Partager des moments de vie, des petits riens, des grands tout, oser l'authentique...
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dimanche 16 août 2026
Une célébration du bizarre
lundi 3 août 2026
Ne rien faire
Aussi étrange que cela puisse paraître, il y a une condition pour ne rien faire : avoir du temps !
Si vous n’avez pas de temps, « pas le temps » comme on dit, il est alors impossible de vous lancer dans cette aventure qui est de s’arrêter et de ne rien faire du tout.
Comment prendre ce temps que vous n’avez pas ? Parce que bien sûr vous êtes occupé par plein de choses essentielles, importantes, obligatoires, ou futiles, voire inutiles. Vraisemblablement, vous ne vous rendez même pas compte que vous faites tout ce qu’il faut pour ne pas avoir de temps. Pris dans le rythme du faire, le temps s’écoule comme du sable entre nos mains, impossible à retenir. Restent les vacances où l’on où l’on rêve d’avoir enfin le temps de s’arrêter et de ne rien faire. Ok, regardons ce qu’il en est. Vous voyagez, vous faites du tourisme, vous visitez, vous vous cultivez, vous traînez en bord de mer, vous nagez, faites du jogging, de l’exercice, lisez, dormez, surveillez les enfants, regardez les gens, sortez le soir… Rien d’anormal, mais vous arrêtez-vous vraiment pour ne plus rien faire du tout ?
Il n’y a à priori pas d’apprentissage à ne rien faire. Ceux qui pratiquent le yoga, la méditation, sont dans cette démarche. Encore faut-il du temps pour découvrir vraiment le fait de s’arrêter et de ne rien faire. Oser être là avec soi-même, et juste observer ce qui se passe, sans but, sans attente, sans « et après », être dans le maintenant… Etre tranquille avec « ne rien faire du tout », être tranquille avec tout ce qui vient troubler « ne rien faire », comme les pensées, ce « faire » permanent dont on a plus ou moins conscience. Il n’est pas demandé de les arrêter, ce serait encore du faire, et mission impossible d’ailleurs. Juste regarder, sans prendre position, sans vouloir autre chose que ce qui est. Ne rien faire est impersonnel, c’est pour cela que c’est difficile au début de s’y adonner. Et à quoi ça sert d’ailleurs ? C’est choisir entre l’agitation et le tranquille, entre le bruit et la quiétude. C’est indéfinissable tant que l’on n’est pas rentré un tant soit peu dans l’expérience.
Autre point : si l’on se sent attiré par cette aventure, du temps va se libérer. C’est l’envie de ne rien faire qui va offrir du temps. C’est un processus subtil qui se met en place à notre insu. Ne rien faire c’est être à l’écoute de notre profondeur, c’est s’unir à la vie, c’est se défaire de celui pour qui on se prend.
mardi 28 juillet 2026
lundi 13 juillet 2026
Je dois avouer quelque chose
Pendant de nombreuses années, j'ai marché sur les scènes de conférences et de retraites spirituelles et j'ai parlé de présence, de conscience, des joies de l'éveil spirituel. J'ai parcouru le monde en tant que
« professeur non-duel ». Celui avec le langage inspirant. Celui avec les "réponses". (Eh bien, au moins dans les yeux de certains ! )
Puis la vie m'a brisé. Dans son étrange et impitoyable compassion, elle m'a mis à genoux.
Je suis tombé malade. Plus malade que je ne l'avais jamais été. Plus malade que je ne pensais possible.
J'ai été écrasé par la maladie de Lyme. Humble au-delà de tout ce que j'aurais pu imaginer.
Il y a eu des moments où je pensais que je ne marcherais plus jamais, encore moins enseigner à nouveau.
Jour après jour, je ne me suis concentré que sur la survie. Sur la guérison. En mettant un pied devant l'autre. Je sais que beaucoup d'entre vous peuvent comprendre.
Heureusement, j'ai finalement trouvé le bon diagnostic et le bon traitement. Je suis éternellement reconnaissant à tous les anges qui sont venus à mes côtés et qui m'ont aidé à survivre et à guérir.
