Donc, pour en revenir au libre arbitre, peut-on envisager que considérer qu'une décision est une
décision prise directement en fonction d'un centre de contrôle placé dans ma tête, et que ma
décision est ce qui amène l'action suivante en dehors de tout contexte, est en fait une forme de
rêve que je me suis raconté toute une vie ?
décision prise directement en fonction d'un centre de contrôle placé dans ma tête, et que ma
décision est ce qui amène l'action suivante en dehors de tout contexte, est en fait une forme de
rêve que je me suis raconté toute une vie ?
Le simple fait d'y croire recrée en permanence et renforce cette personne que nous croyons
être avec son centre de contrôle placé dans notre tête entre les deux yeux. Mais existe-t-elle à
part entière ? Ou bien est-ce une simple croyance à laquelle on adhère par habitude ?
être avec son centre de contrôle placé dans notre tête entre les deux yeux. Mais existe-t-elle à
part entière ? Ou bien est-ce une simple croyance à laquelle on adhère par habitude ?
Je vous parle ici de déconstruire cette personne et surtout de cesser de la recréer et du coup, de
la croire vraie. C'est un mirage, comme le sol brûlant d'une route dans le désert nous fait croire
qu'elle est recouverte d'eau dans le lointain. L'eau paraît si réelle... Mais plus j’avance sur la
route, plus je s'aperçois qu'il n'y a pas et qu'il n'y a jamais eu d'eau. C'était uniquement un
phénomène optique.
la croire vraie. C'est un mirage, comme le sol brûlant d'une route dans le désert nous fait croire
qu'elle est recouverte d'eau dans le lointain. L'eau paraît si réelle... Mais plus j’avance sur la
route, plus je s'aperçois qu'il n'y a pas et qu'il n'y a jamais eu d'eau. C'était uniquement un
phénomène optique.
Maintenant de la théorie à la pratique… Je vous propose, comme Ramesh Balsekar le proposait
à ses visiteurs, de passer en revue le soir venu les événements qui ont marqué votre journée du
réveil jusqu’au coucher (rencontre, panne, coup de téléphone, déjeuner, achat, film, etc.), de les
noter mentalement ou par écrit, puis de vérifier de manière systématique si chaque décision ou
choix que vous avez pris aujourd’hui a bien été le vôtre.
Je dis bien « entièrement le vôtre », pas à 50 ou 99% : ce qui contribuerait partiellement à
prouver l'existence de votre centre de contrôle, donc à renforcer la réalité d’une personne à
part entière que vous appelez « vous-même ».
Chaque décision, chaque choix n’a-t-il pas été le résultat d'un concours de circonstances ?
C'est une exploration à faire de nombreuses fois de suite pour arriver à un constat immanquable...
Vous allez vous rendre compte que la totalité de toutes vos décisions et actions ont découlé
entièrement du torrent de la Vie telle qu'elle s'est présentée au moment où vous avez dû prendre
une décision ou d'agir. Nos décisions, nos actions sont comme les molécules d'eau d'un torrent
qui dévale la montagne, traverse la plaine pour se jeter dans la mer. Les interactions de ces molé-
cules d'eau sont infinies mais le flot suit toujours la plus grande pente jusqu'à rejoindre l'océan.
En général, nous croyons que nous existons en tant que personne indépendante : « Je suis celui
qui crée ma vie comme je l'entends. » Cette croyance est ce qui nous définit. Tant que tout va
bien, tout va bien, pas de souci. Je ne me remets pas en question. Mais quand la vie ne va pas
comme je le souhaite, je peux être amené à en douter. Un jour, je décide de tourner à gauche
au rond-point, le véhicule part à droite. Ou je décide de tourner à gauche, mais j’aurais dû tourner
à droite... Et il peut arriver un moment où je découvre la supercherie : cette indépendance est un
rêve, ce libre arbitre est un leurre. En fait, si je regarde vraiment bien, parfois ce n'est plus un mau-
vais rêve, c'est un vrai cauchemar ! C'est là que je dois me poser la question qui tue - métaphori-
quement parlant bien sûr…



