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dimanche 16 mars 2014

Lire, élire, délire...


On entre en période électorale. C'est à se demander si on en sort vraiment d'ailleurs tant les médias, les journalistes, aiment à se vautrer dans l'imaginaire d'un futur hypothétique. Franchement je les crois atteints d'une vraie maladie, car ils ne s'arrêtent jamais. Si les journalistes étaient mensuelistes et même annuelistes, cela ne me dérangerait pas vraiment, mais ne rêvons pas non plus!
Dans cette période d'élections, on assiste à de nouveaux jeux...

Par exemple, je mangeais cette semaine dans un petit restaurant, invité par un artisan, genre repas à 13 euros avec buffet à volonté, plat du jour et dessert (là aussi à volonté) et vin compris. Il est fréquenté par des gens simples, des habitués, et est sans doute de meilleure qualité qu'une cafétéria impersonnelle de grande surface. Tout d'un coup arrive le maire de la commune aves quelques personnes de son équipe. On se dit que nous sommes bien en période électorale, et que tous les restaurants de la commune vont le voir défiler dans les jours qui viennent (la mairie n'est pas à côté).

Une autre chose amusante, ce sont les slogans affichés à côté des photos. "Rendons telle ville à ses habitants", "Réinventons telle ville", "Votre ville vous appartient" sans parler du "tous ensemble"....
C'est comme les enseignes qui indiquent que c'est "Votre" magasin, sauf qu'il faut bien payer en sortant avec les affaires achetées dans "son" magasin...

Flatter, mentir, faire croire, du grand n'importe quoi.... Les affaires d'écoute, de magouilles, de délinquance financière, n'y changeront rien, il y aura toujours des gens pour croire, et même pour défendre des idées rabâchées depuis des lustres, alors qu'il n'y a que le nombre de mécontents à augmenter.
Défendre ses idées, ses croyances, politiques ou religieuses (c'est du pareil au même), est vraiment un besoin gigantesque de se rassurer comme de se prendre au sérieux. La valorisation suprême de l'ego, la croyance si ce n'est la certitude de son importance, quand on voit que les gens sont prêts à se battre, au moins verbalement, quand ce n'est pas par les armes.

C'est amusant de regarder les deux positions possibles que peuvent obtenir les partis politiques : le pouvoir ou l'opposition. Le pouvoir qui laisse croire que l'ego est le plus fort, celui qui décide, et qui renforce l'arrogance. L'opposition qui est une autre maladie, à savoir de dénier ou rabaisser en permanence ce que disent ceux qui sont au pouvoir. S'opposer c'est se sentir frustré en quelque sorte, imaginer que l'on ferait mieux, ou que l'on sait mieux, que l'on détient la vérité, se faire du mal en tout cas. Quand à ceux qui sont au pouvoir c'est s'imaginer que l'on va faire ce que l'on a dit, que ça va marcher et qu'on va être encore plus reconnu. La réalité montre que ce n'est pas vraiment ce qui se passe. Il y a bien sur les vrais menteurs, ceux qui savent qu'ils mentent, mais dont le besoin de reconnaissance, même par des gens qu'ils cherchent à duper, des imbéciles en quelque sorte (à leurs yeux), est plus fort que tout le reste. A un moment ils se dupent eux mêmes, croient à leur indispensabilité, qu'ils ont changé le monde, en tout cas celui qu'ils pensent maîtriser, aux honneurs des courbettes et des formalistes professionnels.
La folie humaine!
Qui tire les ficelles de tous ces pantins?
Et nous, nos ficelles?...

1 commentaire:

philippe a dit…

La photo est très parlante de ce qu'est la politique.Et aussi des personnages qui me composent.