Puis quelque chose d'autre est arrivé.
Je suis tombé complètement amoureux. Je me suis marié. Je suis devenu un mari dévoué, puis un père.
La vie de famille est devenue ma priorité absolue. Se pointer et défendre ma femme et ma fille. Je me lave aussi. Payer les factures. Changement de Nappy. Nuits blanches. Des larmes. Du rire. Apprendre chaque jour à être un meilleur père et partenaire. Surpris et humilié, défié et renouvelé, encore et encore.
Responsabilité ordinaire et implacable.
La joie la plus profonde de ma vie n'était pas sur une scène. Ce n'était pas dans un beau paragraphe sur la sensibilisation. Pas dans un podcast ou une retraite. Pas dans l'approbation des autres.
Pas dans une brillante réalisation spirituelle.
Pas dans la « transcendance » elle-même.
C'était ici. Juste ici. Dans la cuisine. Dans le mess. Dans l'engagement féroce de la vie de famille.
Le « professeur spirituel » en moi est mort. Dieu merci.
Et ce qui est né à sa place est quelque chose de bien plus ancré et de bien plus humain.
Ce que j'ai enseigné dans le passé n'était pas faux. Il était tout simplement incomplet, car il n'avait pas encore été entièrement testé par le feu. Tout ce dont j'ai parlé et écrit à l'époque était profondément sincère. C'était la meilleure vérité que je pouvais exprimer à l'époque.
Je vis maintenant profondément ancré dans une spiritualité qui n'échappe pas au corps. Cela ne nie pas la colère, le chagrin, la confusion, le doute. Cela ne prétend pas être au-delà du besoin, au-delà de l'amour, au-delà de l'attachement, au-delà.
Je ne suis pas au-dessus de la vie. Je suis DANS la vie. Entièrement dedans. Je ne me soucie plus d'être spirituel ou spécial. Je ne veux plus être le sage. Je préférerais, un million de fois, être un mari qui se montre. Un père qui protège et soutient sa fille. Un homme qui reste présent quand c'est mal à l'aise.
La vie ordinaire n'est pas une distraction du réveil. C'est le four qui la forge. C'est le fruit de cela. L'alpha et l'oméga de ça.
Oui j'ai vécu l'enfer pour en arriver là. J'ai perdu les dernières lambeaux de ma personnalité spirituelle. J'ai perdu la certitude. J'ai perdu mon image. J'ai perdu tout intérêt à avoir raison. Ou être admiré. Ou être un "enseignant".
Toute cette identité est tombée.
Ce qui reste est plus simple, plus étranger, plus fort et plus joyeux que tout ce que j'ai jamais connu.
Je m'incline devant cette vie ordinaire. Je m'incline devant l'extraordinaire boue transcendante de celle-ci. Au sacré et à la grossièreté de tout ça. À la tendresse sauvage et hilarante et scandaleuse d'être pleinement humain.
Je m'incline chaque jour sacré devant l'amour qui m'a ouvert et refait moi.
Maintenant, enfin, je peux vraiment "enseigner".
Précisément parce que je n'en ai plus besoin.
• Jeff Foster
jeudi 9 juillet 2026
Une belle rencontre
L'ESSENCE DE LA PRESENCE. Une perspective non-duelle
"Libre de toute lignée ou tradition, ces mots ne s’adressent pas au mental du chercheur, mais à la connaissance silencieuse déjà présente"
https://www.regardaupluriel.com
jeudi 25 juin 2026
Je suis
JE SUIS… C’est ÇA qui est ÇA.
Revenir dans cette intériorité encore, encore et encore.
C'est facile de sortir, d'aller à l'extérieur, de se raconter des histoires, d'oublier qui nous sommes véritablement. Qu'on puisse avoir cette énorme bienveillance envers soi de, parfois, oublier qui nous sommes.
Il n'est pas question de se taper sur les doigts, de se juger, de se culpabiliser, mais bien de dire Ah bon, j'étais ailleurs... et revenir Ici à chaque instant, revenir... revenir... Se poser là, c'est vraiment beau.
