvent que la vulnérabilité est faiblesse, elle est en réalité à la fois douceur et la véritable puissance de l'éveil.
Elle s'inscrit dans une absence de "moi". Il n'y a ainsi plus rien à défendre, plus rien à protéger, c'est simplement ce qui est là, décorrélé de toute histoire, de toute appartenance, de tout lien, de toute critique, de toute attente dans le regard de l'autre.
Marion Renault
Trouver l'enseignement qui nous convient est primordial. Si on est persévérant dans la démarche proposée, et surtout si elle est sérieuse, on va arriver un jour ou l'autre à une remise en cause de tout ce que l'on prenait pour acquis, absolument tout, et donc de la personne pour qui on se prenait, à qui on s'identifiait. Si avoir moins d'émotions, être de plus en plus calme, est un confort dans la vie d'un chercheur spirituel, ce n'est pas le but. Le but pour qui? Le chercheur ne peut trouver que ce qu'il connaît, ou croit connaître, c'est à dire à partir de lui-même. Un travail de connaissance de soi, comme on dit, est sans doute nécessaire, mais une vraie lucidité ne peut que nous amener à voir qu'en fait il n'y a personne qui peut dire moi ou je. Le fameux "qui suis-je?", ou qui est ce moi pour qui je me prends, est la question à affronter un jour ou l'autre. Question sans réponse tant qu'on se la pose. Il vaut mieux s'intéresser à ce que l'on n'est pas, le fameux "neti - neti", ni ceci - ni cela.
नेति नेति)
Le corps, à quel âge, sain, malade, pétant la forme, fatigué, accidenté, diminué (j'en sais quelque chose)? Ce corps, né d'un ovule et d'un spermatozoïde, qui devient foetus, bébé, enfant, adolescent, adulte, vieillard, en avons-nous la maîtrise? Qui a faim, soif, ou pas, qui évacue, transpire? Ca se fait tout seul. Avons-nous un quelconque pouvoir dans ce quotidien? Décidons-nous de l'heure de notre mort? Il n'y a aucune maîtrise.
Les pensées, à quel âge nous apercevons-nous que ça pense en continu, que nous n'y pouvons rien sur le moment? D'où viennent-elles, comment viennent-elles, y a t-il un je qui pense et où se situe t-il? Elles témoignent d'un inconscient en ébullition. Quelle va être notre prochaine pensée, l'avons-nous décidée, choisie?
D'où viennent les désirs, les attirances, les pulsions? Les choisissons-nous? Les relations, le travail, les capacités (et incapacités), le caractère, les passions?
Y a t-il une tête pensante qui gère tout ça en amont, une tour de contrôle, et où? Sommes-nous acteurs ou spectateurs?
A suivre...