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mardi 6 octobre 2026

Exploration sur le libre-arbitre avec Didier Weiss (2)

Il s'agit ici de mener une bataille sans pitié contre la forteresse de l’habitude, qui va résister de
toutes ses forces, car il est question de sa survie… Il s'agit donc de mener la dernière bataille, en
éliminant tout ce qui bouge, tout ce qui est passager, afin de « Voir » ce qui ne bouge pas, ce qui
ne change pas : ce qui était là il y a 10 minutes, hier, le mois dernier, il y a 2 ans, il y a 20 ans.

Cette bataille se fait sous forme de questions : « Suis-je donc celui qui décide ou choisit indépen-
damment quoi que ce soit ? Ou bien mes décisions ou mes choix sont-ils dictés par la totalité 
du contexte du moment ? »

Si je réponds avec certitude : « Oui, c'est bien moi qui décide indépendamment de faire ceci ou
cela, à ce moment-ci et pas à un autre, de cette manière-ci et pas d'une autre », je continue sur
cette voie.

Si je trouve ainsi que c'est « ma » décision, indépendante du contexte, je pousse l'investigation
un peu plus loin : « Si je suis le décideur en chef, où donc se trouve ce centre de contrôle qui
dicte ma conduite ? » Je me mets à chercher... Automatiquement, le focus va se faire « ici » et
pas « là-bas », mais où exactement ? Dans la pièce où je me trouve ? À l'intérieur de mon corps?
À l'intérieur de ma tête ? Dans la partie inférieure ou supérieure de ma tête ? Il y a fort à parier
que c'est là, entre mes deux yeux, que je vais le situer.

Ensuite, je passe aux choses sérieuses, et je me demande : « Y-a-il vraiment un petit contrôleur
dans ma tête entre les deux yeux qui déciderait de dire ce mot-ci, puis ce mot-là, puis encore un
autre, et un autre encore, etc, ou bien qui penserait cette pensée-ci ou cette pensée-là, ou qui se
mettrait à agiter les mains comme ceci ou comme cela ? Ou n’est-ce pas plutôt que les mots, les
pensées, les gestes surgissent spontanément ? »

Les répercussions de cette investigation sont profondes. Ce petit contrôleur supposé être localisé
dans ma tête existe-t-il réellement ?

Est-ce que ce n'est pas là une forme de définition d'une vie séparée, autrement dit LE mécanis-
me même de la séparation qui fait que je me sens souvent petit, déconnecté, incomplet, perturbé, 
au sein d'un monde vaste et menaçant contre lequel je dois me défendre pour survivre ?

Et si je suis ce contrôleur de mon corps, pour autant je ne suis pas le contrôleur d’autres corps
d'ailleurs ! Il en résulte une forme d'asymétrie, une sorte de limitation à quelque chose de
localisé en un point fixe.

Pour les apparents « autres » que moi, logiquement cela semble pareil, il y aura donc toujours
une forme d'asymétrie entre eux et moi. D'un côté, c'est-à-dire ici dans mon corps ou ma tête, il
y a « moi » et de l'autre côté-là-bas, il y a ce que je pourrais appeler « pas-moi », c’est-à-dire un
monde extérieur incluant les « autres que moi ».

C'est le mécanisme de la séparation et ce mécanisme va tourner en boucle toute une vie, tant
qu'il n'a pas été exploré et identifié... Et démystifié une fois pour toutes.

Je vous engage vraiment à faire cette exploration qui va vous mener à cette première
découverte, sans laquelle il n'y a aucune possibilité de résolution de l’énigme existentielle.


                          

   


dimanche 4 octobre 2026

Exploration sur le libre-arbitre avec Didier Weiss (1)

 


Le facteur le plus déterminant dans mon parcours est la rencontre avec Ramesh Balsekar de
Bombay en 1995.
Ramesh Balsekar a été mon guide pendant quelques années et son enseignement a constitué
un élément décisif en cette Compréhension. S'il y a bien un outil vraiment utile et pratique
d'utilisation, c'est-à-dire à la portée de tous, c'est bien l'exploration de ce concept de « libre
arbitre ». Ramesh l'utilisait presque à chaque rencontre car il en connaissait l'importance.
De mon point de vue, il est en effet infiniment puissant et révélateur !

L'essence du questionnement revient à ceci : « Suis-je donc l'auteur de mes actions ? »

Dans un tout premier temps, l'identification au corps par exemple est assez facile à mettre en
doute parce que je me rends très vite compte que mon corps est un assemblage d'éléments
disparates qui n'a cessé d'évoluer avec le temps depuis ma naissance jusqu'à maintenant.
Aucune cellule de mon corps présente le jour de ma naissance n'est présente aujourd'hui. Il y a vraiment un mouvement, c’est quelque chose qui change tout le temps. Mais j'ai aussi quelque part l'intuition diffuse d'une Présence invisible, inchangée, qui a toujours été là. Alors puis-je vraiment dire : « Ce corps, c'est « moi », c'est mon identité, c'est bien ce que je suis ? »

Puis je vais passer en revue tout ce qui est dans le « champ de conscience » : les pensées, les
émotions, les perceptions, tout ce qu'on peut appeler les « objets de conscience », visibles et invisibles. Tout au long d'une journée, je vois que les pensées vont dans un sens puis dans un autre, que parfois je me contredis, que je peux passer du rire aux larmes en quelques instants, que ce mal de tête qui me rendait marteau est parti et que je me sens maintenant libre et léger. Je ne peux que constater que toutes les pensées, émotions et sensations sont transitoires, qu’elles changent tout le temps. Elles ne peuvent donc pas vraiment me représenter, autrement que dans l’instant. Et déjà ce n’est plus !

