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dimanche 18 octobre 2026

Exploration sur le libre-arbitre avec Didier Weiss (6)

J'aborde souvent ce sujet car il est central mais il n'est pas pour autant forcément bien reçu, ou
bien compris et validé immédiatement car il remet en cause ce qui nous est de plus familier et
de plus cher, c'est-à-dire « moi » !

Ramesh Balsekar en parlait très fréquemment, si fréquemment que je ne l'écoutais plus vraiment. 
Je me laissais bercer par ses paroles, il me semblait qu'il répétait les mêmes concepts jour après 
jour. Mais un jour, il a été réalisé que cette notion de libre arbitre était en fait cruciale, que cette croyance en une existence séparée avec un centre de contrôle était un point d'ancrage qu'il fallait effectivement faire sauter pour me libérer.

On peut entendre ce message 10 fois, 100 fois sans pour autant en mesurer toute son importance. 
Dans mon expérience, ces répétitions ont été utiles. Elles ont été en fait indispensables pour arriver 
à sauter au-dessus de toutes les barrières de résistance que j'appelle Maya. Au départ le message ne passait pas, il semble qu'il y ait eu une forme de surdité pendant ces années de recherche, jusqu'au moment où la réalisation est arrivée que la croyance même dans le fait d'avoir le libre arbitre était 
cela qui créait et recréait en permanence la personne.

Le libre arbitre était une des définitions de « Cela que je croyais être » : l'auteur de mes actions
auquel j'étais identifié. En cette absence de définition, il y a bien des actions mais il n'y a pas
d'auteur de ces actions.

Une des plaisanteries préférées de Ramesh était de demander à ses visiteurs : « Que choisiriez-
vous, si vous aviez le choix : un million de dollars ou l’Éveil ? »
Tous les visiteurs répondaient : « Bien sûr, l’Éveil ! ». Ce à quoi il répondait en riant : « Vous avez
tort, vous devriez choisir le million de dollars. Au moins, il y aurait quelqu'un pour en profiter ! »

Au final, il ne reste que ce qui est, cette Présence pure qui a toujours été, comme je le pressentais
bien sans pouvoir y mettre des mots et pour cause ! Mais je devrais plutôt dire... Il reste TOUT ce 
qui est ! Et c’est énorme… Qu'est-ce qui fait que cette reconnaissance de notre nature profonde 
n'est pas immédiatement évidente ? Si je me contente de couper l’herbe de temps en temps, elle repousse de plus belle… Alors au lieu de chercher pendant des décennies le Grand Soi tout là-bas 
dans le ciel, il suffit de se baisser là tout de suite et d’arracher la plante de la séparation avec sa racine, c’est-à-dire la croyance tenace en une personne qui a le libre arbitre, pour ne plus lui donner la chance de repousser.

Didier Weiss (13 novembre 2021)
Pour aller plus loin : https://www.nondualexplorations.com/



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