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lundi 5 juillet 2010

Faut le faire

Le pont immortel en Chine. Blocs naturellement coincés.


dimanche 4 juillet 2010

Titre à l'horizon

Justement hier, de pas sage dans une libre et ris, j'heureux gardais le rayon spi rituel...
Il y a nombre d'auteurs.
Ceux qui sont morts depuis longtemps et continuent d'envoyer des textes d'outre tombe apparemment.
Ceux qui publient sans cesse un nouveau livre alors que l'on peut se demander ce qu'il y a dire de nouveau sur le sujet le plus ancien.
Ceux qui se lancent dans le hic et nunc parade, et faute d'être connus, voire reconnus, se doivent de trouver un titre original pour ne pas dire originel.
Ah, les titres... C'est déjà un programme en soi.
Ils me suffisent de plus en plus.

Le chemin le moins fréquenté,
Le pélerin de l'absolu,
Retour à l'essentiel,
Embrasser le ciel et la terre,
Le chant du silence,
L'éveil est un secret,
Le paradis c'est ici,
Cette lumière en nous,
Le réel tel quel,
Veiller en pleine conscience,
Vivre sans stress,
N'essayez pas, vivez,
Pour une mort sans peur,
Renaître à l'évidence,
Eclairs d'éternité,
Le sens du bonheur,
Voyage vers l'insaississable,
La joie sans objet,
Le coeur de l'instant,
Le secret le mieux gardé...

Ecrire à partir de son expérience est une chose, trouver un titre en est une autre.
J'imagine le casse tête de l'éditeur devant trouver des mots qui frappent, n'ont jamais été dit, et veulent tout dire à la fois.

Depuis quelque temps des idées me viennent à propos du marché de l'enseignement dit spirituel.
Peut être écrirais-je "Le marché du chemin"... Qui c'est?

fais ce que tu peux

SOIS LIBRE ET RIS

samedi 3 juillet 2010

je vaque, tu vaques, il ou elle vaque...

On dit : "prendre des vacances", et puis "retouner au travail" ou "reprendre le travail".
Cela semble indécent de dire : "je retourne en vacances, ou je reprends des vacances".
Par contre on est pris par le travail. Il y en a aussi qui cherchent du travail. A une époque on donnait du travail...
On ne cherche pas de vacances par contre, on en donne rarement. Parfois on se paye des vacances, tandis que le travail se monneye. Evidemment on peut aussi s'offrir des vacances, mais on ne s'offre jamais du travail.
Tout à l'heure j'ai croisé un énorme embouteillage sur la rocade. C'était ceux qui partaient en vacances. On n'en voit pas autant lorsqu'il s'agit de partir au travail.
On parle des juilletistes et des aoutiens, beaucoup moins des septembristes et autres martiens...
Il faut réussir ses vacances, alors qu'il vaut mieux réussir dans la vie professionnelle.
- Alors tu réussis dans les vacances, ça marche?
Et non justement, s'il vaut mieux que ça marche dans le travail, c'est en fait le repos pendant les vacances.
- Et tu fais quoi pendant les vacances? Justement je ne fais rien, si je me repose!
Bon je change de vie : je ne prends pas de vacances! Je ne prends plus de travail non plus!
Je vous assure, je vais tout changer.
Je donne tout...

faim...

Tant qu'on a faim
Il n'y a pas de fin.

vendredi 2 juillet 2010

il n'y a pas d'inspir sans expir

L'inspiration est une expiration...
Je m'explique.
Il y a des personnes qui sont capables d'improviser, par exemple au niveau artistique. Dans la musique indienne, je crois, l'improvisation est un art. Cela se passe dans le jazz aussi il me semble. On pourrait penser qu'un artiste qui improvise est inspiré. Un peintre, un musicien, un cuisinier, un danseur, que sais-je... Et la poésie?
Suite à ce que j'ai pu écrire récemment, j'en parlais avec une amie. En fait je ne sais rien à l'avance de ce qui va se passer. Il y a une énergie de départ qui vient de l'intérieur et qui cherche à s'exprimer. Elle peut être due à un vécu particulier qui me touche en profondeur et fait résonner une corde sensible. Une phrase surgit, voire deux, et il suffit de commencer pour que cela se déroule.
Il y a inspiration en cela que cela vient du dedans, mais en fait c'est bien d'une expiration qu'il s'agit.
Ce qui est vrai aussi c'est que je suis étonné de ce que cela peut donner une fois fini. Il y a donc bien deux niveaux : la vie qui s'écoule sous une forme particulière, sans interférence avec quoique ce soit de parasite, et ensuite l'éventuel regard.
Et si ce qui passe touche le regard que porte l'autre, c'est qu'en profondeur cela est du même ordre. Du vivant de l'ordre de l'inexprimable s'écoule. En cela la poésie dépasse les mots de la description réaliste, la musique touche à l'envolée de toute séparation, et l'indicible se recueille au plus profond comme une nacre invisible.
Si celui qui est inspiré peut transmettre quelque chose qui le dépasse et qui touche celui qui le reçoit, alors il n'y a aucun mérite à en retirer. Je me souviens d'Yvan Amar disant : "Si tu reconnais ce que tu lis, alors c'est comme si tu l'avais écrit!"

jeudi 1 juillet 2010

simplement ordinaire

Etre ordinaire, simplement ordinaire. C'est difficile.
C'est trop simple pour être facile.
Vouloir se démarquer, pour se faire remarquer, n'est-ce pas le plus tentant?
Avoir une vie hors du commun, vivre un amour extraordinaire, faire des choses exceptionnelles... O la prétention!
Et si c'est le cas, OK. Se prouver à soi même, OK.
Après avoir fait le tour de soi même, que reste t-il?
La vraie rencontre du quotidien dans sa banalité.
La vie ne peut pas être un pic continuel.
Rendre simple, se rendre à l'évidence du simple.
Tenter cette aventure.