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dimanche 4 octobre 2026

Exploration sur le libre-arbitre avec Didier Weiss (1)

 


Le facteur le plus déterminant dans mon parcours est la rencontre avec Ramesh Balsekar de
Bombay en 1995.
Ramesh Balsekar a été mon guide pendant quelques années et son enseignement a constitué
un élément décisif en cette Compréhension. S'il y a bien un outil vraiment utile et pratique
d'utilisation, c'est-à-dire à la portée de tous, c'est bien l'exploration de ce concept de « libre
arbitre ». Ramesh l'utilisait presque à chaque rencontre car il en connaissait l'importance.
De mon point de vue, il est en effet infiniment puissant et révélateur !

L'essence du questionnement revient à ceci : « Suis-je donc l'auteur de mes actions ? »

Dans un tout premier temps, l'identification au corps par exemple est assez facile à mettre en
doute parce que je me rends très vite compte que mon corps est un assemblage d'éléments
disparates qui n'a cessé d'évoluer avec le temps depuis ma naissance jusqu'à maintenant.
Aucune cellule de mon corps présente le jour de ma naissance n'est présente aujourd'hui. Il y a vraiment un mouvement, c’est quelque chose qui change tout le temps. Mais j'ai aussi quelque part l'intuition diffuse d'une Présence invisible, inchangée, qui a toujours été là. Alors puis-je vraiment dire : « Ce corps, c'est « moi », c'est mon identité, c'est bien ce que je suis ? »

Puis je vais passer en revue tout ce qui est dans le « champ de conscience » : les pensées, les
émotions, les perceptions, tout ce qu'on peut appeler les « objets de conscience », visibles et invisibles. Tout au long d'une journée, je vois que les pensées vont dans un sens puis dans un autre, que parfois je me contredis, que je peux passer du rire aux larmes en quelques instants, que ce mal de tête qui me rendait marteau est parti et que je me sens maintenant libre et léger. Je ne peux que constater que toutes les pensées, émotions et sensations sont transitoires, qu’elles changent tout le temps. Elles ne peuvent donc pas vraiment me représenter, autrement que dans l’instant. Et déjà ce n’est plus !

Je pousse plus loin mon investigation. Tout au long d'une vie, j'ai changé de métier, de maison, de région, de pays, etc. (ou pas d'ailleurs !) Si quelque chose me dit que c'est moi - et personne d'autre - qui a bien fait tous ces choix de changement ou de non changement, c'est ici que je vais poser la question suivante : « Quel est ce mécanisme qui verrouille cette croyance que « Ce que je suis réellement » est « celui qui décide », et que je puisse même le pointer du doigt en désignant un corps ou une tête ? » Il faut voir que c'est un mécanisme très actif, infiniment puissant. Il a été à l'oeuvre pour la majorité d’entre nous toute notre vie, hormis bien sûr pendant la toute petite enfance. Alors il est même difficile de le détecter au début.

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