Qu'on puisse voir que c'est humain d'oublier, de se perdre dans dix mille choses, de se prendre pour ce personnage, pour ce corps, de s'identifier outre mesure.
Voir tout ÇA avec beaucoup d'Amour, de tendresse, c'est tout.
« Je Suis » est au-delà de toute identification, c'est ce que nous sommes AVANT tout ça.
ÇA, c'est intouchable, c'est toujours là. Même si on a oublié, même si on s'est pris pour d'autres choses, même si on a été étourdi, même si on a lâché ÇA... ÇA est là quand même. Est-ce qu'il y a un Amour plus grand que ÇA ?
Quelqu'un posait une question sur le karma. Pour moi, le karma fait partie des croyances et des histoires qu'on se raconte. Peut-être, peut-être pas. La seule chose qui m'intéresse maintenant, c'est de revenir Ici, à la maison.
Rentrer dans une histoire, c’est revenir à l'horizontal, c'est interminable. On retourne dans une histoire, dans une horizontalité qui nous prend la tête et on veut encore trouver des explications, des réponses quand, en fait, ÇA se produit, c’est tout.
Revenir Ici, revenir Ici encore, encore et encore parce qu'Ici-Maintenant, rien de tout « ça » n’existe. Ici-Maintenant, c'est la fraîcheur de l'instant. C’est vierge de tout, comme une page blanche. C'est frais, tout neuf.
À partir d'Ici, ÇA peut s'épanouir comme une fleur au Soleil.
Simplement être là, avec Ce qui est là.
Ginette Forget
lundi 22 juin 2026
Le cancer s'est invité chez moi
https://www.youtube.com/watch?v=nDFlImdrrqE
https://youtu.be/nDFlImdrrqE?si=Ys_D0_OeHXtpnowp
Un magnifique témoignage de Ginette Forget.
jeudi 18 juin 2026
L'éveil (suite)
Au coeur de cette authenticité se révèle la puissance de l'Amour.
Au coeur de cette authenticité prend fin la "densité souffrante" de la souffrance.
Car l'éveil, c'est un coeur totalement ouvert à l'investigation, à l'examen intime, profond et minutieux, des illusions, des croyances encore actives, de leur nature, leur réalité.
Etre avec les peurs, les colères, les jugements résiduels, les embrasser.
Sous le feu du Regard, ils perdent peu à peu leur pouvoir de fascination, puis se résorbent, s'effacent et fondent.
C'est la Conscience qui se manifeste à travers l'humanité.
C'est la Conscience qui vient embrasser l'existence apparente.
C'est la Conscience qui vient transformer la "densité souffrante" en transparence immaculée.
C'est la Conscience éveillée en chacun de nous.
Cette Conscience est ce que nous sommes.
Unité, véritable Onde d'Amour.
samedi 13 juin 2026
L'éveil
L'éveil, c'est se montrer tel que l'on est, c'est être transparent instant après instant.
C'est "oser" mettre en plein jour tout ce qui nous semble inavouable au nom de tout un tas de croyances liées à la réalisation, à ce que l'on devrait être ou non après la reconnaissance de notre vraie nature.
L'éveil s'inscrit au coeur de ce qui n'est pas encore vu, encore intégré.
L'éveil c'est l'humilité de reconnaître avec bienveillance ce qui, dans ce que nous vivons au quotidien, entraine encore une dualité apparente.
C'est s'ouvrir à nos imperfections, à nos tendances mentales latentes et récurrentes.
Il n'y a pas de problème avec les imperfections. Elles sont simplement ce qui se manifeste dans le champ de la Conscience.
L'éveil c'est cette pleine liberté de se montrer dans sa vulnérabilité la plus intime, sans plus aucune protection.
On croit souvent que la vulnérabilité est faiblesse, elle est en réalité à la fois douceur et la véritable puissance de l'éveil.
Elle s'inscrit dans une absence de "moi". Il n'y a ainsi plus rien à défendre, plus rien à protéger, c'est simplement ce qui est là, décorrélé de toute histoire, de toute appartenance, de tout lien, de toute critique, de toute attente dans le regard de l'autre.
