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jeudi 26 février 2009

Voyager


J'ai toujours eu une fascination pour le voyage, les voyageurs, les bourlingueurs, les chemineurs...
J'ai lu des dizaines de livres, plus ou moins bien écrit, et j'ai passé des heures à feuilleter les atlas. Juste une carte me fait rêver car j'imagine les routes, les reliefs, les contrées inconnues à découvrir.
J'ai pu rencontrer des "grands" voyageurs inconnus, qui avaient fréquenté une partie de tous les continents. Certains étaient partis en vélo, d'autres à pied, en bateau ou en stop. La plupart voyageaient avec peu de moyens, voire rien du tout.
Je me souviens d'un homme qui a tout quitté un jour pour suivre l'appel de Dieu. Il allait de lieu saint en lieu saint, de monastères en ashrams, ou à la rencontres de sages ou d'êtres remarquables. Il s'était déjà trouvé lui même car son voyage intérieur était le plus important.
Une fois à l'île de ré, je vois passer un couple avec deux petits enfants sur leurs deux ânes. Je les regardais, avec l'envie de leur parler, pour savoir ce qu'ils faisaient, où ils allaient. J'étais avec des amis, et n'ai pas osé. Deux ans après je vis le livre qu'ils avaient fait racontant leur tour de France en âne...
Mon diplôme d'architecte m'a mené d'abbaye en abbaye, en stop et à pied, ce qui a permis quelques rencontres mémorables.

Aujourd'hui on peut trouver nombre de livres sur les lieux sacrés dans le monde, sur les lieux qu'il faut avoir vu, ou les plus beaux endroits à visiter.
Avec le temps j'ai pu voir pas mal d'endroits assez magiques. Il en reste quelques uns qui me tiennent à coeur, et d'autres que je ne verrais jamais bien sur. Mais même si je me sens toujours prêt à partir, une bonne partie de ma curiosité a été rassasiée.
Je vous en présenterais quelques uns...

mercredi 25 février 2009

Vinoba


Un jour, au début de mes études, je rencontre par le plus grand des hasards un autre étudiant sur le trottoir, et nous nous mettons à parler. Il me parle de non violence, de Gandhi, d'objection de conscience, de Lanza del Vasto...
Tout me semblait évident. Quelques mois plus tard je découvrais Lanza del Vasto et l'Arche.
Je voulais aller en Inde...
Quelques années plus tard, lorsque je fis ce voyage en Inde, après avoir passé plusieurs mois dans les ashrams, je voulais me rendre à celui de Vinoba Bhave, le disciple de Gandhi, en hommage aux auteurs de mes premières lectures.
Vinoba fut connu en France par le livre de Lanza qui fit un second pélerinage auprès de lui (après celui auprès de Gandhi), pour partager son existence dans les campagnes à demander de la terre aux riches pour la redistribuer aux pauvres. Vinoba passa 13 années à marcher de village en village et obtint des surfaces de terre bien au delà de ce qu'il imaginait. Le but était de rendre les gens autonomes à l'aide de la non violence, alors que Gandhi eut un rôle plus politique.

C'est ainsi que j'arrivais un jour dans son ashram, pour y rester quelques jours.
Je vis un vieil homme qui avait l'air fatigué. Comme il parlait plusieurs langues, il échangea quelques mots en français. Il avait vécu la prison, le silence, les jeunes, consacré tant d'années de sa vie pour les pauvres; il vivait depuis plusieurs années retiré dans cet ashram, où il se consacrait à la spiritualité.
Je restais quelques jours. J'avais accompli un désir de jeunesse : rencontrer le disciple de Gandhi. Même s'il ne m'a pas fait la même impression que d'autres êtres en Inde, cette rencontre fut importante, car elle venait clore l'histoire de ce qui fut un mythe pendant mes années de jeunesse.

mardi 24 février 2009

L'heure de la prière


J'arrive cet après midi sur un chantier de restauration quasiment fini.
Je salue un ouvrier finissant de passer le chemin de fer sur des piliers d'entrée en pierre. Je vois l'autre un peu plus loin près du garage. Après avoir vérifié l'état du travail sur les piliers je me dirige dans la direction où j'avais vu l'autre ouvrier. Plus personne. Je fais le tour du bâtiment principal, en regardant les travaux demandés, et ne le vois pas. Je retourne vers l'entrée et demande au premier où est passé son collègue. Il me fait un signe évasif vers le garage, sans qu'on puisse le voir dans cette direction.
Je retourne vers le garage et jette un oeil derrière. L'ouvrier était accroupi dans l'herbe, tourné vers La Mecque, faisant sa prière. Trouvant la scène admirable, je fais demi tour aussitôt pour ne pas le géner.
Il était caché et priait.
C'est un homme souriant et affable. Il a passé la cinquantaine, autant dire un vieux sur les chantiers. Les jeunes ne prient plus...

dimanche 22 février 2009

Stephen Jourdain

Ne plus avoir de tête...