Je pousse plus loin mon investigation. Tout au long d'une vie, j'ai changé de métier, de maison, de région, de pays, etc. (ou pas d'ailleurs !) Si quelque chose me dit que c'est moi - et personne d'autre - qui a bien fait tous ces choix de changement ou de non changement, c'est ici que je vais poser la question suivante : « Quel est ce mécanisme qui verrouille cette croyance que « Ce que je suis réellement » est « celui qui décide », et que je puisse même le pointer du doigt en désignant un corps ou une tête ? » Il faut voir que c'est un mécanisme très actif, infiniment puissant. Il a été à l'oeuvre pour la majorité d’entre nous toute notre vie, hormis bien sûr pendant la toute petite enfance. Alors il est même difficile de le détecter au début.

mardi 22 septembre 2026

vendredi 11 septembre 2026

L'éveil

 L'éveil est la disparition de l'idée d'un moi personnel, d'un moi séparé.

Didier Weiss

dimanche 16 août 2026

Une célébration du bizarre

Ne deviens pas un zombie spirituel, vide de passion et dépourvu des profonds sentiments humains.
Laisse la spiritualité devenir une célébration de ton caractère unique plutôt que de sa répression. Ne perd jamais ton excentricité, ton étrangeté, ta bizarrerie, ton parfum inné, unique, et irremplaçable. N'essaie pas de prétendre être "personne", "rien", ou une autre non-entité transcendante et impersonnelle "n'ayant pas de moi" ou "étant au delà de l'humain", c'est juste d'autres fixations conceptuelles et personne n'y croit plus.
Sois une célébration de ce qu'est ton expression unique et arrête de t'excuser. Tombe amoureux du gâchis parfaitement divin et très humain que tu es.
Il n'y a pas d'autorité ici, et il est impossible que la vie se passe mal. Donc foire tout.
Echoue avec panache.

Tomber amoureux de ce qui est (Jeff Foster)



lundi 3 août 2026

Ne rien faire

 

Aussi étrange que cela puisse paraître, il y a une condition pour ne rien faire : avoir du temps !

Si vous n’avez pas de temps, « pas le temps » comme on dit, il est alors impossible de vous lancer dans cette aventure qui est de s’arrêter et de ne rien faire du tout.

Comment prendre ce temps que vous n’avez pas ? Parce que bien sûr vous êtes occupé par plein de choses essentielles, importantes, obligatoires, ou futiles, voire inutiles. Vraisemblablement, vous ne vous rendez même pas compte que vous faites tout ce qu’il faut pour ne pas avoir de temps. Pris dans le rythme du faire, le temps s’écoule comme du sable entre nos mains, impossible à retenir. Restent les vacances où l’on où l’on rêve d’avoir enfin le temps de s’arrêter et de ne rien faire. Ok, regardons ce qu’il en est. Vous voyagez, vous faites du tourisme, vous visitez, vous vous cultivez, vous traînez en bord de mer, vous nagez, faites du jogging, de l’exercice, lisez, dormez, surveillez les enfants, regardez les gens, sortez le soir… Rien d’anormal, mais vous arrêtez-vous vraiment pour ne plus rien faire du tout ?

Il n’y a à priori pas d’apprentissage à ne rien faire. Ceux qui pratiquent le yoga, la méditation, sont dans cette démarche. Encore faut-il du temps pour découvrir vraiment le fait de s’arrêter et de ne rien faire. Oser être là avec soi-même, et juste observer ce qui se passe, sans but, sans attente, sans « et après », être dans le maintenant… Etre tranquille avec « ne rien faire du tout », être tranquille avec tout ce qui vient troubler « ne rien faire », comme les pensées, ce « faire » permanent dont on a plus ou moins conscience. Il n’est pas demandé de les arrêter, ce serait encore du faire, et mission impossible d’ailleurs. Juste regarder, sans prendre position, sans vouloir autre chose que ce qui est. Ne rien faire est impersonnel, c’est pour cela que c’est difficile au début de s’y adonner. Et à quoi ça sert d’ailleurs ? C’est choisir entre l’agitation et le tranquille, entre le bruit et la quiétude. C’est indéfinissable tant que l’on n’est pas rentré un tant soit peu dans l’expérience.

Autre point : si l’on se sent attiré par cette aventure, du temps va se libérer. C’est l’envie de ne rien faire qui va offrir du temps. C’est un processus subtil qui se met en place à notre insu. Ne rien faire c’est être à l’écoute de notre profondeur, c’est s’unir à la vie, c’est se défaire de celui pour qui on se prend.

mardi 28 juillet 2026

La Vérité

partagé par Didier et Cecilia Weiss