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dimanche 31 mai 2026

Qui sommes-nous vraiment? (2)

De même on ne décide ni de rire, ni de pleurer. 
En observant son comportement, on découvre nos mécanismes, nos réactions, notre passivité. C'est cette observation qui peut entraîner un changement.
Il est intéressant de remonter en arrière pour voir comment telle ou telle chose est arrivée. En réalité c'est toute une suite de circonstances, qui remonte à très loin, à la nuit des temps. On a juste été emporté par le courant de la vie. Quand cela ne nous plait pas (on s'attendait à autre chose), on lutte contre, car on croit à sa toute puissance, et il est hors de question que la vie nous en impose. Quelle arrogance! 
Quand on réalise qu'on ne maîtrise pas grand chose, on laisse faire, on ne s'offusque pas. 
On fait sa part, mais surtout on laisse la vie faire la sienne.?
C'est plus reposant. 
Lorsque je dis cela, ce n'est pas non plus un "je" qui décide de lâcher, ça se fait en fait, ça émane de notre être qui est de plus en plus en phase avec la vie. 
L'être, dans sa profondeur, est la totalité de la vie, sans séparation. 
Il y a une union avec plus grand que nous, avec ce qui nous dépasse. 
Quand on a intégré qu'il n'y a absolument rien à quoi s'identifier, que reste t-il? 
L'Etre, le Je suis, Cela qui est, la Présence, le Silence. 
Cela qui nous enveloppe est la paix sans rien d'autre, sans question. 
Il n'y a plus personne, plus de chercheur, plus de moi. 
Ce n'est pas quelqu'un qui trouve quelque chose, ce serait encore un objet, qui pourrait disparaître, et donc la dualité. 
C'est la disparition de tout ce que l'on peut s'attribuer, le sans-manque total. 
L'être n'a besoin de rien pour être. 
C'est incompréhensible pour l'ego, pour la personne habituelle, c'est vertigineux. 
Dans un non-faire absolu quelque chose se dévoile, et en même temps ce n'est pas quelque chose. 
Ce n'est pas quelque part, c'est partout. 
Ainsi le nomme t'on l'indicible, l'ineffable, le sans-nom, l'au delà de tout...

vendredi 29 mai 2026

Qui sommes-nous vraiment?

 Trouver l'enseignement qui nous convient est primordial. Si on est persévérant dans la démarche proposée, et surtout si elle est sérieuse, on va arriver un jour ou l'autre à une remise en cause de tout ce que l'on prenait pour acquis, absolument tout, et donc de la personne pour qui on se prenait, à qui on s'identifiait. Si avoir moins d'émotions, être de plus en plus calme, est un confort dans la vie d'un chercheur spirituel, ce n'est pas le but. Le but pour qui? Le chercheur ne peut trouver que ce qu'il connaît, ou croit connaître, c'est à dire à partir de lui-même. Un travail de connaissance de soi, comme on dit, est sans doute nécessaire, mais une vraie lucidité ne peut que nous amener à voir qu'en fait il n'y a personne qui peut dire moi ou je. Le fameux "qui suis-je?", ou qui est ce moi pour qui je me prends, est la question à affronter un jour ou l'autre. Question sans réponse tant qu'on se la pose. Il vaut mieux s'intéresser à ce que l'on n'est pas, le fameux "neti - neti", ni ceci - ni cela. 

नेति नेति) 

Suis-je le corps? Suis-je les pensées? Suis-je un savoir acquis? Qui dirige ma vie? Où se situe celui qui se pose ces questions? Qui a décidé de se poser ces questions?
Il est intéressant de se poser vraiment ces questions, avec sa vérité profonde, son vécu, pas en trouvant une réponse ici ou là, et répétée. 

Le corps, à quel âge, sain, malade, pétant la forme, fatigué, accidenté, diminué (j'en sais quelque chose)? Ce corps, né d'un ovule et d'un spermatozoïde, qui devient foetus, bébé, enfant, adolescent, adulte, vieillard, en avons-nous la maîtrise? Qui a faim, soif, ou pas, qui évacue, transpire? Ca se fait tout seul. Avons-nous un quelconque pouvoir dans ce quotidien? Décidons-nous de l'heure de notre mort? Il  n'y a aucune maîtrise.

Les pensées, à quel âge nous apercevons-nous que ça pense en continu, que nous n'y pouvons rien sur le moment? D'où viennent-elles, comment viennent-elles, y a t-il un je qui pense et où se situe t-il? Elles témoignent d'un inconscient en ébullition. Quelle va être notre prochaine pensée, l'avons-nous décidée, choisie? 

D'où viennent les désirs, les attirances, les pulsions? Les choisissons-nous? Les relations, le travail, les capacités (et incapacités), le caractère, les passions?

Y a t-il une tête pensante qui gère tout ça en amont, une tour de contrôle, et où? Sommes-nous acteurs ou spectateurs?

A suivre...

jeudi 14 mai 2026

Vivre l'exceptionnel

 

Vivre l'exceptionnel


Ne vouloir que l’extraordinaire
Vivre l’exceptionnel
Désirer l’excitant
Transformer la banalité
Imaginer l’idéal
N’est-ce pas se faire du mal ?
N’est-ce pas le poison
Que l’on prend trop souvent ?
Que choisis-tu de vivre ?
L’imaginaire irréel
L’impossibilité non acceptée
Le rêve permanent
Ou le réel assumé
La difficulté quotidienne
Le seul fait d’être là
La présence à soi-même

Vise l’intraordinaire
Exerce-toi à l’incitant
Mets ton talent
A l’usage du possible
N’ajoute pas sans cesse
Des demandes impossibles
Ne surestime pas tes forces
Reconnais tes faiblesses
N’aie pas honte du petit
Ne prétend pas être plus grand
Ce qui n’a vu le jour
Ne pouvait exister
Ce qui peut advenir
Se construit maintenant
Tout est possible
Pour celui qui tente
Devenir audacieux
C’est vaincre ses peurs
Agis à ton niveau
Mets-toi en chemin
Ne t’arrête pas
Voilà le difficile
Mais pas l’impossible