Marion Renault
dimanche 31 mai 2026
Qui sommes-nous vraiment? (2)
vendredi 29 mai 2026
Qui sommes-nous vraiment?
Trouver l'enseignement qui nous convient est primordial. Si on est persévérant dans la démarche proposée, et surtout si elle est sérieuse, on va arriver un jour ou l'autre à une remise en cause de tout ce que l'on prenait pour acquis, absolument tout, et donc de la personne pour qui on se prenait, à qui on s'identifiait. Si avoir moins d'émotions, être de plus en plus calme, est un confort dans la vie d'un chercheur spirituel, ce n'est pas le but. Le but pour qui? Le chercheur ne peut trouver que ce qu'il connaît, ou croit connaître, c'est à dire à partir de lui-même. Un travail de connaissance de soi, comme on dit, est sans doute nécessaire, mais une vraie lucidité ne peut que nous amener à voir qu'en fait il n'y a personne qui peut dire moi ou je. Le fameux "qui suis-je?", ou qui est ce moi pour qui je me prends, est la question à affronter un jour ou l'autre. Question sans réponse tant qu'on se la pose. Il vaut mieux s'intéresser à ce que l'on n'est pas, le fameux "neti - neti", ni ceci - ni cela.
नेति नेति)
Il est intéressant de se poser vraiment ces questions, avec sa vérité profonde, son vécu, pas en trouvant une réponse ici ou là, et répétée.
Le corps, à quel âge, sain, malade, pétant la forme, fatigué, accidenté, diminué (j'en sais quelque chose)? Ce corps, né d'un ovule et d'un spermatozoïde, qui devient foetus, bébé, enfant, adolescent, adulte, vieillard, en avons-nous la maîtrise? Qui a faim, soif, ou pas, qui évacue, transpire? Ca se fait tout seul. Avons-nous un quelconque pouvoir dans ce quotidien? Décidons-nous de l'heure de notre mort? Il n'y a aucune maîtrise.
Les pensées, à quel âge nous apercevons-nous que ça pense en continu, que nous n'y pouvons rien sur le moment? D'où viennent-elles, comment viennent-elles, y a t-il un je qui pense et où se situe t-il? Elles témoignent d'un inconscient en ébullition. Quelle va être notre prochaine pensée, l'avons-nous décidée, choisie?
D'où viennent les désirs, les attirances, les pulsions? Les choisissons-nous? Les relations, le travail, les capacités (et incapacités), le caractère, les passions?
Y a t-il une tête pensante qui gère tout ça en amont, une tour de contrôle, et où? Sommes-nous acteurs ou spectateurs?
A suivre...
jeudi 14 mai 2026
Vivre l'exceptionnel
Vivre l'exceptionnel
mardi 28 avril 2026
La spiritualité ne nous épargne pas
LA SPIRITUALITÉ NE NOUS ÉPARGNE PAS. ELLE NOUS APPREND À CHOISIR
lundi 6 avril 2026
La métaphore de la cocotte avec Denis Marie
https://youtu.be/Ul3MtSgFbwY?si=brD4mFXKtbDIo8IL
Désolé, je n'arrive pas à le partager normalement. Vous copiez le lien et vous visionnez.
dimanche 29 mars 2026
La chenille et le papillon (2)
Un jour, une chenille et un papillon se rencontrèrent au marché. La chenille se comparait au papillon, et elle se trouvait laide, petite, limitée. "Regardez ce beau papillon si libre" se disait-elle amèrement.
Le papillon réalisa ce qu'il se passait pour la chenille, et amicalement, il tint à restituer la réalité :
- "Mon amie, je vois bien que vous n'êtes pas satisfaite de votre sort. Mais je peux vous garantir que vous allez bientôt vous transformer vous-même en ce papillon que vous êtes déjà."
- Vous dites ça pour me consoler, mais c'est impossible, grinça la chenille.
- Non, non, je vous assure. Croyez-le ou non, j'étais moi-même une chenille il y a peu de temps.
- Mais qu'avez-vous fait pour devenir un papillon?
