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mardi 24 mars 2026

La chenille et le papillon

 


Un jour, une chenille entendit le son des ailes d’un papillon juste au dessus d’elle. Elle leva la tête, et elle aperçut un beau papillon qui virevoltait joyeusement dans les airs, opérant une sorte de grande spirale autour d’elle…
« Oh, comme j’aimerais être aussi libre de voler dans les airs » se dit-elle tristement. A ce moment précis, un rouge-gorge piqua à une allure folle et avala d’une bouchée le beau papillon.
« Finalement, je ne m’en sors pas si mal » se réjouit la chenille.
Un grive se tenait immobile juste derrière elle, et elle n’eut pas le temps de sentir qu’elle était engloutie dans le bec de l’oiseau.
L’arbre que rongeait la chenille se félicita de sa disparition, et se dit qu’il allait faire une belle fête avec ses amies les branches et les feuilles. « Quelle joie, s’exclamèrent feuilles et branches en un élan enthousiaste… enfin la paix ! »

Un homme qui passait par là, une hache sur l’épaule, jaugea l’arbre, et en se frottant le menton se dit que c’était exactement ce qu’il lui fallait. Il leva sa hache, et en quelques coups bien portés, le gaillard avait l’habitude, il coupa l’arbre, et il n’entendit pas les cris d’effroi et de douleur des branches et des feuilles. Un petit serpent avait été délogé dans la chute de l’arbre où il se reposait, et fort courroucé, il chercha le responsable de ce dérangement. Il ut vite fait de voir notre bûcheron, de se glisser jusqu’à lui, et de le mordre au mollet avant de s’échapper. Le bûcheron sentit la douleur de la morsure, mais il ne vit pas le serpent s’éloigner, alors il ne comprit pas qu’il avait été mordu, malgré les deux petites traces de crocs sur son mollet… Il eut le temps de retourner jusqu’à sa cabane en traînant l’arbre, et alors qu’il commençait à le débiter, il s’écroula, raide mort. Son vieux chien s’approcha, jappa, pleura, puis se coucha tout contre lui.

Quelques jours plus tard, alors que le corps du bûcheron se décomposait et commençait à vraiment puer, le brave chien renonça à mourir près de son maître, après tout cette carcasse puante en décomposition n’avait pas grand-chose à voir avec son maître, alors il commença à le dévorer. Il faut dire qu’il n’avait plus rien à manger.
Tout la haut, des vautours planaient en cercles autour de la scène attendant que le chien veuille bien partager une part de son festin…
La femme et le fils du bûcheron rentraient d’une visite à la famille en ville, et quand ils virent ce qu’ils virent, leur sang ne fit qu’un tour : le fils alla chercher son fusil, et il commença par abattre le chien avant de viser les vautours.
La vermine qui grouillait dans le corps du bûcheron se délectait et proliférait…
Et ainsi va la vie phénoménale…

Un poète assis sous un arbre, une guitare dans les mains chantait :
« Il reste la morsure du rêve
Dernier rempart contre la mort. »

Marc Marciszewer : Voyage vers le soi en Orient et en Occident

jeudi 12 mars 2026

Vagues ou océan?


Sommes nous une vague, parmi des millions d'autres, ou l'océan?
Ce qui revient à dire, sommes nous séparés, ou la totalité?
D'ailleurs cette vague, peut-on la définir, la dessiner, l'unifier? Elle a mille formes, en un dixième de seconde elle est déjà différente, elle n'est que mouvement, changement, en dehors de tout concept.
Au large  c'est la houle, c'est à dire une ondulation plus ou moins creuse, créée par le vent, qui ne s'arrête jamais sur les grands océans. Il y a aussi les hauts fonds, qui avec les courants marins créent des vagues sorties de nulle part. Même chose au bord des plages. Le calme plat est encore autre chose, mer d'huile comme on dit en Méditerranée. Quand le vent revient, presque imperceptible, on le perçoit à la surface comme un frétillement microscopique. Douces ou abruptes, allongés ou déferlantes, les vagues sont l'exemple même de la multiplicité. En tant que formes, elles naissent et meurent. Elles n'existent pas par elles-mêmes, et dépendent d'un ensemble de circonstances pour apparaître. Leur nature véritable, c'est l'océan, l'eau.
Si on observe bien notre fonctionnement humain, c'est la même chose, il n'y a que changement et formes différentes. Il n'y a que des circonstances qui se présentent sur lesquelles nous n'avons aucun contrôle. Le non-mouvement de l'être qui observe ce qui est, sans être impliqué, impersonnel, est notre nature profonde, comme l'océan.