Oser sauter...

Etre au delà des contingences...

Comme un certain Monsieur J...
Il faisait de la spiritualité sans le savoir.
Nous ne vous oublierons pas.

samedi 21 février 2009

La fameuse coquille



Ce n'est pas si courant que de voir la coquille de Saint Jacques en motif de décoration sur des vitraux, ici au Mont Saint Michel.
C'est aussi intéressant de voir que les voussures des arcs entre ces grands piliers renfermant les vitraux du réfectoire sont en forme de coquille. Il est vrai que la coquille Saint Jacques est pêchée en Bretagne nord, mais je doute que ce soit la raison...
Remarquez comment les énormes contreforts sont rétrécis ou séparés en deux en partie haute pour garder la régularité de l'espacement intérieur des vitraux.

vendredi 20 février 2009

La ceinture de protection

Lorsque j'ai commencé à faire des stages liés aux énergies des lieux et de l'habitat, j'ai entendu parler et vécu aussi un certain nombre d'expèriences qui peuvent sembler inhabituelles pour la plupart des gens. Je suis persuadé, l'expèrience s'étant accrue avec l'age, qu'il existe des énergies et des pratiques permettant de faire appel à des "forces" dont on n'a pas idée dans notre occident matérialiste et cartésien.

Voici une histoire, parmi d'autres, racontée par le docteur Maka de Libreville au Gabon lors d'un colloque international en 2005 "Pratiques soignantes, Ethique et Sociétés".

"Comme dans la plupart des pays africains, les hommes aguerris portent sur eux une ceinture, en général en cuir, confectionnée par un vrai connaisseur. Cette ceinture empêche tout objet métallique de pénétrer dans le corps, que cet objet métallique soit une lame de rasoir, un couteau, une aiguille ou une balle tirée par un fusil ou un pistolet.
C'est ainsi qu'un homme se présente en consultation à l'hôpital de Sokodé. sa pathologie nécessite une série d'injections intramusculaires. A la première injection, l'aiguille se casse sans pénétrer; au deuxième essai, même échec. C'est alors que le patient s'excuse, enlève une ceinture de cuir qu'il portait à la taille à même la peau. Ce qui permit de faire, au troisième essai, une injection intramusculaire tout à fait normale."

jeudi 19 février 2009

Un jeune fonceur...

Au mois de Juillet dernier, je rentrais du marché dominical avec Marie en voiture (marché bio assez loin). Nous arrivons dans la rue où j'habite et je vois une voiture rouge accélérer dans le sens inverse. Il se trouve que la rue a un rétrécissement à un endroit et c'est plus que juste pour se croiser. Je ralentis en me serrant contre le trottoir et l'engin d'en face passe en touchant ma voiture avec un choc. Je m'arrête pour descendre regarder l'impact et m'adresser au jeune conducteur qui s'est arrêté assez loin. Voyant qu'il ne descend pas, je me mets à courir pour lui dire ce que je pense. C'est alors qu'il redémarre et prend la fuite. Je n'en reviens pas!
Revenant à la voiture je constate qu'il y a laissé son rétroviseur, que le mien a été touché, et qu'il y a un léger enfoncement sur la portière avec une rayure.
J'ai eu le temps de noter le numéro de sa plaque. Je prends son rétro comme pièce à conviction et vais le lendemain à la gendarmerie. Malheureusement j'ai du me tromper dans un chiffre car on ne retrouve pas la voiture correspondant au signalement.
Résultat : si je fais réparer je paye la franchise et je risque un malus pour l'assurance.
A la rentrée des vacances, pris par le travail, je repousse la réparation qui n'est pas conséquente.
Aux vacances de Noêl, une grosse 4 x 4 recule d'un parking sans faire attention et heurte ma voiture au même endroit, mais plus franchement. On fait un constat.
Au final la portière est changée, l'aile reprise, sans que j'ai à débourser quoique ce soit!

J'ai toujours eu des voitures rouges, mais je me suis calmé depuis longtemps. L'autre était rouge aussi, mais un peu nerveux sur la pédale...