- Rien, c'est notre nature, répondit le papillon.
- Vous prétendez que je vais me transformer en papillon sans le moindre effort de ma part? dit la chenille sur un ton sceptique.
- Absolument, et vous savez pourquoi? parce que nous sommes nés papillons, même si vous pensez être une chenille. Je n'ai rien fait du tout, j'ai juste vécu ma vie comme elle venait, et voilà! je me suis retrouvée papillon, à voler au-dessus des fleurs et à savourer cette liberté. Ne vous inquiétez pas, soyez assurée d'être un papillon, et tôt ou tard, cela sera votre réalité.
La chenille doutait encore un peu, mais quelque chose en elle semblait reconnaître la Vérité dans les paroles du papillon... Peu après, sans effort, elle fut papillon.
Marc Marciszewer : Voyages bers le Soi en Orient et en Occident
mardi 24 mars 2026
La chenille et le papillon
Marc Marciszewer : Voyage vers le soi en Orient et en Occident
jeudi 12 mars 2026
Vagues ou océan?
jeudi 19 février 2026
Jean Bouchart d'Orval
J'ai appris hier sa mort en tout début de semaine. Toujours prêt à rire du monde et des situations incongrues dans lesquelles nous nous mettons, il laisse nombre de videos et de livres pour notre plus grand bonheur : L'émerveillement d'être, Au coeur de l'instant, Brûlante clarté, ...
mardi 17 février 2026
A propos de l'éveil
La vérité est que nous voulons nous éveiller sans abandonner notre rêve ; nous voulons nous éveiller dans le rêve. Nous voulons la liberté tout en gardant notre cage—ce sont des barreaux et des chaînes. Nous voulons conserver toutes nos attaches, nos récits, nos histoires, ainsi que notre domination et notre contrôle.
L’illumination n’est pas quelque chose d’extraordinaire ; c’est l’ordinaire, mais sans le commentateur constant. L’éveil n’est rien de plus que la vie qui coule, sans que le phénomène égoïque essaie de la pousser dans ses propres directions. Le seul problème est la croyance inébranlable qu’il y a un problème. Le soi-disant chercheur de vérité est le seul obstacle... seulement en ne poursuivant rien devient possible le silence dans lequel vous remarquerez que, en réalité, absolument rien ne manque...
Prabhuji
Vu sur le blog Eveil impersonnel et approche non-duelle
dimanche 8 février 2026
L'éveil pour les paresseux
Atteindre l'éveil
Vous n’avez pas à "faire" quelque chose pour être libéré !
Vous n'avez pas à appliquer une méthode.
Vous n'avez pas à apprendre une technique.
Vous n’avez pas à méditer.
Vous n'avez pas à devenir végétarien.
Vous n’avez pas à aller en Inde pour cela.
Vous n'avez pas à vous prosterner devant un gourou.
Vous n'avez pas à porter des vêtements spéciaux.
Vous n'avez pas besoin de suivre un cours.
Vous n'avez pas besoin de renaître.
Vous n'avez pas à faire attention à votre respiration.
Vous n'avez pas à vous transformer.
Vous n'avez pas à de devenir spirituel.
Vous n'avez pas à nettoyer vos chakras.
Vous n'avez même pas à lire des livres là-dessus.
Enfin... sauf celui-ci, bien sûr, mais une fois que vous l'aurez terminé, vous pourrez le jeter.
dimanche 25 janvier 2026
samedi 17 janvier 2026
lundi 12 janvier 2026
Eveil et après...
Une interrogation revient régulièrement: l’éveil spirituel s’accompagne-t-il nécessairement, dans la trame ordinaire des jours, d’une conduite qui reflète des vertus humaines élevées et irréprochables — à supposer même que l’on sache les définir ?
Voici un témoignage qui aborde le sujet : L’éveil n’est en rien le sceau d'une quelque forme de sainteté. (vu sur le site d'Olam). Il y a aussi Didier Weiss qui en parle dans Looking for Atman."Même l'éveil fait partie du jeu et ne garantit pas nécessairement que vous saurez comment développer de bonnes relations intimes, cela ne signifie pas non plus que vous ne serez pas capable de vous illusionner vous-même, cela ne signifie pas que vous ne serez pas séduit par le pouvoir ou le désir.