jeudi 19 février 2026

Jean Bouchart d'Orval


J'ai appris hier sa mort en tout début de semaine. Toujours prêt à rire du monde et des situations incongrues dans lesquelles nous nous mettons, il laisse nombre de videos et de livres pour notre plus grand bonheur : L'émerveillement d'être, Au coeur de l'instant, Brûlante clarté, ...

"Être spirituel c’est être pleinement vivant sans compromis, c’est-à-dire dans l’étonnement toujours frais de ce qui est. C’est aller au bout du cadeau de la vie, de la conscience."

mardi 17 février 2026

A propos de l'éveil

La vérité est que nous voulons nous éveiller sans abandonner notre rêve ; nous voulons nous éveiller dans le rêve. Nous voulons la liberté tout en gardant notre cage—ce sont des barreaux et des chaînes. Nous voulons conserver toutes nos attaches, nos récits, nos histoires, ainsi que notre domination et notre contrôle.

L’illumination n’est pas quelque chose d’extraordinaire ; c’est l’ordinaire, mais sans le commentateur constant. L’éveil n’est rien de plus que la vie qui coule, sans que le phénomène égoïque essaie de la pousser dans ses propres directions. Le seul problème est la croyance inébranlable qu’il y a un problème. Le soi-disant chercheur de vérité est le seul obstacle... seulement en ne poursuivant rien devient possible le silence dans lequel vous remarquerez que, en réalité, absolument rien ne manque... 

Prabhuji


Vu sur le blog Eveil impersonnel et approche non-duelle

dimanche 8 février 2026

L'éveil pour les paresseux


 Atteindre l'éveil

Si vous voulez être un bon joueur de football, vous devez beaucoup vous entraîner. Si vous voulez être un bon guitariste, vous devez prendre des leçons, vous entraîner assidûment et faire beaucoup d'efforts. En bref, de nombreuses choses dans la vie exigent des efforts pour être atteintes. Avec l'"illumination", cependant, cela marche différemment.

Vous n’avez pas à "faire" quelque chose pour être libéré !
Vous n'avez pas à appliquer une méthode.
Vous n'avez pas à apprendre une technique.
Vous n’avez pas à méditer.
Vous n'avez pas à devenir végétarien.
Vous n’avez pas à aller en Inde pour cela.
Vous n'avez pas à vous prosterner devant un gourou.
Vous n'avez pas à porter des vêtements spéciaux.
Vous n'avez pas besoin de suivre un cours.
Vous n'avez pas besoin de renaître.
Vous n'avez pas à faire attention à votre respiration.
Vous n'avez pas à vous transformer.
Vous n'avez pas à de devenir spirituel.
Vous n'avez pas à nettoyer vos chakras.
Vous n'avez même pas à lire des livres là-dessus.
Enfin... sauf celui-ci, bien sûr, mais une fois que vous l'aurez terminé, vous pourrez le jeter.

Table des matières

(1) La recherche
(2) La Non-dualité
(3) Le libre-arbitre
(4) Qui êtes-vous ?
(5) Tout est Conscience
(6) Dualité
(7) Mise au point
(8) Zoom arrière
(9) Éveil
(10) Illumination
Qui est Paul Smit ?

Un livre absolument génial, profond, drôle, et définitif. Je vous conseille vivement. Il ne fait que 31 pages, ce qui est parfait pour les paresseux.

dimanche 25 janvier 2026

samedi 17 janvier 2026