On peut toucher une grande liberté intérieure et continuer pourtant à se mentir, à se séduire soi-même, à répéter des schémas immatures dans l’intimité et dans la relation. Reconnaître cela est déjà un pas de lucidité : c’est en cessant de se croire arrivé que l’on peut vraiment prendre la responsabilité de ce qui reste à transformer.
La réalité n’est pas une surface plane, mais un diamant aux innombrables facettes. Certaines révèlent que tout est déjà parfait. D’autres que rien n’existe vraiment. D’autres encore que le monde est une illusion, ou un jeu de la conscience. Chacune de ces perspectives est authentique, profonde, et pourtant incomplète. Car chaque facette donne l’impression de contenir le tout, simplement parce qu’elle reflète une totalité sous un certain angle. Le piège est là : croire que ce que l’on voit est tout ce qui est.
C’est la vieille parabole des aveugles et de l’éléphant : l’un touche la queue et jure que l’éléphant est un fouet, l’autre saisit une patte et le décrit comme un tronc d’arbre. Aucun ne ment, mais aucun ne voit l’animal entier.
Les traditions spirituelles fonctionnent de la même manière. Chacune met en lumière certaines dimensions de la vérité, certaines profondeurs de la conscience, mais aucune ne peut contenir le diamant dans son intégralité. Pourtant, nous choisissons souvent nos croyances comme on choisit un camp, selon nos inclinations, nos blessures, nos espoirs.
Le véritable danger ne réside pas dans ces visions partielles, mais dans la confusion qu’elles peuvent engendrer au niveau humain.
Se dire que « tout est parfait » peut devenir une excuse pour ne pas regarder ses manques, ses blessures, sa manière de faire souffrir ou de se protéger. Or cela a toujours une importance. Chaque relation est un lieu où notre inconscience ou notre lucidité se manifestent concrètement. Et plus notre influence est grande, plus les répercussions de nos aveuglements le sont aussi.
L’éveil donne souvent une immense confiance, parfois même une impression d’infaillibilité. C’est précisément là qu’il demande à être accompagné d’humilité, de maturité et de travail intérieur.
Car au bout du compte, ce qui compte vraiment n’est pas ce que nous avons vu dans les hauteurs de la conscience, mais la façon dont nous marchons parmi les autres. La spiritualité ne prend sens que lorsqu’elle se laisse traverser par l’humain : dans la qualité de notre présence, dans notre capacité à aimer, à écouter, à répondre au monde avec justesse. C’est là, et seulement là, que nos réalisations deviennent vivantes."
Adyashanti
vendredi 9 janvier 2026
Une rencontre directe avec la mort
Tu cesses de fantasmer des versions parallèles de toi-même et des futurs qui ne verront jamais le jour.
Tu arrêtes de vivre à moitié, partagé entre mille vies imaginées.
Tu fais le deuil des vies que tu ne vivras jamais, des êtres que tu ne seras jamais.
Oui. Le deuil est au cœur même de l’engagement.
Tous les autres chemins.
Toutes les autres possibilités.
C’est une rencontre directe avec la mort.
Non pas avec l’idée de la mort, mais avec sa réalité, avec la façon dont elle imprègne la vie et ne fait qu’un avec elle.
L’engagement sacré, c’est l’effacement d’innombrables futurs possibles.
Et pourtant, dans ce deuil, quelque chose se dépose.
Quelque chose d’ancien, de profond.
À mesure que les vies fantasmées meurent, tu peux enfin être pleinement présent à celle-ci.
Tu peux enfin… vivre.
Tu plantes ton drapeau ici.
Dans ce corps.
Dans cet instant.
Sur ce chemin.
Tu dis OUI à l’endroit où tu es !
Dans l’engagement sacré, tes pieds touchent enfin le sol.
Ce n’est ni une restriction ni une perte de liberté.
C’est un portail vers une grande joie.
Jeff Foster











